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« Bintou Wèrè», opéra du Sahel est né sur les berges du Niger, 4 siècles après l’apparition de ce genre musical en Europe

Quatre siècles après la naissance du premier opéra européen, le 17 février 1607 à Montone en Italie, jour pour jour, sur les rives du fleuve Djoliba , « Bintou Wèré », Opéra du Sahel, a fait son apparition.

En effet, L’Orfeo de Monteverdi marquait la naissance d’un nouveau genre musical qui n’atteindrait les lointaines terres du Sahel que 400 ans plus tard.

C’est ainsi, que la première mondiale de l’Opéra du Sahel a été officiellement présentée au public, les 17 et 18 février au palais de la culture Amadou Hampâté Bah.

Ce spectacle inédit a enregistré la présence du chef du gouvernement, Ousmane Issoufi Maïga, de la famille royale des Pays-Bas (les princes Frisco et Constantijn et les princesses Laurentin et Mabel), du Ministre de la culture Cheick Oumar Sissoko, de Son Excellence M. Buikema Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Mali, ainsi que de nombreux autres invités de marque.

Le public bamakois, sorti très nombreux pour assister à cet événement, a apprécié le génie créateur d’une centaine d’artistes et de techniciens de scène du Sahel en provenance du Sénégal, de la Guinée, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, du Tchad, du Mali.

Les journaux titrent :

L’Indépendant du 20 février 2007 : «Bintou Wéré», un Opéra du Sahel, Un spectacle inédit pour offrir au monde la luxuriance des cultures du Sahel » ;

Nouvel Horizon du 20 février 2007 : « Bintou Wèrè», L’opéra du Sahel, Une grande première, une grande réussite » ;

Soir de Bamako du 20 février 2007 : « Le rêve devient une réalité, La première Opéra du Sahel à Bamako “Bintou WERE” » ;

L’Essor du 20 février 2007 : « Grande première de l’Opéra du Sahel : Un spectacle majestueux».


“Bintou Wèré” , opéra du Sahel, une première mondiale …

« Le 17 février 1607, était présenté à Montone en Italie le premier opéra européen. L’Orfeo de Monteverdi marquait alors la naissance d’un nouveau genre musical.

Quatre cent ans plus tard, jour pour jour, sur les rives du fleuve Djoliba, se dressent des voix qui racontent la rencontre entre le Sahel et les mondes du couchant. “Bintou Wèré” , un opéra du Sahel est né, flamboyance des coeurs et des sols bambara, wolof, malinké, créole, moré Opéra moderne prolongeant dans sa conception plurielle les acquis de fortes traditions enracinées dans l’humus ocre ou noir ou blanc de cette partie du monde.
», écrit Nouvel Horizon du 20 février 2007.

« La première mondiale de l’Opéra du Sahel a été officiellement présentée au public, le week-end dernier (17 et 18 février). Le premier spectacle de »Bintou Wéré » a eu lieu le samedi 17 février sous l’œil vigilant de la famille royale des Pays-Bas en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, Ousmane Issoufi Maïga. Bintou Wéré est un spectacle inédit qui offre au monde la luxuriance des cultures du Sahel.

Les berges du fleuve Djoliba, en face du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bah ont changé de visage, le week-end dernier. Et pour cause : la présentation de Bintou Wéré, un Opéra du Sahel.
», écrit L’Indépendant du 20 février 2007.


Le rêve est devenu réalité d’après le ministre de la culture Cheick Oumar Sissoko …

« La cérémonie a démarré par les mots de bienvenue du ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko. Qui estime que le rêve devient aujourd’hui réalité. Puisqu’il n’en croyait pas ses oreilles lorsque le prince Claus des Pays-Bas lui avait parlé du projet de l’Opéra du Sahel en 2000. « Au commencement était le rêve d’un homme qui croyait au génie créateur du continent africain où il vécut une partie de sa vie : le prince Claus des Pays-Bas. Passionné par les arts, il nourrit, il y a des années, l’idée d’un opéra qui se jouerait au cœur de l’Afrique » parole de Cheick Oumar Sissoko.

