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Rentrée scolaire 2006-2007: Plus de 2 millions d’enfants de l’enseignement fondamental et préscolaire reprennent le chemin des classes


Lundi, 18 septembre dernier, plus de 2 millions d’élèves de l’enseignement fondamental et préscolaire ont repris le chemin des classes pour la rentrée scolaire 2006-2007.

La rentrée scolaire 2006-2007 a bien été effective dans le district de Bamako, ainsi que les différentes régions du Mali.

Cette année, le traditionnel discours prononcé à l’occasion de l’ouverture des classes a été fait par Souleymane Koné, Directeur national de l’éducation de base.

Au titre de l’enseignement fondamental, l’année scolaire 2005-2006 a été marquée notamment par le recrutement de 2000 nouveaux maîtres. Quant à l’année, 2006-2007, elle verra la construction de 2 350 salles de classe, le développement, ainsi que le ravitaillement des cantines scolaires. Bref, trois grandes innovations marqueront l’année scolaire 2006-2007.

Les journaux titrent :

L’essor du 19 septembre 2006 : « Rentrée scolaire 2006-2007 : Immédiatement dans le vif du sujet ».

L’Indépendant du 19 septembre 2006 : « Rentrée scolaire 2006-2007 : Plus de 2 millions d’enfants ont repris le chemin de l’école ».

Les Echos du 19 septembre 2006 :
« Rentrée scolaire 2005-2006, La course poursuite à Torokorobougou ».

Les Echos du 19 septembre 2006 :
« Rentrée 2006-2007 à Hamdallaye, Faible mobilisation des élèves ».

Cette année, Souleymane Koné, le Directeur national de l’éducation de base a prononcé le traditionnel discours consacrant l’ouverture des classes. Il a annoncé que trois grandes innovations marqueront l’année scolaire 2006-2007 …

« Au niveau des différents ordres d’enseignement, ce sont les tout petits (école primaire et école fondamentale) qui, les premiers, ont ouvert le bal. Ainsi, depuis hier lundi 18 septembre, ils sont plus de 2 millions d’enfants à reprendre le chemin de l’école sur toute l’étendue du territoire national.

Selon le Directeur national de l’éducation de base, trois grandes innovations marqueront l’année scolaire 2006-2007.

Tout d’abord, il s’agit du renforcement des actions entreprises dans le cadre de la phase I du programme d’investissement sectoriel de l’éducation par le développement des équipements et des infrastructures, la formation des enseignants, la dotation des écoles en matériels didactiques, le renforcement et l’actualisation des filières de formation et des programmes d’enseignement, la finalisation et l’adoption des politiques sectorielles.

A cet effet, le lancement le 13 septembre dernier à Kayes du PISE II est une garantie de sérénité.

En second lieu, Souleymane Koné annoncé que la nouvelle année scolaire et universitaire sera placée sous le signe de la promotion du sport scolaire et universitaire. Même si ce volet connaissait déjà un regain d’intérêt l’année dernière, le ministère de l’Education nationale entend, cette fois-ci, organiser une semaine nationale du sport scolaire et universitaire.

Tertio, une attention spéciale sera accordée au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les établissements scolaires de concert avec le ministère chargé des NTIC.

A preuve, l’imminence de la création de cyberespaces au sein de dix groupes scolaires de l’enseignement fondamental et de trois Instituts de Formation de Maîtres dans les régions de Sikasso, Mopti et dans le District de Bamako.

A l’appui de ces trois innovations majeures, il faut citer un point important qui est la création d’une commission nationale des programmes chargée d’étudier les orientations et le contenu des programmes proposés par les commissions techniques.
En tout cas, pour le Directeur national de l’éducation de base, la nouvelle année scolaire commence sous de bons auspices, même si des problèmes récurrents existent qui méritent «une attention soutenue, une vigilance accrue, un sacrifice plus grand».

Appelant à une école performante et apaisée comme ce fut le cas ces dernières années, M. Koné a conclu comme en guise de défi pour l’avenir : «Notre système éducatif connaît actuellement des mutations profondes face aux besoins nationaux et aux exigences internationales. L’impératif réside dans la formation de ressources humaines compétentes, citoyennes, productrices de biens intellectuels et matériels pour l’épanouissement culturel, la cohésion sociale et le développement économique de notre pays».
», écrit L’Indépendant du 19 septembre 2006.


Situation dans les différentes écoles de l’enseignement fondamental et préscolaire du district de Bamako, lors de la reprise des cours, le 18 septembre passé…

« Les élèves de l’enseignement fondamental et préscolaire ont repris hier le chemin des classes pour la rentrée scolaire 2006-2007.
Et contrairement à ce que beaucoup pensaient, la rentrée est effective dans le District de Bamako que notre équipe de reportage a sillonné. Partout où elle s’est rendue, les élèves étaient en classes et les cours effectivement dispensés.

