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Journées minières : Faire du secteur minier du Mali, une véritable source de croissance économique et de bien-être pour les populations


Le 23 janvier dernier, la cérémonie d’ouverture des deuxièmes journées minières ont eu lieu sous la présidence du premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, au Centre international des Conférences de Bamako.

Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau Ahmed Diane Séméga, Mme Irène Horejs représentante de l’Union européenne au Mali, et plusieurs invités de marque étaient présents.

Afin de lutter contre la pauvreté, le gouvernement du Mali mise sur l’exploitation des ressources minières dont regorge notre sous-sol. Ce pactole souterrain permettra de soutenir la croissance économique du pays mais aussi de faire reculer la pauvreté.

Cette rencontre constitue un forum très important qui met en contact des sociétés minières et des opérateurs économiques.

Les participants à cette édition étaient, entre autres, Randgold/Somilo, Anglogold, Ben & Co, Somisy, Wassoulor Etruscan, géologues, opérateurs économiques …

Les travaux ont pris fin le 26 janvier 2007.

Les journaux titrent :


L’Indépendant du 24 janvier 2007 :
« Ouverture hier des 2e journées minières du Mali au Cicb, Sous le signe de la croissance économique pour faire reculer la pauvreté
».


L’Essor du 24 janvier 2007 :
« Mines : De grands espoirs, un vrai potentiel, de nombreux défis ».

L’Indépendant du 25 janvier 2007 : « 2e journées minières du mali au Cicb : Le sous-sol malien présente une richesse diversifiée » ».


Les Echos du 24 Janvier 2007 :
« Les journées minières : Le sous-sol malien tient salon ».

L’Indépendant du 26 janvier 2007 : « Mines d’or : Il urge d’investir dans la prospection pour éviter le déclin de la production ».


Situation de l’or au Mali …

« Troisième producteur d’or en Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana, les statistiques indiquent une production totale d’or brut, pendant la période de 1985 à 2006 de 425,611 tonnes provenant des sept mines : Sadiola qui occupe la première place avec 162,424 tonnes, suivi de Morila-Yatela, Syama, Loulo, Kalana, Tabakoto.

La majorité de la production aurifère est assurée par les mines industrielles. L’or est quasiment la seule substance extraite de manière industrielle au Mali et depuis 1999, le premier produit d’exportation, mais il n’est, heureusement, pas la seule ressource disponible. Il y a le pétrole (dont les premières recherches sont encourageantes), la bauxite, le diamant, le fer, le phosphate…

Le secteur minier constitue un élément moteur de l’économie malienne en terme de production et d’exploitation. Son impact sur l’économie nationale est d’abord macro-économique à travers une amélioration de la balance commerciale et une augmentation du PNB. Sa part passe de 160 milliards à plus de 300 milliards en 2006.
», écrit Les Echos du 24 Janvier 2007.

Qu’est ce que les journées minières …

« Les journées minières, …sont un cadre de rencontre et d’échange pour tous les intervenants du secteur minier. Elles sont un moyen d’attirer les investisseurs privés et fournisseurs de services techniques et financiers.

Deuxième du genre après celles de mai 2005, elles visent à mettre à la disposition du monde scientifique, des investisseurs privés locaux et internationaux, les résultats des travaux de recherche géologique, minière et pétrolière (projet SYSMIN, BEI, titre minier et titre pétrolier).
», écrit Les Echos du 24 Janvier 2007.

Intervention du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Ahmed Diane Séméga…

« De l’empire de Ouagadou à l’empire Songhoi en passant par l’empire du Mali, l’or a toujours hissé le Mali sur la scène internationale. Le pèlerinage de Kankan Moussa à la Mecque avec des tonnes d’or en est une illustration éloquente. Aujourd’hui, l’exploitation industrielle de l’or en est une œuvre nationale de construction. Quand on sait que ce secteur apporte un grand soutien à l’économie nationale. Aujourd’hui, mettre les ressources minières au service du développement socio-économique du Mali est un défi majeur pour le ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau ». C’est ce qu’a déclaré Ahmed Diane Séméga, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, hier, à l’ouverture des deuxièmes journées minières du Mali, qui se tiennent au Centre International de Bamako (CICB). », écrit L’Indépendant du 24 janvier 2007.

