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Le vendredi 15 juillet, à Koulouba la cérémonie solennelle de signature d’un accord de partenariat pour une école apaisée et performante entre partenaires de l’école malienne a eu lieu sous la présidence de Amadou Toumani Touré, président de la république.
Ousmane Issoufi Maïga Premier Ministre, Mamadou Lamine Traoré ministre de l’Education Nationale, membres du gouvernement, Me Mountaga Tall 1er vice président de l’Assemblée nationale, présidents des institutions de la République, gouverneurs de régions, directeurs généraux des académies, représentants de la société civile, de syndicats d’enseignants, de confessions religieuses, le secrétaire général de l’AEEM, et membres du corps diplomatique et consulaire accrédité dans notre pays, étaient présents à la cérémonie.
Si certains qualifient cet acte d’historique, d’autres comme Oumar Mariko secrétaire général du Sadi, et ancien leader du mouvement estudiantin AEEM en 1991, pensent qu’il n’est qu’un banal accord de plus, une comédie …

Les journaux titrent :
Ecole malienne : la vision solidaire d’une gestion concertée », titre L’Essor du 18 juillet 2005.
Accord de partenariat pour une école apaisée et performante », titre L’Essor » du 20 juillet 2005.
Pour une école apaisée et performante, Les partenaires s’engagent », titre Nouvel Horizon du 18 juillet 2005.
Situation scolaire, Ouvrir de nouvelles perspectives à l’école malienne », écrit Soir de Bamako du 18 juillet 2005.
Accord de partenariat entre les acteurs de l’école, Vers un apaisement du climat scolaire », titre L’Indépendant du 18 juillet 2005.

Situation de l’éducation au Mali …

« Depuis quelques années, l’école figure parmi les
priorités de l’action gouvernementale. La part du
budget d’Etat consacrée à l’éducation a augmenté et
représente 30,06% des charges de fonctionnement de
l’Etat contre 10% au secteur de la santé. Le taux brut
de scolarisation a évolué de 28,8% en 1992 pour
atteindre 70% en 2004. Le gouvernement a recruté au
cours des dernières années de nombreux enseignants,
qui constituent aujourd’hui les 2/3 du personnel payé
sur le budget consacré à l’éducation.
En dépit des efforts fournis par le gouvernement et
les PTF, l’école malienne connaît une situation de
crise permanente. La qualité de la formation dispensée
se détériore progressivement.
Dans le cadre de la recherche d’une solution adéquate
à cette situation, le gouvernement _a entrepris en
février 2005, une série de concertations avec ses
partenaires dans la gestion de l’école, dans toutes
les régions et dans le District de Bamako.
Le diagnostic établi à l’issue de ces
concertations fait ressortir de nombreux problèmes,
généraux ou spécifiques, qui entravent le
fonctionnement normal de l’école, ce sont entre
_autres :
– le manque ou la vétusté des infrastructures et des
équipements scolaires et universitaires ;
– les problèmes d’ordre pédagogique et académique ;
– les dysfonctionnements des administrations
scolaires et universitaires ;
– l’inobservation des règles de discipline et de
déontologie ;
– les problèmes d’insécurité et de violence dans les
établissements scolaires et universitaires ;
– l’intrusion de la politique dans l’espace scolaire
et universitaire.
», écrit Nouvel Horizon du 18 juillet 2005

Cet accord, qualifié d’historique ou de pacte national pour l’éducation par certains …

« Le président de la République, Amadou Toumani Touré,
peut dormir tranquille, à moins qu’il choisisse de
danser le Tcha-Tcha-Tcha : le gouvernement et l’AEEM,
principal mouvement estudiantin de notre pays,
viennent de signer, chacun des deux mains et librement
un « traité de paix et d’amitié » pour ramener le
calme et la tranquillité dans l’espace scolaire.
», écrit Nouvel Horizon du 18 juillet 2005.

Un accord historique, un pacte national pour
l’éducation”, sont entre autres les qualificatifs qui
ont été donnés à “l’Accord de Partenariat pour une
Ecole apaisée et performante” dont la signature a eu
lieu le vendredi dernier dans la salle des Banquets de
Koulouba sous la présidence du Chef de l’Etat Amadou
Toumani Touré.
», écrit Nouvel Horizon du 18 juillet 2005.

Suite à de longues tractations, cet accord a finalement vu le jour …

« L’école malienne connaît une situation de crise
permanente depuis quelques années. Dans le cadre de la
recherche d’une solution adéquate à cette grave
situation, le gouvernement du Mali a entrepris en
février 2005 une série de concertations avec ses
partenaires dans la gestion de l’école, dans toutes
les régions et dans le District de Bamako. Le
diagnostic établi à l’issue de ces concertations fait
ressortir de nombreux problèmes, généraux ou
spécifiques qui entravent le fonctionnement de
l’école. Les participants aux différentes
concertations sur l’école ont proposé au gouvernement
des solutions de sortie de crise dont la mise en
oeuvre nécessite la mobilisation d’importantes
ressources financières et l’accompagnement de
l’ensemble des partenaires de l’école. La cérémonie du
vendredi 15 juillet est donc le couronnement de
l’engagement de l’ensemble des Maliens pour une école
apaisée et performante. C’est dans ce cadre qu’un
accord de partenariat a été conçu et soumis à la
signature des parties prenantes.
», écrit Soir de Bamako du 18 juillet 2005.

