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Il est impérieux de protéger EDM-SA contre les clients indélicats. Ils compromettent dangereusement le développement de l’entreprise. Nous donnons, ici, l’assurance à EDM- SA que les forces de sécurité vont œuvrer désormais aux cotés des agents l’entreprise pour lutter contre les fraudeurs de l’eau et de l’électricité sur toute l’étendue du territoire national» a déclaré Anatole Sangaré, Secrétaire général du ministère de la Sécurité intérieure et de la protection civile.

De son côté, André Traoré, secrétaire général du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, affirmera que «compte tenu de l’importance de EDM-SA dans le système économique du Mali, il est inadmissible de laisser fraudeurs saboter le développement économique du Mali».

Sékou Alpha Djittèye, DG de l’EDM-SA se contente d’ajouter: «Cette situation menace dangereusement l’entreprise par ricochet le développement du Mali. En 2005, nous avons perdu environ 7 milliards de F CFA. Si l’on pouvait récupérer les montants que nous perdons chaque année, cela nous aurait permis de fournir un nombre important de Maliens en eau et en électricité. Nous sommes déterminés à rompre avec l’impunité dans la gestion des comportements indélicat de nos clients».

C’est en ces termes que la journée d’échanges organisée par EDM-SA en collaboration avec le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile à l’intention des forces de sécurité, le mardi 7 novembre, à l’hôtel Nord-Sud a commencé. Elle avait pour objet de créer un cadre de dialogue entre les responsables de l’EDM-SA et les différents services des forces de sécurité afin d’échanger sur les voies et moyens d’arriver à bout du phénomène.

L’ouverture officielle de la cérémonie a été suivie par la projection des images des compteurs «fraudés» et des débats sur la problématique de la lutte contre les pertes non techniques liées à la fraude.

A EDM-SA, le taux de perte non technique enregistrée en décembre 2005 est à 10, 30 % en électricité et 9, 40 % en eau. Dans le domaine de l’électricité, il convient de souligner que 8, 3 % de ces pertes sont imputables à la fraude et 2 % aux dysfonctionnements. S’agissant des pertes en eau, estimée à 7,40 %, elles sont attribuées à la fraude et 2 % aux dysfonctionnements.

A rappeler que les pertes liées aux fraudes engendrent un manque de produit d’exploitation de plus de 6 milliards de FCFA en électricité et plus de 1, 324 milliards en eau. Des montants supérieurs à la perte d’exploitation prévue en 2006. Ces pertes réduisent fortement les revenus de l’entreprise et de l’Etat tout en augmentant, par ailleurs, les charges d’exploitation, par conséquent, les tarifs.

La fraude associée à des risques d’électrocution, d’incendie et de pannes, constitue non seulement une menace pour l’équilibre financier de EDM-SA mais aussi un danger potentiel pour la sécurité des personnes et des biens.

Abdoul Karim Koné

08 novembre 2006.