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Dans ce cadre, les responsables des Impôts ont décidé d’intégrer de nouveaux équipements de travail pour sécuriser et améliorer les recettes générées par les droits de timbre et réduire les désagréments causés aux usagers par l’utilisation de ce produit.

Afin d’apprendre aux agents à utiliser les machines à confectionner des timbres fiscaux, la direction générale des Impôts initie une série de formations. Le lancement officiel de ce cycle de sessions s’est déroulé hier dans les locaux de la direction générale des Impôts. La cérémonie était présidée par Dionké Diarra, le directeur général des Impôts.
Une centaine d’agents et représentants des commissariats de police de Bamako et de la Sotelma sont concernés par cette formation qui s’étendra sur deux jours.

Avec ces machines à timbre, un produit de la société Mercury Néopost, le risque de falsification des timbres est considérablement réduit et le coût d’impression des timbres diminue. La machine permet également de tenir une comptabilité au jour le jour rompant ainsi avec le système des forfaits. Elle va donc améliorer le niveau des recettes en permettant de sécuriser et renforcer le contrôle interne, a expliqué François Zobo, un des promoteurs de la société Mercury Néopost.

« La technologie est fiable. Elle permet d’imprimer des timbres uniques. Chaque timbre a sa propre caractéristique. En plus de la modernisation du service, nous contribuons à maîtriser la circulation et à sécuriser les timbres fiscaux. Sans compter les économies qu’on peut faire sur le coût de fabrication du produit », a détaillé François Zobo.

Le processus de modernisation entrepris ces dernières années a contribué à une forte augmentation des recettes et la direction générale des Impôts a atteint tous les objectifs qui lui ont été assignés depuis 2003, a relevé le patron des Impôts, Dionké Diarra.

« Cependant si l’on regarde les recettes par nature, les réalisations au titre des droits de timbres paraissent insuffisantes compte tenu du volume important des actes et documents à timbrer », a expliqué Dionké Diarra, en précisant qu’il subsiste d’énormes déperditions des timbres en raison de plusieurs facteurs non maîtrisés comme la prolifération de faux timbres, l’usage multiple d’un même timbre, etc.

« Pour sécuriser et améliorer les recettes relatives aux droits de timbre, nous avons entrepris d’introduire la machine à timbrer suite à des missions d’études effectuées au Cameroun et en France », a poursuivi le directeur général des Impôts, avant de souligner combien l’expérience s’était révélée concluante au Cameroun.

La présente initiative de la direction générale des Impôts s’ajoute à d’autres efforts entrepris pour permettre à cet important service de l’assiette d’atteindre les objectifs fixés par l’UEMOA aux administrations fiscales et douanières des pays membres en vue de parvenir à une pression fiscale de 17%.

Be COULIBALY

27 Novembre 2008