« Cette cérémonie est le couronnement d’une série d’échanges et de débats entre le gouvernement et les différents acteurs et partenaires nationaux de l’école malienne. En effet durant plusieurs semaines, dans tous les chefs-lieux de région et dans le district de Bamako, des discussions approfondies ont marqué la mission conduite par le chef du gouvernement pour recenser les difficultés et recueillir les suggestions propres à assainir le climat de l’école malienne confrontée à plus d’une décennie aux troubles les plus divers. Aussi, par cet accord, les parties s’engagent à s’employer à promouvoir une école performante et apaisée. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

« … Nous ne voudrons jouer les Cassandre pour personne, mais les problèmes de l’école sont connus. Les capacités de notre Etat à les résoudre également. Nous attendons de voir à l’épreuve ce que vaut cet accord. Nous pouvons juste signaler qu’au moment où l’accord était porté, les résultats des examens déjà publiés n’étaient pas fameux : 44 % au bac, 51 % au DEF et un peu plus de 60 % au CEP (ceux du BT attendent d’être rendus publics). Par-delà le caractère modeste de ces performances, il y a fort à craindre à l’ouverture ne serait-ce qu’en terme d’accueil.
La signature de « l’accord de partenariat pour une école apaisée et performante » a été rendue possible grâce au président de la République Amadou Toumani Touré, qui a instruit à son Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga de prendre en main la brûlante question de l’école. Brûlante parce que l’idée de faire le tour du pays pour aller à la rencontre des Maliens de tous bords et de toutes couches a germé en pleine tempête scolaire.
Suite aux échauffourées et à la mort de l’étudiant Papou, le ministre de l’Education nationale avait été pratiquement dessaisi du dossier scolaire au profit du Premier ministre. Celui-ci, sachant qu’il était urgent de trouver une issue à la question scolaire, a pris son bâton de pèlerin, malgré les réticences de certains responsables du département de l’Education. C’est ainsi qu’à sa manière et avec le ton qu’on lui connaît, il a tout bousculé sur son passage.
On se rappelle de certains propos qui avaient défrayé la chronique (comme à Sikasso où il avait déclaré qu’au Mali on ne travaille pas, on chante beaucoup, on danse beaucoup, on se marie beaucoup, etc. et dans d’autres localités). Mais cela ne l’avait pas distrait, exigeant, à chaque étape, qu’on lui fasse des propositions concrètes au lieu de se perdre en parlottes parce que, disait-il, on a trop parlé dans ce pays.
Aujourd’hui que la première étape de ce travail est bouclée, il faudrait lui en rendre grâce, d’avoir été à la hauteur de la mission à lui confiée, d’avoir fait preuve de courage aussi bien physique que dans ses convictions.
», écrit Les Echos du 21 juillet 2005.

L’accord …

« Ledit Accord comprend 17 articles et est composé de
trois grandes parties : les dispositions générales,
les parties prenantes et les dispositions finales.
» écrit Nouvel Horizon du 18 juillet 2005.

« La charte contient des propositions qui traduisent la
volonté commune de l’ensemble des parties prenantes à
créer les conditions optimales indispensables pour
l’accomplissement correct par l’école de sa mission
d’éducation et de formation.
Le document de 14 pages pose les principes de base du
partenariat entre le gouvernement et ses partenaires
dans la gestion de l’école, définit et précise les
engagements de chaque partie. Le Premier ministre et
cinq membres du gouvernement ont apposé au bas du
document leur signature. Pour les partenaires du
gouvernement, seize responsables ont signé. L’article
17 des dispositions finales stipule que : “le présent
accord entre en vigueur à compter de la date de sa
signature par les parties.”
Faire de l’école un instrument de développement, de
cohésion et d’unité nationale
», écrit Soir de Bamako du 18 juillet 2005.

