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De retour au bercail pour participer au développement de son pays, le promoteur de la Société Global Communication Network-SA est aujourd’hui victime des agissements d’un magistrat et d’un célèbre avocat de la place.

N’a-t-on pas coutume de dire que la lutte contre la culture de l’impunité est indispensable si l’on souhaite donner toutes ses chances au développement et au respect des droits de la personne en Afrique. Pour qu’une société puisse fonctionner efficacement, il est impérieux que la loi soit respectée. Il faut à la fois que tous soient égaux devant la loi et que son application soit la même pour tous.

Les populations vivent dans l’extrême pauvreté du fait de la corruption, des détournements des deniers publics et d’autres actes commis par des personnes irresponsables bénéficiant de l’impunité.


Au Mali,
force est de reconnaître aujourd’hui que la justice ne répond pas au droit du développement compte tenu des actes et comportements de certains acteurs de la famille judiciaire. L’affaire qui oppose le promoteur de la Société Global Communication Network-SA à ce magistrat en fonction dans une juridiction de l’intérieur du Mali en est une parfaite illustration.
L’abus de pouvoir ou expropriation forcée ?

Suivant un protocole d’entente passé le 1er juin 2006 à Bamako, ledit magistrat a délibérément et expressément donné son titre foncier à la Société Global Communication Network-SA moyennant le versement de 2 millions de F Cfa par mois en garantie d’une convention de crédit dont bénéficie la société auprès de la Banque Atlantique.


Au terme du délai imparti
(1er juin 2006 au 31 mai 2007) bien que le magistrat ait reçu une grande partie de la somme convenue, il profite de son statut de procureur pour faire arrêter le président directeur général de la Société Global Communication Network-SA – Bamako sous une plainte pour abus de confiance déposée auprès du Commissaire du 7e arrondissement de Bamako, le 6 juillet 2007 par le truchement de ses deux avocats.

Sous la contrainte, ledit commissaire et les deux avocats obligent le PDG de Global Communication Network à déposer entre les mains d’un des avocats ses titres fonciers ; à remettre au magistrat-procureur, le titre foncier de sa parcelle de Baco-Djicoroni ACI qui sera remis en vente pour payer le reliquat de l’argent que l’entreprise lui doit ; à s’engager de substituer le titre foncier en création de sa parcelle sise à Kalabancoura Sud extension à celui du magistrat pour permettre de retirer le titre de ce dernier qui garantit le prêt bancaire contracté par l’entreprise Global Communication Network-SA bien que le magistrat ait déjà perçu vingt millions de la société de Télécom.

Curieusement aujourd’hui, l’un des avocats du magistrat s’est constitué comme Conseil de la Banque avec la complicité du responsable du service juridique de la Banque Atlantique pour le recouvrement de la créance consentie à Global Communication Network-SA. Son objectif est clair : faire sortir le titre de son client-magistrat et pratiquer une saisie sur celui du PDG de la GCN.

C’est-là une histoire rocambolesque parmi tant d’autres que notre magistrat se sert pour s’enrichir. Ce dernier est en effet très connu dans le milieu judiciaire à travers ses abus de pouvoir entre autres.

D’aucuns disent même qu’il serait un grand propriétaire foncier.

Comment veut-on alors que le système judiciaire malien retrouve ses lettres de noblesse ?


Birama Fall

07 Avril 2009