« Pour le ministre des Mines, Hamed Diané Séméga, outre l’or, les ressources en minéraux industriels et matériaux de construction sont relativement abondantes au Mali et leur valorisation constitue une voie intéressante pour un plus grand soutien à l’économie nationale, à travers la création et la promotion de PME, notamment le développement de l’industrie du ciment, de la chaux, de la verrerie, de la céramique, des phosphates et des briques cuites.

Mais, a ajouté M. Séméga, malgré sa progression et son apport substantiel à l’économie nationale, force est de constater que le secteur minier présente des insuffisances réelles et des contraintes importantes pouvant entraver, d’une part, l’évolution future de l’industrie minière au Mali et, d’autre part, les ambitions d’en faire une véritable source de croissance économique et de bien-être pour les populations.
« Les défis majeurs du secteur minier restent la mise en œuvre d’une véritable politique communautaire à côté des mines ».
», écrit Les Echos du 24 Janvier 2007.

« Le ministre Séméga a rappelé que le gouvernement avait adopté en octobre 2005, un programme de développement du secteur minier dont la mise en œuvre est une priorité des pouvoirs publics. Mais, relèvera-t-il, la mise à disposition des ressources naturelles du pays au service du développement représente un grand défi.

Un autre défi majeur, souligné par Hamed Diane Séméga, est le renforcement des compétences des hommes opérant dans le secteur minier. Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau insistera sur l’ancrage de l’industrie minière dans le tissu économique national à travers l’amélioration de la visibilité des retombées des activités minières, la diversification de la production, le renforcement des capacités des acteurs miniers et la mise en place d’un dispositif institutionnel et législatif performant et attractif.

Hamed Diane Séméga a demandé aux partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, PNUD, coopération française, coopération belge etc.) d’appuyer le processus de développement de nos mines. Il les a remerciés avec une mention particulière pour l’Union européenne pour sa contribution à l’organisation du présent forum.
», écrit L’Essor du 24 janvier 2007.

Intervention du premier ministre Ousmane Issoufi Maïga…

« Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, qui présidait la cérémonie, d’ajouter : « le Mali a besoin d’une croissance économique forte pour pouvoir lutter contre la pauvreté. Ces journées constituent une aubaine pour les sociétés d’exploitation minières, les partenaires et les opérateurs économiques de discuter sur les stratégies de mise en valeur des mines en extraction mais également le développement de la recherche pétrolière au Mali« . », écrit L’Indépendant du 24 janvier 2007.

Intervention du chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali, Mme Irène Horejs…

« Évoquant le partenariat Mali/UE, le chef de la délégation de la Commission européenne, Mme Irène Horejs a expliqué qu’il se matérialisait à travers le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté dont un des piliers importants est le développement du secteur minier. Tout en se félicitant de la première place qu’occupent les mines dans les exportations du pays, elle a relevé le risque que constitue le poids acquis par la production de l’or. Une convention de financement de 15 millions d’euros (environ 9,750 milliards Fcfa) a, par conséquent, été signée entre le Mali et l’Union européenne en vue de développer et diversifier la recherche minière. Le chef de la délégation de l’UE a également insisté sur l’importance du rôle des pouvoirs publics dans l’exploitation rationnelle des mines et la protection de l’environnement. L’État, selon elle, est le principal garant de ce processus », écrit L’Essor du 24 janvier 2007.

« L’UE, a affirmé, son chef de la délégation, a mis à la disposition du Mali une subvention de 15 millions d’euros pour la réalisation d’un programme de recherche géologique et d’étude du secteur minier. Mme Irène Horejs a mis l’accent sur une diversification de l’exploitation minière et son exploitation rationnelle et durable pour le bien-être de la population. Elle a également rappelé la nécessité de consolider les aspects environnementaux de l’exploitation minière.», écrit Les Echos du 24 Janvier 2007.

Programme de la 2ème édition des journées minières …

« Au menu de cette édition des journées minières, il est prévu des ateliers sur le potentiel minier et pétrolier du Mali. Des exposés seront présentés sur le potentiel en substances semi-précieuses et en métaux de base. Il s’agit, entre autres, des minéralisations cuprifères et ferrifères.

S’agissant de potentiel pétrolier, les échanges seront axés sur l’état d’évolution des travaux de recherche pétrolière au Mali. D’autres ateliers seront consacrés à la contribution des mines dans le développement communautaire. Au cours de la première journée, 46 stands étaient installés.
», écrit L’Indépendant du 24 janvier 2007.

