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Longtemps annoncé, le remaniement ministériel est enfin intervenu vers la fin de la semaine dernière. Il semble être une bouffée d’oxygène pour l’école malienne avec l’arrivée du Doyen de la FAST Salikou Sanogo et de la Rectrice de l’Université de Bamako, tous ayant une expérience dans le domaine.

L’école malienne est longtemps plongée dans une longue léthargie, caractérisée par des soubresauts à tous niveaux. L’association des écoles privées et les syndicats d’enseignants ne cessent de manifester leur calvaire à travers des grèves incessantes.


Une crise aux origines profondes

Sans succès significatif, les désormais ex-ministres de l’éducation et des enseignements avaient depuis longtemps montré leurs limites face à la crise scolaire. Le phénomène a des origines profondes et des probèmes sont restés sans solutions. Ce qui était paradoxal pour l’école malienne, nerf du développement et l’espoir de la nation.

Ainsi, les évènements récents ont démontré l’existence d’un blocage dans la gestion des affaires scolaires, malgré la tenue du forum sur l’école. En effet, l’année scolaire 2007-2008, il y a eu une crise inégalée avec des grèves intempestives. C’est grâce à l’implication des écoles privées que les évaluations ont été faites.


L’AEPAM mal récompensée

De nos jours, nombreuses sont ces écoles qui broyaient du noir pour n’avoir pas reçu les frais scolaires et les additifs de l’année écoulée. Tel est le motif de la grève de l’AEPAM qui, depuis la rentrée, est dans un bouillonnement sans issue favorable.

Les sauveurs de l’année scolaire 2007-2008 ont fini par suivre le chemin de la COSES et même pire que cette dernière. Avaient-ils oublié le sort qui les attendait? Ils étaient simplement de bonne foi, mais n’en ont pas été encouragés.

Quant à l’éducation de base, elle est longtemps restée sous pression de la FEN et des autres syndicats d’enseignants qui ne cessent de revendiquer. La dernière grève avec interruption générale sur toute l’étendue du territoire sans issue favorable n’a fait qu’exacerber la situation.

L’arrivée de Salikou Sanogo, président du forum sur l’école et de l’ex-recteur de l’Université suscite de l’espoir pour une meilleure gestion des problèmes de l’école. Espérons qu’ils ne suivront pas les traces de leurs prédécesseurs.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

14 Avril 2009