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Depuis plus d’un mois, les fidèles d’une mosquée de Sabalibougou (en Commune V) se regardent en chiens de faïence. Pour rappel, en Décembre 2008, grâce à une intervention rapide de la Police du 4è Arrondissement, le pire avait été évité de justesse, lorsque deux tendances de fidèles voulaient s’affronter, et cela, juste au moment de la prière du vendredi.

Mais le lundi 19 Janvier 2009, la mésentente, voire la gué guerre a ressurgi de plus belle, car les fidèles s’étaient retrouvés, non pour la prière du crépuscule, mais… pour se mesurer aux muscles et aux biceps. Ainsi assista-t-on à un rixe en règle entre les fidèles. Et n’eut été l’arrivée des éléments de la Police alertée par une bonne volonté, on allait frôler l’irréparable.

Ainsi, grâce à son intervention, la Police a pu mettre le grappin sur quelques ténors de l’algarade. Il s’agit de deux fidèles et de l’Imam de la tendance initiatrice de la querelle dans cette mosquée.

Dans une des nos récentes publications par rapport à ce même problème nous n’avions pas pu nous empêchés de poser la question : satan aurait-il eu raison de ces fidèles?

C’est que la question méritait d’être posée, d’autant plus que de nos jours, la situation est telle qu’on a assisté à une véritable bataille rangée entre les deux tendances qui réclament, chacune, la propriété de cette mosquée. Ce qui est d’autant plus grave qu’il s’agit de religieux qui, devant Dieu et les hommes, se livrent à des comportements qui incitent à s interroger sur leur motivations réelles.

Aussi se rappelle-t-on qu’une décision de fermeture de cette mosquée litigieuse avait été instruite par les autorités, notamment la Mairie de la Commune V. S’en survirent plusieurs rencontres entre autorités municipales et religieux, au cours desquelles lesdites autorités étaient parvenus à ramener les religieux bagarreurs à la raison, après avoir pu arracher des concessions aux fidèles.

Tout le quartier pensait donc que le problème ne relève plus qu’un triste souvenir. Mais c’était méconnaître l’intention vindicative de l’une des tendances qui tient coûte que coûte à en découdre avec son adversaire qui n’est autre…que l’Imam en titre de ladite mosquée.

Ce problème met à nu cette question que certains se posent et qui consiste d’ailleurs à créer une grande confusion parmi beaucoup de musulmans : ce phénomène du fanatisme religieux qui reste toujours criard parmi maints musulmans, et qui nécessite l’entière prise de responsabilités des autorités.

Mais d’autres questions brûlent surtout les lèvres : qui a donc intérêt à “jeter de l’huile sur le feu” en opposant ces fidèles? Où sont donc passés les responsables religieux, notamment le Haut Conseil Islamique et l’AMUPI?

Les autorités municipales ne peuvent-elles pas se décider une fois pour toutes, en mettant fin à cette agitation qui n’a que trop duré, surtout dans une “maison de Dieu “? Le ministre et Général de division, Kafougouna Koné, est donc interpellé.

Laya DIARRA

21 Janvier 2009