Pour lui, « le rêve est devenu réalité grâce à l’inébranlable foi de la Fondation Prince Claus dont l’intrépide équipe a initié le projet et l’a mené jusqu’à terme avec la complicité de la famille Royale des Pays-Bas ».
», écrit L’Indépendant du 20 février 2007.

Particularité et genèse de l’opéra du Sahel …

« La grande particularité de l’Opéra du Sahel est de puiser sa source créatrice dans une contexte général ou en Afrique, l’explosion de la créativité contemporaine ne va pas nécessairement de pair avec la reconnaissance des métiers et des industries de la culture et où le statut de l’artiste reste un chantier permanent où il faut se battre ou exister dans la conscience des autres. Bintou Wéré, un Opéra du Sahel sera la démonstration de la victoire possible de l’effort salutaire sur la médiocrité dira M. le Ministre de la culture.

Faut-il rappeler, la génèse de l’Opéra du Sahel, le point de départ de l’Opéra du Sahel est de créer une Opéra Africaine composée et interprétée par des personnes venant des pays du sahel. C’est son Altesse Royale le Prince Claus des Pays-Bas (de 1926 à 2002) qui a émis cette idée. Le Prince Claus qui a vécu et travaille pendant longtemps en Afrique considérait que la région du sahel qui comprend 12 douze pays, à savoir le Mali, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Gambie, le Sénégal, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, le Burkina Faso, le Nigéria, le Niger, le tchad et le Soudan, était le berceau d’innombrables talents dans le domaine de la danse, de la musique, du design et de la mode.

Il envisagerait une Opéra qui donne aux artistes de ces pays l’occasion de faire la démonstration de leur talent devant un grand public. L’Opéra du Sahel est l’exemple d’une activité qui fait comprendre le lien entre culture et développement. Les objectifs de la Fondation Prince Claus sont d’accroître la conscience culturelle et de promouvoir des activités dans le domaine de la culture et du développement. La fondation considére l’interaction entre culture dans le processus de développement. Pour la fondation, la culture est un besoin humain fondamental.

Ces objectifs rejoignent parfaitement ceux du Ministre de la culture du Mali en des points tels que : présenter ces talents sur la scène internationale, stimuler les échanges interculturels, transmettre une image positive de l’Afrique, aussi bien en Afrique qu’en Europe, rapprocher les cultures africaines des différents pays d’Afrique, aborder la question de la relation entre l’Europe et l’Afrique de manière créative et avec humour.
», écrit Soir de Bamako du 20 février 2007.


Opéra du Sahel, une fierté pour toute l’Afrique…

« L’Opéra du sahel sera un spectacle de grande qualité auquel assistera un public nombreux en Afrique et ailleurs. Mais c’est également perçu comme un grand projet culturel dont l’impact sera durable. Les artistes qui vont travailler à cette oeuvre bénéficieront d’une scène internationale. Les emplois générés pourront faire valoir leur expérience, leur compétence et développer de nouveaux partenariats. Les échanges interculturels devraient se développer et permettre de valoriser l’infrastructure hérité de la production de l’Opéra.

A l’instar de Oumou Sy, styliste Sénégalaise mondialement connue, sert de témoin privilégié de la volonté du Prince Claus de créer un Opéra Africain, Cheick Oumar Sissoko a été lauréat de la Fondation Prince Claus en 1999 et entretient des relations privilégiées avec la famille Royale des Pays-Bas et la Fondation Prince Claus.

Le Ministre de la Culture, homme de culture, cinéaste de renommée internationale, a permis à notre pays d’accueillir l’Opéra du Sahel dont il suit méticuleusement et passionnément la réalisation. Le Mali sert ainsi la noble cause de l’Afrique en portant cet espoir en tant que parrain de cette exceptionnelle entreprise”. C’est donc une fierté pour toute l’Afrique.
», écrit Soir de Bamako du 20 février 2007.

