Partager

« A partir du 7 mars 2012, la Somagep prend le relais d’EDM dans la distribution de l’eau ». Cette annonce est encore visible sur des panneaux géants par endroits à Bamako. Les consommateurs étaient aux anges et pensaient que leur calvaire prenait fin.

Erreur ! L’EDM paraît même un enfant de chœur à côté de la nouvelle société de distribution de l’eau potable. Avec elle, payer sa facture devient une tâche des plus ardues. Il faut une journée entière pour cela. Plus grave, certains quartiers n’ont plus accès à l’eau potable depuis un mois.

Dans la foulée de la séparation, la direction générale de la Société malienne de gestion de l’eau potable a privilégié les dépenses inopportunes au lieu des investissements. A la place des groupes électrogènes pour alimenter les stations compactes pour pallier le déficit d’EDM prévisible, elle a opté pour la location de villas tous azimuts pour servir d’agences.

Il se dit que certaines agences sont des maisons qui appartiendraient à de cadres de la nouvelle entreprise. Vrai ou faux ? Un audit s’impose là aussi pour voir clair. Les nouvelles autorités ont le devoir de mettre le nez dans ce dossier eu égard à la sensibilité du secteur de l’approvisionnement en eau potable.

La distribution d’eau potable par les citernes dans les quartiers mis en quarantaine est un autre faux-fuyant. La Somagep n’est pas sans savoir qu’un forage qui coûte 3 millions de F CFA à l’image de celui qui vient d’être inauguré à Sangarébougou peut lui permettre de fournir de l’eau potable aux consommateurs.

De tout cela et d’autres pratiques anormales en cours dans ce service dont la direction générale est de plus en plus décriée, nous en reparlerons de long en large prochainement.

A. M. T.

11 Avril 2012