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FANA

Le maire Abdel Kader Traoré déclare la guerre à l’insécurité

Pour faire face à l’insécurité grandissante le maire de la commune de Guégnéka, Abdel Kader Traoré est monté au créneau, jeudi dernier, pour demander l’implication des populations auprès des forces de sécurité afin de lutter efficacement contre les bandits. La semaine écoulée a été marquée par le vol de trois têtes de bœuf appartenant à Tièfolo Bagayoko un cultivateur domicilié à Warsala, village de la commune de Guégnéka (Fana).

Cette réunion a été marquée par trois interventions. Le Sous Préfet a déclaré que face à la multiplication des cas de vol, il est grand temps que chacun apporte sa contribution à la lutte contre le phénomène du banditisme à Fana. Il ajoutera qu’une ville aussi importante comme Fana doit avoir une bonne image de marque à l’extérieur.

Selon lui, il est temps que les populations aient une sécurité garantie. Et la réussite de ce challenge dépend du degré d’implication de tout un chacun. Quant au maire Abdel Kader Traoré, il a dit que pour mener à bien le combat contre le grand banditisme à Fana, la mairie a prévu une enveloppe, même minime, pour assurer le carburant en vue de faciliter le déplacement des forces de sécurité.

Le Maire de la commune rurale de Guégnéka a déclaré que la réussite du combat contre le banditisme à Fana dépendra forcément du degré d’implication des populations aux cotés des forces de sécurité et de la mairie. Pour lui, le premier souci d’un maire, est de garantir une vie paisible et un repos calme aux populations de sa commune.

Abdel Kader Traoré a fait savoir que le premier pas dans le développement de toute commune passe nécessairement par la défense de la sécurité des personnes et de leurs biens. Il a déploré le dernier cas de vol de bœufs de labour dans le village de Warsala, où la victime Tiéfolo Bagayoko a même été menacé de mort par les voleurs.

Le maire a dit que seule la contribution efficace des populations peut amener à mettre fin à ce scénario, tout en ajoutant que la présence de toute personne suspecte dans la commune doit être signalée aux autorités municipales et aux forces de sécurité, pour permettre de clarifier la position de la dite personne.

Pour l’adjudant-chef, Oumar Dicko, commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de Fana, la tâche des gendarmes est facile quand la population contribue. Souvent certains bandits sont hébergés par ignorance par les populations, a dit le Commandant de Brigade.

Il affirmera que le vrai combat est celui qui est mené par toutes les couches de la société. Il y a deux semaines un gérant de bar restaurant Emmanuel a été trouvé mort à l’ouest de la ville de Fana.

Personne n’a eu à nous donner la moindre information sur les circonstances de la mort de ce Togolais d’origine âgé d’une soixantaine d’années. Tout ce qu’on peut dire c’est qu’il a été trouvé mort sans aucune trace sur son corps, à quinze mètres de sa moto, avec ses chaussures à deux mètres et son T-shirt déposé sur la moto.

Par Zhao A. Bamba*
Envoyé spécial

Kadiolo

Environ 142 balles de coton consumées par le feu

Un incendie dont l’origine n’a pu être établie, pour l’instant, s’est déclarée à bord d’un camion remorque transportant environ 32 tonnes de coton en balle en partance pour Abidjan et le feu a consumé tout le chargement du véhicule pendant que le chauffeur et l’apprenti n’ont eu leur salut qu’en sautant de l’engin pour se sauver.

Un incendie du même genre s’était produit le mois de juin dernier lorsqu’un camion stationné au parking de la douane de Zégoua avait pris feu suite à un jet de mégot de cigarette par un passant et qui a vu les 135 balles de coton partir en fumée tandis que le véhicule a été réduit en épave faute de moyens efficaces pour éteindre l’incendie.

Selon les premiers éléments de l’enquête ouverte sur le récent cas d’incendie qui est survenu à 4 km de la ville frontalière de Zégoua, il pourrait également s’agir d’un cas d’étincelle venu d’un mégot de cigarette ou d’un foyer de feu attisé par le vent aux alentours de la route.

