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Dans son discours, Abdrahamane Fofana, président de la coordination des acteurs privés de l’eau et de l’assainissement (CAPEA), a tout d’abord tenu à remercier tous ceux et toutes celles qui ont effectué le déplacement pour assister à la signature de la présente convention. En effet, déclarera le président de la CAPEA, il y a juste un an, la première analyse institutionnelle et organisationnelle de la CAPEA organisée par la SNV et Helvetas Mali a donné naissance à un plan d’action dont la mise en oeuvre a fait l’objet d’une évaluation en février 2006; mais, indiquera-t-il, parmi les résultats de cette évaluation, on déplorait l’insuffisance de collaboration entre sa structure et certains partenaires et structures de l’Etat d’ou aussi, selon lui, la nécessité de formaliser ses relations par la signature de cette convention.

Celle-ci, à ses dires, s’inscrit dans les objectifs prioritaires du nouveau plan d’action et d’accompagnement dont la CAPEA vient de se doter.
A en croire le président de la coordination des acteurs privés de l’eau et de l’assainissement (CAPEA), M. Abdrahamane Fofana, par la signature de la présente convention la structure qu’il dirige et la direction nationale du contrôle de la pollution et des nuissances posent les jalons d’un partenariat fécond en vue de contribuer ensemble à la promotion de l’assainissement en République du Mali et cela à travers des actions ciblées et un accompagnement technique basé sur l’organisation et l’information des acteurs privés pour une meilleure exécution des activités d’assainissement ;

l’information et la sensibilisation de la population pour un changement de comportement face à l’hygiène et à l’assainissement dans notre pays ;

le renforcement des capacités à travers des sessions d’apprentissage collectif et le partage de l’information ;
l’appui à la mise en oeuvre du plan d’action et d’accompagnement mais aussi et surtout le suivi évaluation de cette convention dont la signature vient d’être effectuée.

M. Fofana a justifié l’importante de cette convention par le fait qu’elle vise à promouvoir le secteur et à contribuer à sa professionnalisation ; à assurer l’intermédiation par l’information et la communication entre les acteurs. Rappelant la vocation de la CAPEA, le président informera qu’elle se veut pour l’Etat et les partenaires au développement une structure de proposition dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Aux dires du président de la CAPEA, la structure veut servir d’espace de dialogue permanent à tous les acteurs du secteur pour débattre des différents problèmes pour espérer trouver des solutions appropriées.

Quant au directeur national de la DNCPN il s’est beaucoup réjoui de la signature de cette convention qui intervient entre son service et cette coordination intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. La cérémonie, dira t-il, est la suite logique d’un engagement pris par ces deux structures pour un partenariat fécond, actif, dynamique dans l’intérêt du Mali en général et dans l’intérêt réciproque des deux structures. “L’expoit de la CAPEA est sur le plan humain tout a fait remarquable”, a fait comprendre le Directeur national de la DNCPN M. Cheickna Sidibé. Notons que par cette convention, la DNCPN s’engage à accompagner la CAPEA dans plusieurs domaines : appui techniques, matériel etc.

La convention est signée pour deux années et les parties sont disponibles à son renouvellement à l’expiration du délai arrêté. Avec cette convention donc on peut affirmer qu’il s’agit d’un début de mariage entre le secteur privé et le secteur public dans le but de relever les nombreux défis de l’assainissement au Mali.

Laya DIARRA

21 juillet 2006