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Lundi, au Grand Hôtel de Bamako, un atelier de formation des éditeurs et auteurs organisé par l’Unesco en collaboration avec l’Agence internationale de la francophonie a débuté sous la présidence de Al Hadi Koïta, secrétaire général du ministère de la Culture.

Etaient présents à la cérémonie d’ouverture, Diall Gouro du ministère de l’Éducation nationale, Vincent Seck du bureau multi-pays de Bamako, et Emmanuel Sagara de l’Académie africaine des langues (Acalan).

Participants en provenance du Niger, du Nigeria et du Mali ont pris part aux travaux.

Le Mali est représenté par la maison d’édition EDIS, qui a été retenue dans le cadre du projet de développement de l’édition et des environnements lettrés multilingues en Afrique (DEELMA).

Développer le secteur éditorial multilingue à travers la production de livres de lecture complémentaire et de livres de post-alphabétisation tant en langues africaines qu’en français, ainsi qu’appuyer les structures éditoriales africaines par le renforcement des compétences des ressources humaines, représentent les principaux objectifs visés par le projet DEELMA.

Le projet DEELMA, prévoit également la production de plus d’une dizaine d’ouvrages en quatre langues transfrontalières notamment en Bambara, Fulfuldé, Haoussa et Songhoi-Zarma.

Ainsi, permettre une meilleure appropriation du projet DEELMA par les participants, définir une base de partenariat entre les éditeurs et auteurs et baliser les champs pour les coéditions, sont les principaux objectifs recherchés par cet atelier de Bamako.

Pour Mr Sagara de Acalan, la promotion et la valorisation des langues africaines en général et des langues africaines transfrontalières en particulier, implique leur introduction dans les systèmes éducatifs par l’utilisation d’un multilinguisme fonctionnel, complémentaire dans tous les domaines de la vie publique et par une meilleure attribution qualifiante pour les connaissances en langues africaines.

Durant les travaux, les participants ont planché sur des thèmes comme la coédition, le contrôle de qualité des manuscrits, la distribution du livre dans la sous région, etc.

Constat a été fait par les participants, que le bon fonctionnement des maisons d’édition est très souvent entravé par une insuffisance chronique de moyens matériels et techniques, de ressources financières, un manque de personnel qualifié, la faiblesse de la distribution et la propension des imprimeurs à s’improviser éditeurs en ignorant souvent tout de ce métier …

28 septembre 2006.