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FSEG : Les étudiants n’auront un directeur de mémoire qu’à la soutenance

La faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) commence à trouver des solutions au problème d’amphithéâtre dû à l‘effectif pléthorique des étudiants. En plus des Amphithéâtres de la faculté elle-même et beaucoup d’autres, le pavillon des sports du Stade Modibo Kéïta vient d’être mis à la disposition de certains groupes. L’on se souvient que c’est à cause d’insuffisance d’amphis que des cours n’étaient pas dispensés dans la plupart des classes dans toutes les matières.

La priorité était donnée seulement aux matières principales.
Si l’on commence à trouver une solution au problème de classe, force est de dire que les étudiants restent sur leur faim depuis le démarrage des cours, sur la régularité des professeurs à l’école. «Les profs s’absentent trop cette année. L’on ne sait pas pourquoi mais cela risque de nous poser des ennuis au moment des examens» déclarent avec inquiétude les économistes.

En plus de l’absentéisme des professeurs qui inquiète plus d’un, un autre souci prévaut à ladite faculté. Ce souci se situe au niveau des étudiants terminalistes.

Ceux-ci s’inquiètent du fait qu’on leur a dit de faire le mémoire sans directeur. Selon eux, ils n’auront de directeur qu’à la fin de leur travail qui les aidera le jour de la soutenance.
Les années précédentes, on demandait aux étudiants après leur admission en quatrième année, de faire des propositions de thème. C’est après que viendront la validation et le choix d’un directeur de mémoire.

Mais cette année, c’est le contraire qui se passe. Selon les étudiants, après déposition de leurs thèmes, il n y a eu aucune validation de la part de l’administration à plus forte raison de choisir un directeur. Les risques sont énormes quand même.

Premièrement, l’administration ne sait pas exactement quel thème l’étudiant a choisi sur le principe des deux choix qui lui sont accordés, alors que c’est elle qui doit faire le choix.

Deuxième conséquence, deux groupes peuvent traiter le même thème. Troisièmement, un thème qui a été soutenu les quatre dernières années, risque de revenir encore, or, il est interdit qu’un même thème soit soutenu deux fois en l‘espace de quatre ans.

FSJP : Les professeurs s’absentent trop

Comme à la FSEG, à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP), l’absentéisme des professeurs est fortement décrié également par les étudiants. Lors de notre passage dans ladite fac, les étudiants attendaient les profs.

«On devait entrer à 7 heures pour sortir à 9 heures. Mais nous avons passé tout ce temps dehors, le prof n’est pas venu. Un autre professeur devait monter de 9 heures à 11 heures. Jusqu’à présent, ce dernier aussi n’est pas venu. Et on a aucune nouvelle d’eux», a fait savoir avec tristesse M. Koné, étudiant de la quatrième année droit des affaires.

En plus de l’absentéisme des professeurs, les étudiants sont également confrontés à un autre problème: l’inscription. Selon eux, la FSJP est la faculté la plus pléthorique, mais il n’existe qu’un seul guichet pour s’inscrire.

Ce qui fait que la fiche d’inscription est difficilement retirée.
Cela, à cause du retard qu’accusent les agents de l’administration chargés de délivrer les fiches aux étudiants. Et la date limite des inscriptions est prévue pour le 15 mai. «Avec un seul guichet comment est-ce que tous ces gens peuvent s’inscrire d’ici le 15 mai ?», s’interrogent les étudiants visiblement choqués du système mis en place par l’administration.

FLASH : Les examens partiels en vue

A la Facultés des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH), c’est l’heure des révisions pour les examens partiels. A la FLASH, les partiels sont faits dans les matières pour lesquelles ils étudiants ne feront pas d’évaluation en examen de fin d’année. Ils commenceront le lundi 18 mai prochain et prendront toute la semaine.

Les inscriptions, conformément à la circulaire du Doyen, prendront fin ce 15 mai. «Passé ce délai du 15 mai tout individu non inscrit perd la qualité d’étudiant et ne pourra bénéficier d’aucune prestation à la faculté (trousseau bourses, examens, certificats de fréquentation, carte d’étudiant)», précise le communiqué.

Mais, il se trouve que la guichetière, malgré ses altercations avec les étudiants pour cause de retard serait toujours en train d’accuser du retard pour vendre les quittances aux étudiants.


FAST :
La 12e édition de la journée de l’étudiant commence ce matin
C’est la douzième édition de la journée de l’étudiant de la Faculté des Sciences et Techniques qui commence ce jeudi 14 et cela jusqu’au samedi 16 mai 2009.
L’objectif de cette journée est de promouvoir le travail et le savoir faire des étudiants de la FAST.

Pour la circonstance plusieurs activités sont programmées par le comité AEEM de la FAST : pédagogiques, culturelles et sportives.
Comme activités pédagogiques, il y aura des visites de laboratoires, des Stands d’exposition, des conférences débats, des jeux questions pour un champion, une formation en informatique.

Comme activités sportives, on aura quatre finales de football : coupes du doyen de la FAST, inter état major de la FAST, de feu Falingué Dionfaga et inter bloc des filles. On assistera aussi à des démonstrations en arts martiaux.

Comme activités culturelles, il y aura une compétition culturelle entre les communautés malienne et de la sous région qui sont à l’Université de Bamako, des soirées modernes au CICB. Tout le monde est d’ailleurs invité pour aller découvrir la FAST pendant ces trois jours.

S’agissant des cours, le secrétaire général adjoint du Comité AEEM de la FAST, Kanté Oumar, a souligné que malgré le problème d’heures supplémentaires qui oppose les professeurs et les autorités universitaires, ils doivent continuer à prendre leurs cours. «Seulement que dans certaines classes, il n’y a que trois profs qui se présentent par semaine» a-t-il conclu.

IUG : Des notes de test

A l’Institut Universitaire des Gestions (IUG), après la semaine de l’étudiant qui s’est passée la semaine dernière (7 au 9 mai), ce sont les feuilles des grands devoirs qui se sont déroulés en fin avril qui sont en train d’être montrées aux étudiants. Le constat est que si certains se tirent d’affaire avec des bonnes notes, d’autres par contre, ne s’en sortent pas du tout. «C’est des notes qui nous permettent de connaître notre niveau exact avant les examens», a indiqué Mamadou Kéita, étudiant en deuxième année.


ENI

Comme à la FAST, l’Ecole Nationale d’Ingénieur (ENI) dispense régulièrement les cours aux étudiants, malgré le problème des heures supplémentaires qui divise un peu les profs et le gouvernement. Là, le constat est le même qu’à la FAST. Le professeur ne se limite qu’au nombre d’heures qui lui est confié. Ce qui fait que certaines classes n’ont pas tous leurs profs.

Par Hadama B. Fofana

14 Mai 2009