« Pour sortir l’école malienne de la tourmente, les principaux acteurs de ce secteur
sous l’impulsion du Président de la République ont signé un Accord permettant à la « vieille malade » qu’est l’école de retrouver toutes ses lettres de noblesse.
Des maux de l’école malienne sont connus de tous, de même que les solutions. Il manquait seulement un examen de conscience de la part de tous les acteurs pour que celle-ci retrouve ses marques d’antan. C’est justement cet examen qui a conduit à l’élaboration d’un Accord de partenariat pour une école apaisée et performante signé le vendredi 15 juillet dernier, au Palais de Koulouba.
La signature de cet Accord par tous les acteurs de l’école (dirigeants, enseignants, élèves et étudiants, partenaires : association de parents d’élèves, société civile, associations religieuses, associations de femmes et ONG) prouve bien, comme l’a si bien indiqué le Président de la République Amadou Toumani Touré, lors de la cérémonie, que les autorités et les responsables de l’école malienne sont capables d’un sursaut de conscience.
Ayant pour but d’assurer un enseignement de qualité, tout en revalorisant la fonction enseignante, l’Accord dont il est question doit s’articuler, selon ATT, autour de quelques mesures essentielles.
Il s’agit, en somme, d’une orientation nouvelle et consensuelle de la politique scolaire. Celle-ci passe, pour l’essentiel, par la revalorisation de la fonction enseignante qui doit porter sur des motivations réelles des enseignants, mais surtout sur la valeur qui s’attache à ce corps et au respect qui doit lui être dû par tous.
Quand cela sera garanti, il ne reste plus, comme ATT l’a souligné, qu’à dépolitiser le système et l’assainir de manière à lui rendre les caractères fondamentaux qui lui sont propres : la culture avec le sens du travail bien fait. Tous ceci constitue évidemment un défi que l’Accord de partenariat doit relever. Pour cela, « chaque acteur doit jouer son rôle et tout son rôle, chacun doit assumer ses responsabilités, toutes ses responsabilités » pour ainsi reprendre les propos du Général Président.
C’est justement à ce seul prix que l’école malienne peut retrouver les lettres de noblesse qu’elle a perdues depuis belle lurette.
», écrit L’Indépendant du 18 juillet 2005.

Avec la signature de cet accord de partenariat pour une école apaisée et performante, toutes les parties signataires s’engagent à …

« Le protocole de ce vendredi engagera donc tous les partenaires de l’école à travers l’exercice de leurs devoirs et la jouissance de leurs droits dans un climat où la loyauté, la mesure et la confiance guideront les actions de tous les jours. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

L’état s’engage à …

« Dans ce cadre, le gouvernement poursuivra la construction d’infrastructures adéquates pour assurer un enseignement de qualité aux apprenants, assurera la formation continue des enseignants, garantira la sécurité à l’école, créera un cadre de concertation pour analyser les problèmes de l’école, luttera contre la fraude, renforcera les capacités du personnel enseignant et s’attachera à établir un enseignement de qualité. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005

Les syndicats d’enseignants s’engagent à …
« Le représentant des syndicats d’enseignants, Sidiki Diarra, s’est félicité de l’aboutissement d’une initiative qui constitue une première dans les annales de notre système éducatif. Aussi a-t-il invité chacune des parties à jouer pleinement son rôle pour que l’école retrouve sa sérénité d’antan. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

« En retour, l’entente exige des syndicats d’enseignants le respect strict de l’éthique et de la déontologie et invite la société civile à appuyer les efforts du gouvernement dans la gestion de l’école. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

« Le représentant des différents syndicats de
l’enseignement M Sidiki Diarra a invité les uns et les
autres à jouer pleinement leur rôle et indiqué que les
syndicats, fidèles à leurs nobles missions, ne
ménageront aucun effort pour l’application des termes
librement consentis pour la marche de l’école
malienne.
», Soir de Bamako du 18 juillet 2005.

l’AEEM s’engage à …

« Safouné Togo, le secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), a salué la démarche et promis l’organisation prochaine de journées citoyennes à Sikasso pour sensibiliser les membres de son association aux nouveaux enjeux de l’école malienne. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

« Le secrétaire général de l’AEEM Safounè Togo a pour
sa part fait savoir que “le salut de l’école malienne
réside dans la concertation. Nous sommes partants pour
un tel acte.” Il a cependant martélé haut et fort que
leur adhésion à l’accord de partenariat pour une école
apaisée et performante n’abroge aucune disposition de
l’AEEM.
», écrit Soir de Bamako du 18 juillet 2005.

Les Parents d’Elèves s’engagent à …

« Mamadou Diarra de la Fédération Nationale des Associations des Parents d’Elèves du Mali (FENAFEM) a, au nom de la société civile, pris acte de l’entente ainsi souscrite entre les parties et promis de s’engager pour son entière concrétisation. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

La société civile s’engage à…

« Le représentant de la société civile Mamadou Lamine
Diarra a indiqué que la société civile prend acte du
contenu de l’accord de partenariat et s’engage à tout
mettre en oeuvre pour son application.
», écrit Soir de Bamako du 18 juillet 2005.

Retombées de cet accord …

Selon le ministre de l’éducation …

« Grâce à cet engagement et à celui de l’ensemble des partenaires, l’école retrouvera progressivement la stabilité et le goût du travail, a estimé Mamadou Lamine Traoré, le ministre de l’Éducation nationale. Des efforts gigantesques ont été fournis dans le développement de l’éducation avec la construction d’infrastructures scolaires et leur équipement en matériels informatiques et de laboratoire, a-t-il constaté ajoutant que de nombreuses écoles ont été pourvues en manuels scolaires. Le recrutement, la formation initiale et continue des enseignants constituent des axes majeurs des interventions futures du département. Tous les aspects de l’éducation scolaire et universitaire sont actuellement revisités pour faire l’objet de politiques sectorielles qui afficheront des références précises et stables pour des actions et des programmes plus durables. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.