« Durant ces journées, les résultats des travaux exécutés dans les domaines minier et pétrolier seront présentés. Dans le cadre du développement et de la diversification de la recherche minière, un vaste programme de levée de géophysique aéroportée, de cartographie géologique et de prospection minière a été mis en œuvre dans notre pays. Les travaux effectués sur la totalité du Birimien et les formations sédimentaires du Sahel ont expertisé plus d’un millier d’indices et gîtes. Les résultats de cette expertise sont présentement disponibles sur cartes, fichiers électroniques et sous-système d’information géographique. Le département envisage très prochainement de mettre l’essentiel de ces données sur le site Internet de la direction nationale de la géologie et des mines. Cette information permettra aux sociétés minières d’apprendre rapidement sur le potentiel minier réel du Mali.


Durant trois jours seront débattus des thèmes portant sur « le potentiel minier de la zone de Yélimané-Sandaré », « le bassin birimien et l’Adrar des Iforas », « l’imposition de l’investissement minier et le financement des activités minières », « l’artisanat et les petites mines », « les mines et le développement communautaire » et « la contribution des mines à l’économie ».
», écrit L’Essor du 24 janvier 2007.

Hier, mercredi 24 janvier, un atelier a été animé par Fatiaga Koné, chercheur à la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) sur le potentiel or et métaux précieux du Mali. Cet exposé a, essentiellement, porté sur les potentialités minières du sous-sol du Mali qui regorge d’or, de diamant, bauxite, manganèse, fer, cuivre, plomb, uranium et phosphate …

« L’orateur a soutenu que le Mali a toujours été perçu comme un pays possédant un potentiel minier certain, confirmé par de nombreuses références historiques et une activité artisanale séculaire encore intense de nos jours.

S’agissant du potentiel or et métaux précieux du Mali, M. Koné a déclaré que les différents travaux d’inventaire minier effectués sur le territoire national ont permis de distinguer trois régions minières. Il s’agit des régions Ouest, Sud et Nord du Mali.

La région minière Ouest du Mali correspond essentiellement à la région administrative de Kayes et se subdivise en quatre provinces dont les communes de Guidimaka, Nioro, Kéniéba, Bafoulabé et Kita. Ici, on peut citer les gisements d’or de Sadiola, Yatéla, Loulo et Ségala.

S’y ajoutent des indices d’or à Tabakoto, Tintiba, Dioulafourou et Farabantourou, entre autres. Les indices de diamant existent aussi dans la région de Kayes. Environ vingt pipes kimberlitiques dont huit sont diamantifères ont été découvertes.

Des gisements de fer ont été découverts dans la commune de Djidian à Kéniéba. La quantité de fer dans le gisement de cette dernière commune est estimée à 10 millions de tonnes.
Même quantité pour le gisement de calcaire de Bafoulabé.

Dans la région minière Sud du Mali qui correspond à la région administrative de Sikasso, là, au delà des gisements d’or de Syama, Kalana, Kodièran, Wassoulou Balé, Misséni Flat et Morila, des indices d’or ont été découverts à Sagala, Kékoro, Foulaboula, Pitangona, entre autres.

Des indices de nickel et de platine, de plomb zinc sont aussi identifiés dans la même région. A Bougouni, un gisement de lithium a été découvert. Sa quantité est estimée à quatre millions de tonnes de minerai. C’est à Yanfolila que le kaolin a été vu.

La troisième région minière du Mali correspond administrativement aux régions de Gao, Kidal et Tombouctou.

Dans ces régions, il a été mis en évidence les gisements d’or d’In-Darset, de manganèse de Tassiga, de plomb zinc de Tessalit, de phosphate de Tamaguilelt. Des indices de cuivre, d’uranium, de terre rare, de gypse et de lignite ont été découverts dans d’autres parties de ces régions.

Au terme de son exposé, Fatiaga Koné a déclaré que «le sous-sol malien présente une richesse assez diversifiée et que certaines substances présentent des réserves très importantes.
», écrit L’Indépendant du 25 janvier 2007.


Si la tendance actuelle se maintenait en 2012, la production aurifère chuterait de moitié au Mali et, à plus long terme, elle s’arrêtera purement et simplement. Pour inverser cette tendance, pour le moins fâcheuse pour notre économie, des responsables de Randgold ont tiré sur la sonnette d’alarme au cours des travaux de l’atelier qu’ils ont animé le 24 janvier dans le cadre des deuxièmes journées minières dont les travaux se sont déroulés du 23 au 26 janvier au Centre international de conférences de Bamako.

