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1ère édition du Siagri : Pour assurer la promotion des produits agricoles, agro-alimentaires et agro-industriels au Mali et dans l’espace Uemoa et Cedeao

Vendredi 17 novembre, au palais de culture Amadou Hampaté Ba, le lancement officiel de la 1ère édition du Salon international de l’agriculture (SIAGRI) a eu lieu sous la présidence du premier ministre Ousmane Issoufi Maïga.

Etaient également présents, plusieurs membres du gouvernement dont les ministres de l’Agriculture, Seydou Traoré, et de l’Élevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré , le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, ainsi qu’un public nombreux.

Espace d’affaires et d’échanges d’informations, le Salon international de l’agriculture vise à assurer la promotion des produits agricoles, agro-alimentaires et agro-industriels au Mali et dans l’espace Uemoa et Cedeao.

L’événement a regroupé plus de 500 professionnels de l’agriculture du Mali, du Bénin, de la Guinée Conakry, du Sénégal, du Burkina Faso, et de la Côte d’Ivoire.

Les journaux titrent :

L’Essor du 20 novembre 2006 : « Siagri 2006 : Les milles facettes du monde rural ».
Les Echos du 20 novembre 2006 : « Siagri 2006, Le monde rural tient salon ».

Le Républicain du 20 novembre 2006 : « Siagri : le rendez-vous de la souveraineté alimentaire ».

Le Républicain du 22 novembre 2006 : « Salon international de l’agriculture de Bamako : ATT encourage les exposants ».

L’Essor du 22 novembre 2006 : « Siagri 2006 : Un champ de bonnes opportunités ».

Qu’est ce que le SIAGRI ?…

« Le SIAGRI est un espace approprié de promotion et d’échanges avec les partenaires techniques et ceux du secteur privé. Le gouvernement, dans le cadre d’une des recommandations du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine de 2003 à Maputo, alloue 13% des ressources budgétaires au développement du secteur rural.
Cette enveloppe dépasse les 10% recommandés par le sommet. Mais ces ressources publiques ne suffisent pas à elles seules à satisfaire les besoins de financement de ce vaste secteur. C’est pourquoi la participation du secteur privé est encouragée à plus d’un titre.

Le Salon est organisé autour de plusieurs activités : exposition conférences-débats, tables rondes, concours d’animaux et rencontres professionnelles. Les matériel et équipements techniques pour la production, le traitement, la transformation et le transport des produits sont exposés. Ainsi que les équipements de pêche, les intrants pour l’aviculture et l’élevage, l’ingénierie agricole et les produits agricoles et de la pêche à l’état naturel, transformé ou semi fini.
Le micro-marché regroupe des produits locaux transformés du terroir et de la sous-région. En effet, plusieurs pays de la sous-région participent au Salon : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal.
Les conférences et tables rondes seront organisées autour du thème principal du salon qui est « mieux produire pour vendre plus. Le concours des animaux met en compétition plus de cent espèces de bovins, équins, ovins, caprins et dromadaires reconnus parmi les meilleures. Un espace de promotion de la pomme de terre, du beurre de karité et du sésame est réservé aux exposants intéressés qui peuvent rencontrer d’éventuels partenaires.
Le Salon est ouvert au public jusqu’au 23 novembre. Il vaut largement le détour.», écrit L’Essor du 20 novembre 2006.
« Le Siagri sera désormais une occasion pour les professionnels du monde rural d’informer des potentialités dont disposent nos secteurs agricoles. Il est organisé par l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) en partenariat avec le Pasaop, le PCDA, le PACR, l’UPA, le DI, l’IFDC, le DOW, l’Agro-sciences, DTE-Mali, l’Uémoa
. », écrit Les Echos du 20 novembre 2006.


Pour le président de l’APCAM, Bakary Togola, au Mali, il nous manque souvent une meilleure technicité et le financement pour promouvoir nos activités…

« Mieux produire pour vendre plus, thème central du salon se justifie par notre engagement à faire des exploitations agricoles familiales le socle de la souveraineté alimentaire », a déclaré Bakary Togola. Le président actuel de l’APCAM investi le 18 juillet 2005 prouve déjà qu’il voit grand en vue de l’instauration d’une agriculture durable et compétitive. Lors de sa toute première session consulaire en août 2005, le nouveau bureau de l’APCAM présidé par Bakary Togola a pris la décision d’organiser le premier salon international de l’agriculture au Mali (Siagri). Ce rêve est devenu réalité depuis vendredi 17 novembre avec l’ouverture au Palais de la culture, sous la présidence du Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, de cette rencontre du donner et du recevoir.