« … Pour faire face aux
difficultés, le ministre de l’Education estime que
“nous avons besoin d’une plate forme partenaire
harmonieuse et efficace où tous les partenaires
perçoivent clairement et dans le respect leurs
missions, et où ils agissent ensemble loyalement dans
l’intérêt exclusif de notre pays à la recherche d’une
jeunesse studieuse et citoyenne.” Il a remercié tous
les partenaires et a assuré que l’appui et la
disponibilité de son département ne fera pas défaut.
Pour un partenariat loyal et engagé.
», écrit Soir de Bamako du 18 juillet 2005

Selon le président de la république …

« Le président Amadou Toumani Touré a chaleureusement remercié le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga pour son implication personnelle aux côtés du ministre de l’Éducation nationale dans la conduite des concertations qui ont abouti à cet accord. Aux initiatives prises par le gouvernement en faveur de l’école malienne, Amadou Toumani Touré a associé celles prises par les partis politiques, le Parlement, le Conseil économique, social et culturel et les nombreuses contributions des parents d’élèves, des syndicats, des élèves et étudiants eux-mêmes. Ces concertations, indiquera le président Touré, ont permis de faire un profond diagnostic de l’école malienne. Le progrès économique et social auquel notre pays aspire doit avoir obligatoirement pour base un système éducatif performant dont la mission est de former des citoyens de qualité, capables de relever les défis de notre temps, ajoutera-t-il en constatant que l’accord de partenariat pour une école apaisée et performante vient à son heure. Cadre d’échanges entre tous les acteurs de l’école, cet accord facilite, en effet, une meilleure circulation de l’information indispensable à la prise de décisions pertinentes.
Premier du genre dans notre pays, soulignera le président Touré, il consacre une vision solidaire pour une gestion concertée de l’école malienne. Sa mise en œuvre interpelle le gouvernement, toutes les autres institutions, les partenaires du gouvernement, les enseignants et les élèves a prévenu le chef de l’Etat. ATT a, par conséquent, promis que la mise en place du Conseil supérieur de l’éducation, un organe prévu dans la loi d’orientation sur l’éducation, viendra renforcer le dispositif de gestion de l’école. Il a donné instruction au gouvernement de prendre dans les meilleurs délais les textes d’application s’y rapportant. », écrit L’Essor du 18 juillet 2005.
« A propos de la résolution de la crise scolaire, “Aucun sacrifice ne sera de trop”, signé ATT. Car, selon le Président de la République, l’école est un enjeu national qu’il faut mettre au-dessus de toutes les autres considérations. ATT a saisi cette occasion pour annoncer la mise en place prochaine du Conseil Supérieur de l’Education, inscrit dans la Loi d’Orientation sur l’Education.
», écrit Soir de Bamako du 20 juillet 2005.

La signature de cet accord n’est pas une chose nouvelle pour certains …

« Pour le reste, nous ne pouvons que souhaiter que les différentes parties signataires de l’accord soient à la hauteur des engagements auxquels ils ont librement souscrit une nouvelle fois. Parce que ce n’est pas la première fois que les mêmes prennent les mêmes engagements devant la nation. », écrit Les Echos du 21 juillet 2005.

Pour Dr. Oumar Mariko, membre fondateur et 1er secrétaire général de l’AEEM, cet accord ne relève que de la pure tragi-comédie

« Le gouvernement malien et ses partenaires de l’éducation ont, à l’issue des concertations du PM sur l’école en février, signé un accord de partenariat pour une école apaisée et performante. Pour Dr. Oumar Mariko, membre fondateur et 1er secrétaire général de l’AEEM, cet accord relève de la pure tragi-comédie, la somme de tous les accords connus jusque-là. Le salut de l’école, dit-il, passe par le rejet du Prodec, l’arrêt des nominations népotistes et politiciennes la conscientisation des leaders estudiantins qu’il qualifie de « salonnards ».

Les Echos : Selon vous, cet accord est-il un accord de plus ou ce sera le dernier qui mettra fin à la crise scolaire ?
Oumar Mariko : Je peux vous dire que cet accord ne vaut même pas un accord de plus parce qu’il est la répétition de tous les accords connus jusque-là avec des vœux pieux. Ce n’est même pas un accord, mais un replâtrage des anciens accords.
A mon avis, la réflexion devait porter sur le Prodec (Programme décennal de l’éducation) qui a conduit l’école dans un bourbier. Le Prodec forme des gens pour un développement capitaliste alors que notre pays n’est pas capable de faire même l’accumulation interne du capital. Le Prodec n’est pas lié aux besoins socio-économiques de notre pays, il est le reniement de toute l’expérience pédagogique que le Mali a connu de 62 à nos jours.
La question était de savoir si nous devions continuer ou pas avec le Prodec. Le gouvernement a évacué le débat sur le bilan du Prodec. Je ne peux pas comprendre que dans son discours, le ministre Mamadou Lamine Traoré dise que nous sommes dans une difficulté conjoncturelle avec une crise de conscience. Là, ça ne va plus. Il considère les difficultés du Prodec comme conjoncturelle et la crise actuelle comme une crise de croissance. En même temps, il reconnaît que le Prodec n’est pas son Prodec, mais leur Prodec. Ce n’est pas intellectuellement honnête surtout de la part d’un grand philosophe.