Au groupe scolaire Séga Diallo à Bozola, l’année scolaire a commencé par des leçons sur le code de la route. Le coordinateur du groupe scolaire, Moustapha Diarra, a assuré que les professeurs sont au complet et que les manuels scolaires étaient disponibles. Ici, l’entente est totale entre l’association des parents d’élèves (Ape), le conseil de gestion scolaire (Cgs) et l’administration scolaire.

Plus loin au groupe scolaire Mamadou Konaté, le constat était identique : les cours ont démarré à 8h et tout le personnel était sur le pont.

Au centre d’animation pédagogique (Cap) de Bamako-coura, le directeur Abdoulaye el hadj Cissé a expliqué que toutes les dix écoles que coiffe ce Cap ont entamé les cours à l’heure prévue même si certains professeurs en formation manquaient, naturellement, à l’appel.

Sur la rive droite du Niger, précisément à Sabalibougou, notre équipe de reportage est arrivée à la récréation. la cour de l’école était pleine d’élèves, signe évident que la rentrée est effective. « c’est le résultat d’une longue campagne de sensibilisation qui a été initiée cette année par la direction de l’établissement », expliquera le coordinateur, Mamadou Maïga, visiblement heureux au spectacle de cette foule d’élèves.

Au complexe scolaire école fondamentale d’excellence de Kalaban-Coura (Efek), à l’est du marché de Daoudabougou, l’atmosphère était également bon enfant entre parents d’élèves et enseignants d’une part et d’autre part, entre les élèves eux-mêmes. ici, l’effectif est limité à 40 élèves par classe, soit un total de 360 élèves.

Le groupe scolaire de Daoudabougou A1, dernière école visitée par notre équipe, a également fait le plein. Le coordinateur de l’établissement, Nacounté Coulibaly, s’est réjoui du démarrage effectif des cours mais déplore l’insuffisance des salles de classes. « Il n’existe que 3 classes pour 6 cours », constatera-t-il avant de redouter que cette situation perturbe les cours dans les prochains jours. Il a lancé un appel aux autorités scolaires afin qu’elles prennent des dispositions urgentes pour le bon déroulement de l’année scolaire.
», écrit L’essor du 19 septembre 2006.

« La rentrée des classes pour l’année scolaire 2006-2007 du fondamental a été effective pour l’ensemble des établissements du district de Bamako. C’est très tôt, dans la matinée du lundi 18 septembre 2006, que les élèves ont pris le chemin de l’école.

Au second cycle de Dravela I, la rentrée des classes s’est passée dans le calme et la sérénité, a déclaré Baka Traoré, le directeur de cet établissement. «Le rapport circonstanciel que j’ai déposé au niveau du CAP atteste que la rentrée a été effective dans toutes les classes et que les cours ont démarré normalement en présence de tous les professeurs. Cependant, le brusque démarrage des classes pose un énorme problème de places assises. D’autre part, les tôles des toitures laissent passer l’eau des pluies, or nous ne sommes pas en fin de l’hivernage», a-t-il déploré.

A l’école Marie Diarra I, le directeur Moussa Koné affirme lui aussi que la reprise des classes s’est passée dans de très bonnes conditions. «La plupart des élèves sont venus malgré le fait que la rentrée scolaire 2006-2007 soit précipitée. Jusqu’à la dernière minute, certains élèves croyaient que la date allait être reportée ce qui fait que l’enthousiasme n’y était pas. Certaines personnes avançaient même la date du 25 septembre comme celle de la rentrée des écoles du fondamental. Tout le corps professoral était là mais le moral n’était pas au rendez-vous puisque l’école a démarré au beau milieu du mois, les gens n’ont pas encore touché leurs salaires».

Parmi les difficultés observées dans cet établissement, c’est toujours le problème des tables et des bancs qui, selon le directeur, ne sont pas prêts.

En ce qui concerne les parents, ceux-ci ne sont pas reçus pendant le premier jour, ils ne perturbent pas la rentrée scolaire.
», écrit L’Indépendant du 19 septembre 2006.

Rentrée scolaire à Torokorobougou …

« Une fois n’est pas coutume, la rentrée scolaire du fondamental s’est déroulée hier lundi 18 septembre 2006 sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons effectué des visites dans certains établissements de la capitale pour constater dans quel état d’esprit les uns et les autres ont vécu cet événement national.

Les élèves du fondamental (de la 1ère à la 9e année) ont repris, hier 18 septembre 2006, le chemin de l’école. Normalement, la rentrée scolaire devrait être effective dans tout le pays.