« Le premier conférencier, Mamadou Samaké dit Sam, Directeur de Randgold pour le Mali, a déclaré, pour sa part, que les critères sur lesquels se fonde le choix d’un investisseur minier sont au nombre de quatre. Il s’agit des critères géologiques, financier ou économique, politique ou risque et du critère des infrastructures. S’agissant du critère géologique, le pays doit disposer d’un potentiel géologique avéré.

Au chapitre du critère financier ou économique, il doit être crédité d’un régime fiscal ou économique incitatif (code minier, code des impôts, code des investissements) et d’une fiscalité qui permette un retour de l’investissement en rapport avec le risque pris par l’investisseur. Ce critère exige également du pays qu’il se distingue des autres compétiteurs.

Le critère politique ou risque nous renvoie à la recherche de la stabilité politique, la préférence des régimes démocratiques, le classement des pays suivant le degré de risque. _ Enfin, l’évaluation du risque n’est plus une affaire de calcul scientifique, mais plutôt une affaire de connaissance, de compréhension et bonne gestion. Quid du critère des infrastructures ? Il implique l’existence des routes, de l’énergie, des structures sanitaires et la disponibilité des ressources humaines qui constituent des facteurs incitatifs à l’investissement minier.

Dans le cadre de la globalisation, l’on n’a pas besoin d’un dessin pour démontrer que le capital est mobile et que, dès lors, les pays doivent se différencier dans la concurrence, à partir du moment où l’on note beaucoup de similitudes entre leurs codes miniers.

Le Mali occupait, entre 2001 et 2005, le 4e rang dans le classement des pays producteurs d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud, le Ghana et la Tanzanie. Mais avec la mise en exploitation de Loulo en novembre 2005 et de Tabakoto, la 3e place dont le Mali a été crédité-souvent contre la réalité des faits-lui reviendra de plein droit à travers les statistiques officielles de 2006.

C’est la révélation qu’a faite, en tout cas, Mahamadou Samaké. Selon les projections officielles, la production de l’or était d’environ 64 tonnes de métal jaune, si l’on tient compte des 4 tonnes venant de l’orpaillage traditionnel. Mais cette pointe ne devrait pas nous empêcher de voir l’avenir de façon lucide. Pour la circonstance, l’horizon semble préoccupant à moyen terme.

En effet, avertit M. Samaké, vers 2012, la production risque de connaître une baisse sensible.

Le scénario-catastrophe de l’arrêt pur et simple n’est même pas à écarter, si, dans l’intervalle, de nouvelles réserves n’étaient pas mises à jour, car l’or, a-t-il souligné, n’est pas une ressource renouvelable. Pour inverser la tendance de déclin de la production et exorciser le scénario-catastrophe, l’Etat et les sociétés minières sont condamnés à investir dans le futur.

A en croire son Directeur financier, William Roger, le budget d’exploration de Randgold pour la nouvelle année totalisent 4 millions de dollars. La nécessité pour l’Etat d’investir dans le futur passe aussi, selon toujours William Roger, par une fiscalité incitative.

Il s’agit de la compensation du manque d’infrastructures par des incitations économiques, la taxation des bénéfices au lieu des revenus, la flexibilité en matière fiscale et économique pour permettre le développement des projets marginaux ou la re-ouverture des mines, la libre conversion et des mouvements de fonds pour le paiement des dettes et des dividendes et, enfin, la garantie des conditions économiques et fiscales.

Il s’agit aussi de la mise en place d’une fiscalité qui supporte les cash-flows stables et prévisibles, la garantie pour l’Etat des revenus dès le début du projet.

Autre proposition faite par William Roger, c’est l’élaboration d’un nouveau code minier novateur tenant compte de la transparence dans l’attribution et la garantie des titres miniers, les clauses de stabilités des régimes fiscaux, douaniers et économiques, un code permettant le développement des projets marginaux et la réouverture de projets arrêtés pour des raisons économiques. Il s’agit, enfin, d’adopter le régime de l’amortissement accéléré qui permet de supprimer certaines exonérations et prend en compte la compensation du risque de l’investisseur.