LE MINISTRE SEMEGA A KADIOLO

« Si on ne donne pas accès à l’eau potable pour tous, il est illusoire de parler de santé ou d’écoles »

Pour avoir accusé du retard dans le paiement de leur contribution à la construction des adductions d’eau, les populations du cercle de Kadiolo sont privées de cette denrée essentielle. Une chose qui contredit la politique du gouvernement en matière d’approvisionnement en eau. Reconnaissant ce fait le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau Ahmed Diane Séméga a simplement dit : « si on ne développe pas l’accès à l’eau potable, il est illusoire de créer d’autres structures »

« Dans le cercle de Kadiolo, le programme prévisionnel est de 72 forages productifs. A ce jours, 63 forages sont effectivement engagés parmi lesquels seules les contributions la réalisation de 14 sont entièrement versées, celles de 15 le sont partiellement et 34 autres n’ont fait l’objet d’aucun paiement. On ne peut pas faire travailler un prestataire de service avant qu’il ne soit sûr qu’il sera payé. Il s’agit d’honorer vos engagements. Ceux qui n’ont pas payé ne doivent pas s’attendre à une intervention chez eux« . C’est par ce cinglant rapport que le Directeur National de l’hydraulique, Malick Alhousséni, a ouvert la rencontre qui a réuni la délégation ministérielle et les autorités du cercle de Kadiolo.

Et les réactions ne se sont pas fait attendre.
D’abord, le maire de Kadiolo, Téna Coulibaly : « Nous sommes toujours prêts à honorer nos engagements et à payer la somme qui nous est réclamée. Nous avons cependant eu une mauvaise pluviométrie cette année. Le coton, qui est notre culture de rente, n’a pas encore été enlevé. Nous n’avons pas d’argent ». Les maires de Pourou, Oumar Ouattara, de Misséni, de Zégoua et de Nembougou abonderont dans le même sens que leur collègue.

Certaines questions relatives au prolongement du PNIR et, éventuellement, à l’échelonnement de la contribution seront posées dans la salle.
Le coordinateur du PNIR, Yaya Diarra a déclaré que sa structure devait prendre fin le 31 décembre 2005. Il était alors prévu 800 forages pour sa durée. A la date d’aujourd’hui, on ne compte que 400. Des routes ne sont pas encore construites.

Toutes choses qui ont poussé le Mali à « demander une prolongation de 18 mois ». En d’autres termes, le programme prendrait fin à la date du 31 décembre 2006 si la Banque Mondiale accepte. « Cela n’a pour autant aucune incidence sur le paiement que vous devez faire » a tenu à préciser Yaya Diarra.

Karaba Traoré, directeur de la composante approvisionnement en eau potable, ne desserra pas l’étau : « Même si prolongation il y a, il n’y aura pas échelonnement dans le paiement de votre contribution. Nous voulons être sûrs que tout le monde a payé pour commencer les travaux ». C’est la proposition du député de Kadiolo, Tiémoko Dembélé, qui mettra fin à ce bras de fer : « Je crois qu’il faut qu’on demande à l’ANICT d’aider les communes dans leurs tâches. Je crois qu’à ce prix nous pourrons régler le problème ».

Le ministre Séméga, pour sa part, a tout d’abord reconnu que « le talon d’Achille de ce projet est qu’il est trop ambitieux ». « Il faut rectifier le tir car il est déjà parti. Comment une commune qui n’a pas assez de moyens peut-elle financer un projet à hauteur de 10%. Les paysans non plus, car ce qui les caractérise c’est la précarité. Ils ont un seul moyen de revenu.

S’il ne donne pas c’est dur pour eux. Il faut que nous trouvions les moyens pour donner à nos populations de l’eau. Le service de l’eau, bien qu’il soit un droit, est payant. Vous, élus communaux devrez voir dans quelle mesure vous pouvez mobiliser les populations. Mon département sera toujours là pour vous épauler. Nous travaillerons ensemble car si on ne développe pas l’accès à l’eau potable, il est illusoire de créer les structures de santé ou les écoles ». No comment !

Paul Mben*
envoyé spécial à Kadiolo

24 Mars 2005