Partager


A l’issue des élections législatives des 1er et 26 Juillet 2007, plus d’une dizaine de femmes -soit 10% des députés du pays- sont parvenues à occuper des sièges à l’Assemblée nationale. Mais la gent féminine estime ce nombre insuffisant, compte tenu du taux qu’elles représentent par rapport à l’ensemble de la population : 52%.

Aussi, pour leur participation plus numérique aux échéances communales de 2009, les femmes en général, et celles élues en particulier -députées, maires, conseillères communales…- tiennent à renforcer leur implicatio électorale. C’est dire que cette fois-ci, elles sont plus que jamais décidées à renverser aussi la tendance de leur faible représentativité au niveau des municipalités.

En effet, sur les 703 Communes du pays, les Maliennes ne sont représentées que par 7 femmes maires. Et seuls 6,53% de la totalité des conseillers communaux sont des femmes.


Pourquoi veulent-elles ces postes?

Cette détermination des femmes n’est pas étrangère à leur désir de combler le vide de leur presque non représentativité au niveau des postes électifs, et mieux, de prendre prendre désormais à bras-le-corps tous les problèmes qui entravent leur plein épanouissement.

Des femmes élues ont fait le constat que ce sont les femmes qui payent le plus lourd tribut de la plus grande part des contraintes que connaissent les communes. Ce qui justifie tout le sens de leur résolution à se présenter en masse, lors des futures élections municipales.

Déjà, avec le concours de certaines structures et organisations, des battantes seraient en train de chercher les voix et moyens de leur financement pour lesdites élections de 2009. “Tout ce que les hommes peuvent faire en tant que maires nous les femmes on pourra le faire. Il est temps qu’on nous fasse confiance, car on sait que déjà, sept de nos soeurs sont à l’oeuvre, au four et au moulin, si l’on peut dire”, confie une conseillère municipale.

Pourtant, pour prétendre à la tête d’une commune ou de toute autre collectivité, il faut des qualités et des dispositions certaines : entre autres, il faut être convaincante, dévouée, disponible, ouverte au dialogue, et cultiver la confiance.

Certes, bien des femmes possèdent toutes ces qualités. Mais le hic, c’est de les mettre en pratique. Dans tous les cas, qu’elles soient indépendantes ou sur listes de partis, les futures candidates devront surtout compter sur le soutien constant des populations et notamment des électeurs.

Et pour cause : c’est par là que beaucoup d’élus -parlementaires ou communaux, entrants ou sortants- ont péché,… avec les conséquences que l’on sait.

Mariétou KONATE

22 novembre 2007.