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Ebola désormais « urgence de santé publique de portée internationale ». L’épidémie en République démocratique du Congo préoccupe au plus haut point l’Organisation mondiale de la santé. Alors que le bilan avoisine les 1700 morts, quel impact cette décision de l’OMS a-t-elle sur le terrain ? Entretien avec Claude Mahoudeau, coordinateur de l’ONG ALIMA, joint à Béni, principal foyer de la maladie. TV5MONDE : L’OMS déclare qu’Ebola en République démocratique du Congo est désormais une « urgence sanitaire mondiale ». Concrètement, sur le terrain, qu’est-ce que cela peut changer ? Claude Mahoudeau : Je ne pense pas que cela implique des changements dans notre travail au quotidien. Il y a eu la semaine dernière un grand atelier qui a remis à plat la stratégie contre l’épidémie, mais est-ce que cette décision de l’OMS va changer la donne ? Je n’en ai aucune idée aujourd’hui. Concrètement, nous qui sommes auprès des malades, notre activité continue dans les centres de traitement et en périphérie et on avance comme ça ! Même si aujourd’hui on commence à être fatigués, c’est une épidémie épuisante.TV5MONDE