Partager

Après l’échec de ses pourparlers avec l’État, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Snesup) entame aujourd’hui une grève de 48 h.

Les négociations entre le gouvernement et le Syndicat national des enseignants du supérieur (Snesup), du lundi 27 mai 2013 au samedi 8 juin 2013, n’ont pas abouti à la satisfaction des doléances des syndicalistes. La commission de médiation, constituée de représentants du Haut conseil islamique du Mali, de l’Amupi, des chefs de quartiers de Bamako, de l’Amsuneem et du Recotrade, a constaté l’échec des discussions entre les deux partenaires.

En conséquence, le Snesup renoue avec sa tradition de grèves perlées. Après les 48 h des 10 et 11 juin, il est prévu une autre grève de 72 h du 17 au 19 juin ainsi de suite jusqu’à la satisfaction de toutes ses doléances.

Celles-ci concernent l’application immédiate et intégrale de la nouvelle grille de salaire des enseignants du supérieur et des chercheurs consignée dans la lettre n°46/MTFP-SG du 12 mars 2012 du ministre du Travail et de la Fonction publique au Premier ministre avec rappel pour compter du 1er mars 2013, la transposition immédiate de tous les assistants docteurs dans le corps des maîtres assistants

S’y ajoutent le remboursement immédiat de 11 mois d’arriérés d’Assurance maladie obligatoire (Amo) et la prise en charge des omissions et la 4e liste de non-adhésion à l’Amo, l’intégration immédiate à la fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que le payement immédiat du reliquat des heures supplémentaires de 2011-2012.

Le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé, accuse le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les institutions d’être à l’origine du blocage constaté dans les négociations. A l’en croire, il est dorénavant « persona non grata » dans les futures négociations entre l’État et son syndicat.

Aminata Traoré

Les Échos du 10 Juin 2013