Assurer la promotion des produits agricoles, agro-alimentaires et agro-industriels au Mali et dans l’espace Uemoa et Cedeao, tel est l’objectif visé par le Siagri. C’est l’occasion de réfléchir sur les modalités réelles d’investissement au niveau de l’agriculture afin que celle-ci puisse jouer tout son rôle dans l’économie nationale, a déclaré le président de l’APCAM, Bakary Togola. Dans un contexte marqué par la Loi d’orientation agricole au Mali et la politique agricole commune de l’Uemoa et de la Cédeao, le Siagri se révèle être une belle opportunité de nouvelles relations partenariales dans l’intérêt de l’économie nationale.

« A travers ce salon, nous avons voulu prouver à l’opinion nationale et internationale le courage et le savoir-faire du paysan malien ainsi que l’immensité des opportunités qu’offre notre secteur agricole, appelé les autorités à renforcer davantage la professionnalisation de l’agriculture à travers la structuration et le renforcement des organisations professionnelles, la formation professionnelle, l’information économique et commercial, le partenariat et organisations professionnelles agricole de la sous-région et du reste du monde ».

A travers ce salon, l’APCAM vise la création d’une vitrine d’exhibition et de vulgarisation des technologies de production et de transformation de nos produits agro-alimentaires, un lieu de brassage, de promotion des entreprises locales, d’informations scientifiques et techniques. Elle se trouve en phase avec le gouvernement qui a prôné une agriculture érigée en moteur du développement. La preuve : la Loa, les pluies provoquées, la mécanisation et les aménagements hydro-agricoles. », écrit Le Républicain du 20 novembre 2006.
« Le président de l’APCAM, Bakary Togola, a salué l’organisation de ce salon qui se veut un espace de rencontres, d’échanges et de découvertes. « Nous disposons dans ce pays de potentiels immenses dans le domaine agro-pastoral, halieutique et forestier et le savoir-faire. Il nous manque souvent une meilleure technicité et le financement pour promouvoir nos activités », analyse le président de l’APCAM. « Les producteurs sont capables d’assurer la sécurité alimentaire si les conditions pour se faire sont remplies. Ce salon est une opportunité pour ceux qui veulent s’améliorer et trouver de quoi assurer la promotion de leurs activités en apprenant avec les autres ce que l’on ne sait pas », estime Bakary Togola, en conviant ses collègues paysans à persévérer dans l’effort et à ne pas baisser les bras à la première difficulté. Le patron de l’APCAM a aussi souhaité que le Salon soit un tremplin pour toutes les entreprises agricoles pour une meilleure commercialisation des produits.
», écrit L’Essor du 20 novembre 2006.

Pour le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, toutes les actions entreprises par le gouvernement s’inscrivent dans le cadre de l’émergence d’une agriculture performante et structurée …

« Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga a souhaité une chaleureuse bienvenue et un agréable séjour à tous ceux qui ont fait le déplacement de l’intérieur comme de l’extérieur. Il a également transmis les salutations du président de la République Amadou Toumani Touré aux organisateurs et participants à la rencontre.

Le chef du gouvernement a mis en relation le potentiel agro-sylvo-pastoral et la nature capricieuse qui font que les bonnes campagnes agricoles alternent avec les mauvaises. « C’est pour refuser cette fatalité que le gouvernement a, sur instruction du président de la République, initié un vaste programme de développement de l’agriculture consigné dans la lettre de cadrage. Cette politique encourage un investissement accru dans le développement rural en vue de faire de l’agriculture le moteur de la croissance économique du pays », a rappelé le chef du gouvernement.