« Le prince Friso a, au nom de la famille royale des Pays-Bas, remercié les autorités maliennes qui n’ont ménagé aucun effort pour donner corps à ce vieux rêve du prince Claus qui envisageait de créer un opéra africain sur des questions du continent. », écrit L’Essor du 20 février 2007.

L’Opéra du Sahel est construit autour du thème central de l’émigration, auquel se greffent nombreux autres thèmes comme la pauvreté, la déperdition des valeurs sociétales, l’invasion des criquets pèlerin, la famine, autant de préoccupations que partagent les pays du Sahel …

« Pendant deux heures, la centaine de musiciens, d’acteurs et de danseurs, à travers des chœurs et des solos en bambara, ouolof, malinké, moré, ont à la fois démontré le génie créateur africain et la richesse du fond culturel du Sahel. « Bintou Wèrè », s’est révélé être un spectacle soigneusement conçu, respectant les règle de l’art par la maîtrise du jeu des couleurs, de la lumière et la mise en scène chorégraphique.
L’Opéra du Sahel est construit autour d’un thème central -l’émigration- auquel se greffent de nombreux autres thèmes comme la pauvreté, la déperdition des valeurs sociétales, l’invasion des criquets pèlerin, la famine. Autant de préoccupations que partagent les pays du Sahel.

Le chœur des femmes se demande pourquoi c’est sur cette partie du monde que se concentrent toutes les calamités naturelles. « Sarzan » N’Diaye, un ancien combattant accuse le monde moderne.

Par contre, Dramane Zié, un artiste défend le progrès. La jeunesse du Sahel sans repère, confrontée à la pauvreté et au chômage n’a qu’une idée en tête : partir loin de cette fatalité avec l’envie de se refaire une vie meilleure. Cette envie devient une incitation plus puissante que les discours officiels des rencontres internationales. Les jeunes bravent la soif, la faim et même la mort pour rallier « l’Eldorado » européen.

Alors surgit de nulle part une voix grave murmure : « Nous portons dans nos gorges serrées le requiem de l’innocence perdue. Nous traversons les sables brûlants du désert. Nous irons, les mains ensanglantées sur les barbelés. Nous irons à l’assaut des champs de la bombance ». Mais à cette obsession, s’oppose la détermination des Européens qui barricadent leurs frontières à l’image des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc. Rester en Afrique ou poursuivre ailleurs l’illusion d’un rêve, d’une vie meilleure, tel est le dilemme qui hante l’esprit des jeunes Africains.

Djénéba Koné, révélée au grand public lors de la dernière édition de la Biennale artistique et culturelle, qui interprète majestueusement le rôle de « Bintou Wèrè » dans l’Opéra du Sahel, pose un acte poignant en jetant son enfant né à la frontière entre l’Afrique et Europe, du côté du « vieux continent ».
La symbolique est forte et interpelle toutes les consciences. Mais, le message véhiculé par « Bintou Wèrè » sera-t-il entendu par les milliers de jeunes qui au prix de leur vie s’engagent chaque jour dans une aventure des plus périlleuses ?
», écrit L’Essor du 20 février 2007.

Une véritable réussite …

« Sous les ovations d’un public nombreux qui a fait le déplacement, l’Opéra a démarré dans l’obscurité totale. Nombreux sont ceux qui étaient émerveillés par le décor, la lumière, les costumes. Pour une première organisation tout s’est déroulé comme prévu. Malgré la durée de 2 heures le public a été tenu en haleine jusqu’au dernier moment. La satisfaction était à son comble. », écrit Nouvel Horizon du 20 février 2007.

« Tous les ingrédients étaient réunis pour que ce spectacle puisse être une réussite.

Ils étaient très nombreux à faire le déplacement pour être les témoins oculaires de ce spectacle de deux heures d’horloge. Et les retardataires ont eu tord puisqu’il n’y avait plus de places disponibles à 19 heures 30. Ils étaient donc obligés de rester debout. », écrit L’Indépendant du 20 février 2007.