LOULOU
Près de 400 milliards de FCFA attendus pour le Mali

Loulo, la deuxième mine d’or de classe mondiale développée au Mali par Randgold Resources, promet aussi, grâce à l’exploitation souterraine dont les infrastructures sont en construction, d’être la mine d’or qui aura la plus longue durée de vie (20 ans et même plus).

Elle aura nécessité un investissement total de 230 millions de dollars, soit 116, 15 milliards de FCFA. Le montant de l’investissement de la mine souterraine s’élève à 19 millions de dollars, soit 9,595 milliards de FCFA.

L’exploitation souterraine, dont l’infrastructure est en construction, se fera à travers la méthode dite « sous-niveau abattu avec post-remblayage » et aura recours aux technologies les plus pointues, à en croire, en tout cas, son chef de la production. Le chiffre d’affaires prévisionnel s’établit à 3 565 millions de dollars. Il est ainsi réparti : coût de production (1 801 millions de dollars) capital et intérêt (78 millions de dollars) remboursement du coût d’investissement (145 millions de dollars) dividendes (750 millions de dollars). La part qui revient au Mali dans ce pactole s’élève à 791 millions de FCFA, soit près de 400 milliards de FCFA. Ces prévisions se basent sur des réserves de 174,2 tonnes d’or, selon le dernier plan à long terme.

Le cash flow de la partie malienne sera généré sous formes d’IS (exonération de 5 ans, 356 millions de dollars) royalties (214 millions de dollars) droits de douanes ( 4 millions de dollars) taxes sur les salaires (30 millions de dollars) et dividendes (187 millions de dollars). _ Quant au nombre d’emplois permanents et non permanents créés par Loulo, il s’élève à 1 580 dont 1 434 nationaux. Dans son exposé, le Directeur de la SOMILO (Société d’Exploitation des Mines d’Or de Loulo) Amadou Konta, qui est le premier Malien à diriger une mine d’or de taille industrielle au Mali, n’a pas manqué de saluer la « malianisation » des cadres, une politique mise en œuvre par Dr Mark Bristow, le PDG de Randgold Resources.

Ce dernier ne rate aucune pour affirmer la vocation panafricaniste de sa société. Cette dynamique de la « malianisation » loin de s’arrêter aux seuls cadres de Loulo, s’étend aussi aux partenaires et fournisseurs locaux. L’exemple de la Ben & Co de Alou Badra Coulibaly, un pétrolier bien connu sur la place avec qui Randgold a signé un important contrat pour l’approvisionnement des ses mines au Mali en hydrocarbures, est suffisamment éloquent dans ce sens.

Au plan macroéconomique, l’impact de Randgold Resources se fait sentir à travers l’investissement des capitaux, la création d’emplois, la formation et le développement des compétences, la croissance de l’économie à travers un effet multiplicateur et le développement des industries de support et la contribution au revenu de l’Etat à travers les taxes.
_ Au niveau microéconomique, l’on peut faire cas des actions développées en faveur des communautés d’accueil dans les domaines de l’eau potable, source de santé (7 forages déjà réalisés) l’appui aux maraîchers, la formation des travailleurs et des populations locales, la formation dans les écoles de base, la mise à disposition de réserves d’eau de vie et de développement (barrages sur la Falémé et la Gara) l’amélioration de l’habitat …
», écrit L’Indépendant du 26 janvier 2007.


Les journées minières constituent aujourd’hui au Mali un forum d’échanges entre sociétés minières et opérateurs économiques.

Impressions de quelques participants…

« Frederic Rossi, géologue de la Société Geoter Mali, qui s’occupe de l’élaboration de la cartographie, de la prospection, d’analyse et de traitement d’images, a déclaré que la raison de sa présence consiste à se faire connaître.

Même son de cloche chez Adama Tangara, manager de North Atlantic. Cette société s’occupe de la recherche aurifère. Sekoumar Tidiane Kané, Chef de projet aurifère de Kodieran s’est rejoui de cette journée qui, selon lui, a été très fructueuse en contacts. «Nous avons été approchés par beaucoup de partenaires. Je suis persuadé que les contacts porteront des fruits. Il faut saluer l’initiative des journées minières».

Michel Fournier, Directeur Adjoint, du Groupe Visat, qui s’occupe de la production du ciment et des matériaux, partage la même conception. Après les journées minières, a-t-il confié, sa société envisage la construction d’une usine de production du ciment à Kayes.
», écrit L’Indépendant du 24 janvier 2007.