La Loi d’orientation agricole qui a été promulguée en septembre dernier participe de cet effort de promotion du secteur rural. D’ores et déjà les pouvoirs publics ont posé des actes comme l’achat de 400 tracteurs et accessoires et la mise en marche de deux unités d’assemblage de tracteurs dans le courant de l’année prochaine. Toutes ces démarches s’inscrivent dans le cadre de l’émergence d’une agriculture performante et structurée.
Le programme d’aménagement hydro-agricole, les pistes rurales, l’emploi des jeunes ruraux, la transformation des produits et un meilleur accès aux marchés convergent vers la souveraineté alimentaire, a relevé le chef du gouvernement.

Le Premier ministre a assuré les organisateurs du soutien du gouvernement dans tous leurs efforts de promotion du secteur rural.», écrit L’Essor du 20 novembre 2006.
« Selon le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, c’est pour répondre aux besoins exprimés par l’APCAM lors des journées du paysan tenues à Koutiala en 2003 que 400 tracteurs et leurs accessoires ont été distribués aux ressortissants de l’APCAM, aux femmes rurales, aux jeunes ruraux, et que deux usines d’assemblage de tracteurs et accessoires verront bientôt le jour dans notre pays. Ces actions visent la modernisation de l’agriculture familiale et de l’entreprise agricole à travers l’émergence d’une agro-industrie structurée, compétitive et mieux intégrée aux économies nationales, sous-régionales et internationales.

« Au delà de notre volonté d’ouvrir la voie à une agriculture commerciale, ces actions vigoureuses permettront de garantir une sécurité alimentaire durable. Avec les aménagements hydro-agricoles, l’irrigation et la mécanisation de notre agriculture, notre objectif principal d’assurer une souveraineté alimentaire à notre État ne sera pas un vœu pieux », a déclaré le Premier ministre.

Le Mali alloue plus de 13% de ses ressources budgétaires au secteur rural, soit plus que les engagements pris à Maputo (Mozambique) selon lesquels chaque État doit affecter au moins 10% de son budget national brut aux objectifs de développement agricole. Mais les ressources budgétaires publiques ne suffisant pas à elles seules pour le développement du secteur, la mobilisation des financements du secteur privé s’avère nécessaire.

Le Premier ministre s’est dit heureux de constater que cette préoccupation figure en bonne place dans l’agenda du salon. Marquant son intérêt, le Premier ministre a, en compagnie du président de l’APCAM, visité les nombreux stands d’exposition qui meublent pour la circonstance, le Palais de la culture.
», écrit Le Républicain du 20 novembre 2006.

Lundi 20 novembre, le chef de l’état Amadou Toumani Touré s’est rendu sur le site du SIAGRI, où durant 4 heures d’horloge, il a effectué une visite des stands…
Le président Touré est plus que jamais convaincu que le secteur rural est le moteur de la croissance économique du pays. L’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie donnent au Mali des avantages comparatifs certains, a-t-il estimé…

« Le Président de la République, Amadou Toumani Touré, a effectué avant hier, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, une visite au Salon international de l’agriculture de Bamako (SIAGRI). Le Président de la République a consacré, vu à l’importance de l’événement, quatre heures d’horloge à la visite des stands. Au terme de sa visite, le chef de l’Etat ATT s’est dit impressionné par ce qu’il a vu. « Je pense que depuis deux ou trois ans l’orientation que nous avons donnée dans le cadre du développement de notre pays est en bonne voie ». _ Enfin, il a demandé aux exposants (nationaux et étrangers) de persévérer dans cette voie pour sortir l’agriculture de l’ornière. », écrit Le Républicain du 22 novembre 2006.

« Pendant que les affaires vont bon train, le président de la République, Amadou Toumani Touré qui est convaincu que l’économie nationale se bâtira sur le triptyque agriculture, élevage et pêche a visité lundi le Salon.

Le Mali de demain sera agro-pastoral ou ne sera pas, a toujours rappelé le chef de l’État. Cette conviction a été renforcée à l’issue de sa visite au SIAGRI. Initialement prévue pour durer une heure, la visite s’étendra finalement sur 4 heures, le chef de l’État ayant décidé de voir le maximum de stands.

Le président Touré a été largement informé sur les difficultés actuelles, les performances des paysans et des industriels. La valorisation de nos productions agro-pastorales semble véritablement être lancée comme en témoigne l’affluence autour des stands. Le chef de l’État a longuement bavardé avec les propriétaires de ces stand et avec des consommateurs. Il était guidé par le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola et son staff.

