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La grève illimitée du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) continue toujours, bien que les négociations se poursuivent entre les autorités et les responsables syndicaux du Snesup pour trouver une solution à la grise. Comme depuis le jour du déclenchement de ladite grève illimitée (19 mars 2010), les administrations des différentes facultés et grandes écoles continuent de fonctionner.

La preuve en est qu’à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (Fmpos), le concours des internes s’est déroulé le mois dernier à l’intention des étudiants qui n’ont pas soutenu ou bien qui ont dépassé la cinquième année. D’après nos informations le concours s’est déroulé en l’absence des enseignants grévistes de cette faculté. Soulignons qu’il devait se dérouler au mois de décembre dernier.

A l’Ecole nationale d’ingénieurs (Eni), le moins que l’on puisse dire, c’est que les bourses des étudiants sont régulièrement payées à la fin de chaque mois depuis le déclenchement de la grève illimitée. « Nous recevons nos bourses régulièrement bien qu’il y a la grève des enseignants. C’est la bourse du mois de mai qui n’est pas tombée d’abord. Nous sommes là pour nous informer par rapport à cela. On nous dit que ça ne va pus tarder à être disponible », a déclaré Amadou Camara, étudiant en première année.

Ici, si le problème de bourse ne pose pas de problème, les étudiants terminalistes se soucient tout de même de la façon dont ils termineront l’année universitaire. Car leurs recherches pour les mémoires de fin d’études sont arrêtées à cause de la grève des professeurs. Quand les autorités et les syndicats d’enseignant du supérieur s’entendront-ils pour que l’année soit sauvée ? s’est interrogé avec inquiétude Mohamed Doumbia, étudiant en deuxième année Génie civil.

Au Centre de l’enseignement supérieur de Bamako (Cesb), c’est le payement des trousseaux des étudiants de la première année qui est en train d’être fait par l’économe du centre. Ce qui justifiait hier à notre passage la présence de beaucoup d’étudiants dans ce centre à l’immeuble Sylla à Sogoniko. Selon nos informations, celles des étudiants de la deuxième année sont attendues.

Dans les autres facultés et grandes écoles, à savoir l’Ecole normale supérieure (Ensup), les Facultés des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash), des sciences juridiques et politiques (Fsjp), des sciences économiques et de gestion (Fseg), des sciences et techniques (Fast) et de l’Institut universitaire de gestion (Iug), l’on voit des professeurs et étudiants en compte goutte de part et d’autre dans les cours. C’est dire que tout tourne au ralenti dans ces différentes structures. Il faut souligner que les étudiants de la plupart de ces facultés ont eu leurs trousseaux.

De façon générale, les yeux des étudiants sont tournés vers les négociations qui sont actuellement en cours entre les autorités et les syndicats pour connaître leur sort. En tout cas, le temps presse car l’année universitaire tire vers sa fin. C’est dire que les protagonistes doivent impérativement s’entendre lors de ces négociations pour ne pas remettre tout en cause encore.


Hadama B. Fofana

03 Juin 2010