Les Echos : En quoi cet accord serait-il de la tragi-comédie ?
O. M. : Nous sommes devant une tragi-comédie, dans la forme avec toutes ces signatures (Ndrl 22 signatures) de tous ces soi-disant partenaires et le gouvernement. Je pense que de grands intellectuels de haut niveau et de jeunes respectables (qu’il m’excuse du terme), ne devraient pas apposer leurs signatures sur un tel document qui va faire le tour du monde alors qu’il n’y a rien dedans.
A première vue, il y a une définition de rôle, le ministère doit faire ceci ou cela. Le ministère ne sait pas ce qu’il doit faire depuis combien d’années ? Ceux qui dirigent l’AEEM ne savent-ils pas pourquoi ils ont mis en place une structure syndicale ? Qu’est-ce que les parents d’élèves ont à apprendre ? Le document n’est qu’une compilation de ce que chacun doit faire comme si les gens, subitement, avaient perdu leur rôle, ne savaient pas pourquoi ils sont là et qu’est-ce qu’ils font.
Mais, ils savent ce qu’ils veulent. Le gouvernement est d’accord avec une école de bazar et ce n’est pas étonnant, car aucun ministre malien n’a son enfant dans le système éducatif national. Tous amassent des sous pour envoyer leurs enfants à l’extérieur à commencer par le ministre de l’Education nationale lui-même.
Compte tenu de la représentation des parents d’élèves, on se pose la question de savoir comment ces responsables sont mis en place. Pour une structure comme l’AMDH, elle ne devrait pas apposer sa signature dans ce document qui ne parle pas de l’assassinat de Papou à la FSJE, entouré par une parodie de justice. Quant à mes chers cadets de l’AEEM, ils sont les plus malheureux dans ce document. On les a inféodés à l’administration scolaire, au ministère de l’Education nationale, c’est un musellement complet de l’AEEM.
On demande à l’AEEM de bannir la violence. Or, la violence à l’école a été semée sur l’injonction du ministre de l’Education. C’est lui qui en est l’auteur pour avoir pris position dans les combats du mouvement étudiant, soutenir financièrement et matériellement des étudiants, gérer l’école comme si c’était sa boutique. Le ministre gère l’école comme à l’époque de Clovis 1er (Ndrl : l’époque des grands seigneurs). C’est pourquoi, je me demande si nous sommes dans un Etat avec ses lois et principes ou si nous sommes dans une République bananière. Il n’y a rien dans ce document qui puisse régler les problèmes de l’école malienne.

Les Echos : Pour vous, la crise de l’école se situe à quel niveau ?
O. M. : Au niveau de l’école malienne, les problèmes sont liés au bas niveau de l’éducation, à la non-maîtrise du système pédagogique par les enseignants, un système qui change au gré des porte-monnaies des bailleurs de fonds, la corruption généralisée à l’école, la fraude massive, les nominations népotistes et politiciennes. A cette situation, il faut ajouter les problèmes de manque de salles de classe, d’enseignants, etc.
C’est pour recenser ces problèmes qu’on a vu le Premier ministre sillonner toute la République du Mali tambour battant, reconnaissant par-ci, par-là les fautes du gouvernement, niant certaines évidences. Le ministre de l’Education qui rencontre des partenaires soi-disant sociaux. Mais, c’est du gâchis financier et économique !
Si on nous fait le bilan de l’argent englouti dans toute cette tournée du PM et du ministre de l’Education, vous pouvez être sûr qu’on aurait construit déjà une centaine de salles de classe. Il s’agissait simplement de régler les questions d’urgence à savoir l’assassinat de Mamadou Dramane Traoré de la FSJE, la question des étudiants qui ont passé à l’examen du doyen, les directeurs de Cap devaient être remis dans leur droit et le ministère devait se retirer de la gestion de l’AEEM. Il a été pris en flagrant délit de gestion claniques du mouvement étudiant à coup de corruption pour avoir une école apaisée.
La problématique même de l’école, après ces questions urgentes, devrait mériter des réflexions plus importantes que des conférences et des séminaires à coup de millions. Le fonds du débat, c’est le Prodec qui a été mis en place par le système financier international pour gérer les hommes et les femmes de ce pays.

