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Quand les populations sont menacées par la diminution des ressources en eau et la prolifération des maladies hydriques.

Afin d’informer, de sensibiliser et d’échanger avec les hommes et femmes de médias sur la relation entre les changements climatiques et les ressources en eau, de façon générale, en prenant l’exemple de la GIRE (Gestion intégrée des ressources en eau) au Niger, de manière spécifique, le partenariat mondiale de l’eau (GWP) en collaboration avec l’Union européenne, a organisé un atelier à l’intention des hommes de médias de 11 pays membres de la CEDEAO.

Il ressort des assises qu’avec le changement climatique, les populations africaines, singulièrement celles situées dans le Bassin du Niger, sont menacées par la diminution des ressources en eau et la prolifération des maladies hydriques.

Aujourd’hui, le changement climatique constitue une grande préoccupation pour les pays africains. Particulièrement ceux du Sahel où l’économie est axée sur l’agriculture pluviale.

Dans ces pays, les effets négatifs du phénomène sont considérables. Il faut noter, entre autres la sécurité alimentaire et le manque de ressources en eau.

Pour bien cerner la relation entre les changements climatiques et les ressources en eau, de façon générale, en prenant l’exemple de la gire au Niger de manière spécifique, le partenariat mondiale de l’eau (GWP) en collaboration avec l’Union européenne a organisé un atelier à l’intention des hommes de médias de 11 pays membres de la CEDEAO.

Cette assise, qui se déroule à Niamey au Niger depuis lundi 28 juillet, a amené les participants à comprendre davantage le phénomène de changement climatique, à travers les causes, les effets, les manifestations et les impacts.

C’est l’ex-doyen doyen de la Faculté de l’Agronomie de l’Université de Niamey, Amoukou Adamou Ibrahim, qui a présenté la communication sur les changements climatiques.

Selon lui, ce concept se définit comme des modifications dans le climat dans différentes parties de la planète. Il se manifeste selon l’orateur par la hausse des températures du soleil, les vents violents et les inondations.

Le conférencier a mis en cause les effets de serre qui augmentent à cause des activités humaines (la combustion du pétrole et la déforestation).

Par rapport à la relation entre les changements climatiques et la Gestion intégré des ressources en eau, le conférencier de soutenir qu’avec le changement climatique, l’eau douce deviendra de plus en plus rare.

Par conséquent, les eaux impropres à la consommation vont infiltrer l’eau douce. Ce qui entraînera la prolifération des maladies d’origine hydrique, notamment la fièvre jaune, le choléra, l’hépatite B, entre autres.

Au même moment, ce sont les ressources en eau qui diminueront considérablement.

A rappeler que la cérémonie d’ouverture a été riche en interventions. Le ministre nigérien de l’intégration, Seydou Oumarou, pour la circonstance, a soutenu que le changement climatique va provoquer des problèmes de disponibilité des ressources en eau douce et une hausse du niveau des mers, d’où des inondations de terres fermes dues notamment à la fonte des glaciers consécutive au réchauffement de la terre.

«Le changement climatique est inévitable. Nos pays qui n’ont pas les moyens n’ont que très peu d’influence sur le processus, connaîtront de véritables menaces sur le développement économique et social» a-t-il laissé entendre.

Même son de cloche chez le président du partenariat national de l’eau du Niger, Dr Yahaya Tounkara.

Il a ajouté son organisme s’intéressera davantage à promouvoir la gestion intégrée des ressources en eau, approche considérée comme la plus appropriée pour la préservation des ressources en eau et des écosystèmes qui leur sont attachés et la résolution des conflits ouverts ou latent dans l’utilisation de ces ressources en eau dans le monde.

Abdoul Karim KONE

31 Juillet 2008