Une fois de plus, Amadou Toumani Touré a pu se convaincre de la richesse et de la diversité de notre monde rural (produits agricoles, piscicoles, forestiers, d’élevage, de pêche transformés ou à l’état naturel). Il a visité les stands où sont exposés les résultats de la recherche agronomique, les potentialités de l’Office du Niger et de l’Office du périmètre irrigué de Baguinéda.

Il a vu la large gamme des produits agricoles, piscicoles, forestiers transformés et exposés. Les pavillons des engrais, des machines agricoles (notamment les tracteurs et la décortiqueuse de maïs), de l’énergie domestique, des semences, des fruits et légumes frais et transformés ont tous bénéficié de l’attention présidentielle. De même que ceux animaux d’élevage issus de l’insémination artificielle.

Le président Amadou Toumani Touré, à la sortie des stands, s’est dit très impressionné par ce qu’il a vu. Il est plus que jamais convaincu que le secteur rural est le moteur de la croissance économique du pays. L’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie donnent au Mali des avantages comparatifs certains, a commenté le chef de l’État.

Ainsi l’Institut d’économie rurale (IER) a présenté des nectars et de la confiture de courge riche en provitamine A, des vermicelles de niébé, riche en protéines. Les flocons de patate douce que la ménagère peut écraser pour faire du couscous, le fonio étuvé devraient trouver un grand succès auprès des consommateurs. L’Huilerie cotonnière du Mali présente fièrement son huile de coton enrichie en vitamine A.

Les stands de la Compagnie malienne de développement des textiles du Mali (CMDT) révèlent que la Chine, le Vietnam et le Bengladesh sont, dans l’ordre, les gros consommateurs du coton malien. Le stand d’exposition sur l’énergie domestique offre une perspective intéressante. Les commentaires sur le foyer appelé « Save 80 » assurent que la ménagère peut cuire, frire ou rôtir ses repas avec seulement 250 grammes de brindilles de bois. Cette innovation technique contribuera à la sauvegarde du couvert végétal. En effet, la ménagère n’aura plus qu’à ramasser les petits morceaux de bois, des tiges, les résidus d’élagage des arbres pour faire cuire la nourriture. La cuisson s’achève dans une cuvette qui conserve la chaleur. Ce qui permet de conserver au chaud, les repas préparés par cette méthode, pendant 12 voire 18 heures.

Des échantillons de tracteurs achetés par le gouvernement, pour être cédés aux agriculteurs sont exposés. Les prix de cession sont bien affichés sur les engins. Le tracteur de 75 CV est cédé à 5.860.500 Fcfa, celui de 50 CV coûte 4.256.625 Fcfa. La catégorie des 39 CV coûte 2.808.500 Fcfa.

Le président Touré s’est également rendu sur l’aire d’exposition des animaux. Notre élevage dispose d’inestimables atouts pour assurer le bien être dans le monde rural comme cela a été rappelé plusieurs fois dimanche à Yélimané à l’occasion du lancement de la campagne de vaccination du cheptel.

Dans ce stand sont exposés des oiseaux de la basse-cour, des moutons, les chevaux, des étangs de poissons, des bœufs de croisement ou d’insémination artificielle la chèvre «guera» introduite par l’IER et dont la femelle peut produire jusqu’à 5 litres de lait par jour.

Des pays voisins sont présents au SIAGRI. Le Burkina Faso et le Sénégal mettent en valeur des produits agricoles transformés, la teinture et le tissage. L’amie lointaine d’Asie, la Chine est venue nous proposer des équipements agricoles divers, performants et à coûts abordables.

Plusieurs groupements professionnels agricoles, structures étatiques, projets et programmes intervenant dans le domaine agricole et environnemental, exposent également leurs produits ou leurs offres de services.

Le SIAGRI est une mine de d’opportunités. Chaque visiteur peut trouver solution à ses préoccupations. Un cybercafé est mis à la disposition des exposants pour se connecter avec des partenaires intéressés pour nouer des contrats d’affaires.
», L’Essor du 22 novembre 2006.