Les Echos : Quelles sont alors vos propositions pour une école apaisée et performante ?
O. M. : D’abord, il faut renoncer au Prodec. Il faut construire des salles de classes, faire le point du budget de l’Education qui ne cesse de croître et où on parle de disparition de 2 milliards de F CFA à la Daf. Il faut que le service public soit une préoccupation de l’Etat malien. Le gouvernement doit se retirer de la gestion de l’AEEM. Ils sont en train d’entretenir des corrompus à la tête du mouvement estudiantin qui passent leur temps dans les salons des ministres, directeurs et du président. Il faut éviter les nominations politiciennes que Mamadou Lamine effectue au niveau des Cap avec ses militants du Miria. Pour tout dire, l’école malienne est prise dans une stratégie assassine portée par le Prodec et le ministre de l’Education nationale et ce sont les enfants du Mali qui en souffrent.

Les Echos : Votre mot de la fin ?
O. M. : Je demande aux autorités maliennes d’apprendre à penser Mali, qu’elles ouvrent les yeux pour regarder la souffrance du peuple et qu’on arrête de jouer au chat et à la souris.
Aux étudiants et élèves du Mali, le chemin suivi par leurs leaders aujourd’hui est préjudiciable à leur avenir. Ils doivent se revoir, s’organiser sur des bases saines et montrer qu’ils sont responsables. Aux forces politiques du Mali, soucieuses de l’avenir du pays, il y a un sursaut à faire, car ce qu’on vient de nous offrir sur la question de l’école ne garantit rien de bon pour l’avenir.
», écrit Les Echos du 20 juillet 2005

Perspectives de l’école malienne, malgré la signature de cet accord …

« Cependant, si les intentions sont bonnes, il est clair que personne ne fera l’école malienne à la place des Maliens. Et tant que persisteront les Politiques d’Ajustement Structurel, l’école malienne continuera de patauger dans la bourbe. Cela est d’autant plus vrai qu’elle tire ses racines de la période coloniale et qu’elle ne répond plus aux réalités socio-économiques de notre pays. Aujourd’hui, l’école doit obligatoirement répondre à un choix global de politique conforme aux réalités économiques, sociales et culturelles dont le produit ne peut être que le reflet du type de développement souhaité par le peuple malien. L’accord de partenariat ira-t-il loin ? “Oser signer, c’est accepter d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’école malienne”, disait ATT lors de la signature dudit accord. Mais quelles sont les perspectives de l’école malienne sans une adéquation entre formation-emploi ? Ou alors, la solution est toute trouvée ? », écrit Soir de Bamako du 20 juillet 2005

La cérémonie de signature de l’accord historique pour l’éducation a été clôturée par des “fatiya” et des prières à Dieu, dites par les représentants de l’Amupi et des églises.

Texte intégral de l’Accord de partenariat pour une école apaisée et performante
L’Essor du 20 juillet 2005

« Accord de partenariat pour une école apaisée et performante (Texte intégral)

Les concertations sur l’école malienne entre le gouvernement de la République, les administrations scolaires et universitaires, les syndicats d’enseignants, les organisations de la société civile et l’Association des élèves et étudiantsduMaliontété sanctionnées par un accord de partenariat pour une école apaisée et performante.

L’entente balise les voies de sortie de crise de l’école malienneet engage les parties contractantes à privilégier la concertation pour tout différend qui les opposerait. L’accord a été signé vendredi dernier au Palais de Koulouba au cours d’une cérémonie présidée par le Chef de l’État.
Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de cet important document :

Depuis quelques années, l’école figure parmi les priorités de l’action gouvernementale. La part du budget d’État consacrée à l’Éducation a augmenté et représente 30,06 % des charges de fonctionnement de l’État contre 10 % au secteur de la santé. Le taux brut de scolarisation a évolué de 28,8 % en 1992 pour atteindre 70 % en 2004.

Le Gouvernement a recruté, au cours des dernières années, de nombreux enseignants, qui constituent aujourd’hui les deux tiers du personnel payé sur le budget consacré à l’Éducation. Il a réalisé dans toutes les régions et dans le District de Bamako, d’importantes infrastructures scolaires et universitaires et leur équipement.

En dépit des efforts fournis par le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers, l’école malienne connaît une situation de crise permanente. La qualité de la formation dispensée se détériore progressivement.

Dans le cadre de la recherche d’une solution adéquate à cette grave situation, le Gouvernement a entrepris en février 2005, une série de concertations avec ses partenaires dans la gestion de l’école, dans toutes les régions et dans le District de Bamako. Le diagnostic établi à l’issue de ces concertations fait ressortir de nombreux problèmes, généraux ou spécifiques, qui entravent le fonctionnement normal de l’école.

Ce sont notamment :
– le manque ou la vétusté des infrastructures et des équipements scolaires et universitaires ;
– les problèmes d’ordre pédagogique et académique ;
– les dysfonctionnements des administrations scolaires et universitaires ;
– l’inobservation des règles de discipline et de déontologie ;
– les problèmes d’insécurité et de violence dans les établissements scolaires et universitaires ;
– l’intrusion de la politique dans l’espace scolaire et universitaire.

