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Dans une déclaration déposée à notre rédaction datée du 5 Avril 2008 et signée par son président, le Front pour le Développement du Mali (FDM ) se prononce sur les préoccupations de l’heure. Il s’agit de l’école, la santé, la justice, la communication, la cherté de la vie, la résurgence dans le septentrion du Mali. Le parti du Dr Harouna Sissoko considère que le Mali reste un et indivisible comme le stipule la Constitution et qu’aucun développement durable n’est envisageable sans paix ni éducation ou bonne gouvernance. C’est dans cette optique là que le FDM a lancé un appel pour une meilleure organisation des états généraux de l’école, de la santé, de la justice et de la communication afin de proposer des passerelles susceptibles de prendre en compte les préoccupations légitimes du peuple.

Le FDM estime que l’ensemble des débats doit porter, d’un côté, sur le retour de la discipline et de l’autorité dans ces segments clés de notre société et, de l’autre, sur la répartition et l’utilisation rationnelle des ressources financières allouées à ces secteurs (cas de l’école qui absorbe 30% du budget national).

Selon M. Sissoko, il est nécessaire d’améliorer les conditions de travail des enseignants, des agents de la santé, de la communication et de la justice à travers une valorisation des ressources humaines, la formation, une bonne distribution de la justice entre les citoyens. Il préconise également un traitement financier décent pour le bien-être des salariés et ainsi lutter contre la corruption.

Pour la flambée des prix, le FDM estime que concernant les produits de base trois mesures s’imposent: réduire le train de vie de l’Etat, renforcer les services de contrôle à tous niveaux et lutter vigoureusement contre la corruption et la délinquance financière, un phénomène endémique et amplificateur de la pauvreté et du chômage.

Le dernier sujet abordé est relatif à la paix et à la sécurité dans le pays. Car, compte tenu du  » caractère récurrent et du constat d’échec des stratégies mises en œuvre pour endiguer cette rébellion qui n’a que trop duré « , le FDM demande au gouvernement et au premier chef, le Président de la République, garant de la Constitution,  » d’user de tous les moyens possibles pour trouver une solution durable à ce douloureux problème qui hypothèque l’existence et le développement de notre pays. Par rapport à l’instauration de l’autorité de l’Etat dans la région septentrionale de notre pays « , «devenue par la voie des armes la chasse gardée de la bande à Ibrahim Bahanga et de ces acolytes», le FDM souscrit à l’idée de responsabiliser l’armée et les forces de sécurité dans leur rôle régalien et républicain de défense de l’intégrité territoriale, d’impliquer les acteurs politiques et la société civile en vue d’une gestion transparente et responsable de la rébellion.


Moulaye HAIDARA

09 avril 2008.