Partager

Patronat et syndicats des mines d’or sud-africaines semblaient s’avancer vers un compromis sur la question des salaires, après la signature mercredi d’accords partiels dans deux compagnies, moins de 24 heures après le début d’une grève qui paralyse ce secteur clé de l’économie nationale. Ces deux compagnies minières sont les plus petites des sept producteurs d’or affiliés à la Chambre des mines.La grève, lancée mardi soir, se poursuivait sur les autres sites, mais les propos des partenaires sociaux laissaient penser qu’une issue était en vue. De son côté, le syndicat des mines NUM, majoritaire dans les mines d’or, a fait savoir qu’il était « ouvert aux négociations ».L’enjeu principal de ce conflit pour le NUM est de restaurer sa crédibilité et de couper l’herbe sous le pied à l’AMCU, le syndicat radical qui a organisé ou soutenu les grèves sauvages de fin 2012. Dans le secteur du platine, l’AMCU est déjà majoritaire sur certains sites, et son influence ne cesse de croître. Depuis la découverte des premières mines d’or à Johannesburg en 1886, l’Afrique du Sud a été le premier producteur mondial de métal jaune jusqu’en 2007, payant des salaires de misère, mais elle n’est cependant plus qu’à la cinquième place aujourd’hui. Son sous-sol contient 13% des réserves mondiales, dont les filons sont désormais moins accessibles. Dans les autres secteurs industriels touchés par des grèves en cette période de revendications annuelle, les négociations progressent doucement. AFP.