Les participants aux différentes concertations sur l’école (administrations scolaires et universitaires, syndicats d’enseignants, organisations de la société civile et Association des élèves et étudiants du Mali) ont proposé au Gouvernement des solutions de sortie de crise dont la mise en œuvre nécessite la mobilisation d’importantes ressources financières et l’accompagnement de l’ensemble des partenaires de l’école.

Ces propositions traduisent la volonté commune de l’ensemble des parties prenantes à créer les conditions optimales indispensables pour l’accomplissement correct par l’école de sa mission d’éducation et de formation.

A cet effet, le Gouvernement et ses partenaires dans la gestion de l’école ;
– convaincus de la nécessité d’agir de concert pour sauver l’école malienne ;
– convaincus de la nécessité de réduire l’influence des enjeux politiciens sur la gestion des affaires de l’école et d’un traitement moins partisan des problèmes identifiés ;
– soucieux des moyens limités de l’État ;
– soucieux de la qualité et de la performance du système éducatif ;
– considérant l’importance et la complexité des défis à relever ;
– considérant les difficultés économiques que traverse le Mali, notamment les effets du déficit pluviométrique, l’invasion des acridiens en 2004, la chute du cours des principaux produits d’exportation tels que le coton et l’or, la situation de crise politique et institutionnelle qui prévaut dans certains pays ouvrant l’accès du Mali à la mer, la flambée du prix des hydrocarbures ;

ONT CONVENU ET ARRÊTÉ CE QUI SUIT :

I. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 1er : Le présent Accord pose les principes de base de partenariat entre le Gouvernement et ses partenaires dans la gestion de l’école.

Article 2 : Le Gouvernement et ses partenaires s’engagent à jouer exclusivement le rôle qui est traditionnellement reconnu à chacun dans la gestion de l’école. En outre, ils s’engagent à combattre la fraude et la corruption dans l’espace scolaire et universitaire.

Article 3 : Toutes les actions à mener visent à réaliser les objectifs de la loi n° 99-046 du 28 décembre 1999 portant loi d’orientation sur l’Éducation et du Programme Décennal de Développement de l’Éducation.

II. LES PARTIES PRENANTES

LE GOUVERNEMENT

Article 4 : Le Gouvernement s’engage à :
– poursuivre la construction et/ou la réhabilitation des infrastructures ;
– poursuivre la dotation des établissements d’enseignement en équipements et en matériels didactiques adéquats ;
– corriger les disparités d’accès à l’éducation entre filles et garçons ;
– accélérer le transfert des compétences et des ressources de l’Éducation aux collectivités territoriales ;
– entreprendre la relecture des textes législatifs et réglementaires sur l’éducation apparus inadaptés, en assurer la codification, la diffusion et l’application ;
– clarifier le rôle et les attributions de chacun des intervenants dans la gestion de l’école ;
– élaborer un règlement intérieur adapté à la situation actuelle des écoles ;
– entreprendre l’évaluation des innovations pédagogiques ;
– poursuivre la politique volontariste de formation initiale des enseignants à travers les instituts de formation des maîtres ;
– planifier et renforcer la formation continue des enseignants et des conseillers pédagogiques ;
– poursuivre le recrutement de personnels enseignants ;
– améliorer les conditions de travail des enseignants ;
– veiller à une gestion rationnelle du personnel enseignant ;
– élaborer une véritable politique en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique ;
– élaborer une politique de l’éducation non formelle et un mécanisme d’appui aux écoles communautaires et privées ;
– procéder à l’évaluation, à la coordination et au renforcement des actions des organisations non gouvernementales oeuvrant dans le domaine de l’Éducation ;
– assurer la sécurité à l’école ;
– développer l’enseignement de l’éducation civique et morale à l’école ;
– poursuivre la mise en œuvre des engagements préalablement pris avec les organisations syndicales ;
– veiller au respect des franchises universitaires.

Article 5 : Le Gouvernement s’engage à créer un cadre de concertation permanent entre lui et ses partenaires dans la gestion de l’école et à promouvoir une politique d’information, d’éducation et de communication autour des enjeux de l’école.

Article 6 : Le Gouvernement s’engage à augmenter le niveau actuel des ressources publiques allouées à l’Éducation.

Article 7 : Les administrations scolaires et universitaires veilleront au respect strict de la législation scolaire, universitaire et du règlement intérieur dans les écoles. Elles procéderont à l’évaluation constante des enseignants.

Article 8 : Le Rectorat de l’Université de Bamako et la Direction nationale de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en relation avec les facultés, les grandes écoles et les instituts, procéderont à la mise en place d’un système de gestion informatisé et transparent des flux d’étudiants, de leur cursus scolaire et universitaire ainsi que des bourses scolaires et universitaires.

LES PARTENAIRES DU GOUVERNEMENT DANS LA GESTION DE L’ÉCOLE

Article 9 : Les partenaires du Gouvernement dans la gestion de l’école, à savoir les syndicats d’enseignants, les organisations de la société civile et l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM), s’engagent à s’impliquer aux cotés du Gouvernement dans la recherche de solutions durables aux problèmes de l’école. A cet effet, ils s’accordent à inscrire dans la durée la mise en application des propositions de solution issues des concertations.