De l’avis de nombreux de nos concitoyens, les autorités maliennes ont décidé de procéder, cette année, à la rentrée scolaire afin d’anticiper les mouvances des élections générales de 2007. On sait que les salles de classe sont généralement utilisées comme bureaux de vote et les enseignants comme personnel électoral.

Afin de mieux s’enquérir des réalités sur le terrain et surtout d’être au cœur de l’événement, nous-nous sommes rendu dans certains établissements publics et privés de la rive droite.

Ainsi, à l’école fondamentale A et C de Torokorobougou, l’ambiance était au rythme de « chacun pour soi, dieu pour tous ». Les parents d’élevés qui ne retrouvaient pas le nom de leur enfant sur la liste couraient de classe en classe. « C’est où la direction ? Ils ne vont pas surtout me dire qu’ils ont omis le nom de mon enfant », s’interroge impatiemment une femme très colérique. D’autres, vu l’effectif pléthorique dans les classes, s’inquiétaient à trouver une place vers le devant, car dit on c’est les vauriens qui sont au fond de la classe.

Comme les précédentes années, les principaux problèmes des établissements publics comme l’école fondamentale A et C de Torokorobougou restent l’effectif pléthorique d’élèves et le manque d’enseignants et l’insuffisance de salles de classe. « Nous essayons de gérer la situation comme on peut, mais nous restons toujours confrontés au manque d’enseignant et de salle de classe », a indiqué Ibrahim Boré, le directeur de l’établissement.

La quasi-totalité des salles de classe de cette école sont dans un état de dégradation très avancée, « Nous sommes dans un environnement délabré. Dans une classe, les enfants étudient à même le sol qui a perdu la couche de ciment », s’est offusquée une enseignante. Rouge de colère, elle n’a pas pu s’empêcher d’intervenir dans notre entretien avec son directeur.

Dans la cour, une femme venue accompagner son petit-fils, nous raconte qu’elle n’avait pas retrouvé le nom de ce dernier qui passe pour la 2e année. Elle voulait que coûte que coûte trouver une place pour son protége. Mais, « on me demande de venir demain alors que je suis là depuis 7h », dit-elle dépitée et désespérée.

Contrairement à l’établissement public de Torokorobougou A et C, à l’école privée « Les Castors » du Quartier Mali, l’ambiance était plutôt sereine. « Tous les enseignants ont répondu présent et tout se passe comme prévu », a indiqué Mme Sidibé Oumou Louise Sidibé, la promotrice. Cette année, l’innovation aux Castors est que la rentrée d’hier concernait uniquement les élèves de la 1ère année. « Nous avons voulu que les tous petits, qui font leur premier contact avec l’école, se sentent dans une atmosphère de calme et de sécurité. Toute notre attention sera consacrée ce matin aux petits enfants », a-t-elle précisé.

Les autres classes débuteront le mercredi 20 septembre 2006.
», écrit Les Echos du 19 septembre 2006.

Rentrée scolaire à Hamdallaye, Faible mobilisation des élèves …

« La rentrée des écoles fondamentales a eu lieu hier. A Hamdallaye, il y avait moins d’affluence tant dans les écoles publiques que privées.
«_ L’engouement de la rentrée de cette année n’a pas atteint celle des années précédentes dans les écoles que nous avons visitées hier matin. Apparemment, beaucoup d’élèves et leurs parents n’étaient pas psychologiquement et matériellement préparés pour l’affronter. Ils sont nombreux à estimer que les autorités ont décrété cette rentrée avancée dans leurs intérêts. Cela explique certainement l’absence d’une grande partie des élèves hier dans leurs établissements.

Selon Ibrahima Diarra, le directeur d’une école publique de Hamdallaye, cette rentrée aurait pu être effective si les autorités avaient au moins consulté les directeurs d’écoles avant de prendre cette décision. « Vous voyez que les maîtres sont présents et ils n’attendent que les élèves. Nous n’avons rien compris en cette rentrée. Les élèves ne sont pas prêts pour rentrer aujourd’hui. Ils sont obligés de le faire parce qu’on leur impose cela. Si c’était le 1er ou le 2 octobre, vous alliez trouver qu’il sont tous là », a-t-il expliqué.

Pour le directeur de l’école privée « Elena », cette rentrée n’a pas été avantagée. « Beaucoup d’enfants ne sont pas revenus de vacances. S’il faut entamer directement les cours à l’absence d’un grand nombre d’élèves, les maîtres seront obligés de reprendre tout le temps les leçons. On va donc maintenir les enfants et faire des leçons de révision jusqu’au 1er octobre
», a-t-il ajouté. », écrit Les Echos du 19 septembre 2006.