Les syndicats d’enseignants

Article 10 : Les syndicats d’enseignants s’engagent à faire observer par leurs adhérents les règles d’éthique et de déontologie de l’enseignement.

Les organisations de la société civile

Article 11 : Les associations de parents d’élèves et les organisations de la société civile s’engagent à apporter leur concours au Gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique d’information, d’éducation et de communication en direction du monde scolaire, à accompagner la mise en application des recommandations issues des concertations, à jouer l’intermédiation entre le Gouvernement et les autres acteurs de l’école.

L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM)

Article 12 : L’Association des Élèves et Étudiants du Mali s’engage à :
– sensibiliser les élèves et les étudiants à observer scrupuleusement le règlement intérieur des écoles ;
– respecter l’autorité de administration scolaire et universitaire ;
– s’interdire tout recours ou toute menace de recours à la violence comme moyen de revendication catégorielle ;
– dénoncer tout acte de violence perpétré dans espace scolaire et universitaire ;
– privilégier la concertation avec l’administration scolaire directement concernée pour la recherche de solutions aux problèmes posés.

Article 13 : L’association et ses structures de base s’engagent à respecter le droit à l’éducation et à la formation des élèves et étudiants et s’abstiennent de recourir à la violence pour faire aboutir leurs revendications.
Elles s’engagent à épuiser toutes les voies de dialogue et de négociation instituées avant toute décision unilatérale. Elles s’engagent à tenir des assemblées générales à des heures compatibles avec les heures de cours. Toutefois, en cas de nécessité, les assemblées générales peuvent se tenir après concertation avec l’administration scolaire directement concernée.

III. DISPOSITIONS FINALES

Article 14 : Le rapport de synthèse des recommandations des partenaires de l’école pour une sortie de crise fait partie intégrante du présent Accord.
Article 15 : Le Gouvernement élaborera, de commun accord avec les partenaires de l’école, un chronogramme de mise en application des recommandations issues des concertations. Ledit chronogramme pourra faire l’objet de révisions annuelles consensuelles pour tenir compte de l’évolution de la situation économique.
Article 16 : Le Ministre de l’Éducation nationale est chargé du suivi de la mise en œuvre desdites recommandations.

Article 17 : Le présent Accord entre en vigueur pour compter de la date de sa signature par les parties.
Pour toutes questions non précisées, il est fait référence d’une part aux documents relatifs aux concertations et d’autre part aux orientations de la politique du Gouvernement dans le domaine de l’Éducation.

Fait à Bamako, le 15 juillet 2005

ONT SIGNE

POUR LE GOUVERNEMENT

• Le Ministre de l’Éducation nationale Mamadou Lamine Traoré
• Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga
• Le Ministre de la Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises, Ministre de l’Économie et des Finances par intérim Ousmane Thiam
• Le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales Général Kafougouna Koné
• Le Ministre de la Sécurité Intérieure et de Protection Civile Colonel Sadio Gassama
• Le Ministre de la Fonction Publique, de la de la Réforme de l’État et des Relations avec les Institutions Badi Ould Ganfoud

POUR LES PARTENAIRES DU GOUVERNEMENT

• Le Syndicat National de l’Éducation et de la Culture (SNEC) Tibou Telly, secrétaire général
• La Fédération de l’Éducation Nationale (FEN) Youssouf Ganaba, secrétaire général
• La Fédération Nationale de l’Éducation, des Sports, des Arts, de la Recherche et de la Culture (FENAREC) Abdoulaye Bathily, secrétaire général
• Le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP) Lassana B. Traoré, secrétaire général
• La Fédération Nationale des Associations des Parents d’Élèves et Étudiants du Mali (FENAPEEM) Mamadou Lamine Diarra, président
• L’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) Amadou Bocar Tégueté, secrétaire général
• L’Association Malienne pour l’Unité et le Progrès de l’Islam
(AMUPI) Issiaka Traoré, président
• La Conférence Épiscopale du Mali Monseigneur Jean-Gabriel Diarra, président
• Le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) Thierno Hady Boubacar Thiam, président
• L’Association des Groupements d’Églises et Missions Protestantes du Mali Pasteur Maurice Sogoba, délégué général adjoint
• La Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO) Mme Traoré Oumou Touré, secrétaire exécutive
• Le Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ-Mali) Siriman Traoré, secrétaire exécutif
• L’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) Safounè Togo, secrétaire général
• La Ligue Nationale des Écoles et Établissements d’Enseignement Privé (LINEP) Cheick Salla Maïga, premier vice-président
• L’Association des Écoles Privées Agréées du Mali (AEPAM) Ibrahima Rémy Doumbia, secrétaire général
• L’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali (AMS-UNEEM) Oumar Arboncana Maïga, secrétaire général adjoint.