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Budget d’Etat 2007 du Mali, arrêté en recettes à 885,320 milliards de F CFA et en dépenses à 935,759 milliards de F CFA

Le budget d’Etat du Mali pour l’exercice 2007 a été arrêté en recettes à 885,320 milliards de F CFA (contre 840,740 de F CFA en 2006) et en dépenses à 935,759 milliards de F CFA, soit un déficit d’environ 91,2 milliards de F CFA.

S’il y a un aspect qui ne passe pas inaperçu dans le budget national cette année, c’est sans doute la sobriété affichée par la présidence de la République dont le budget est passé de 18,089 milliards en 2006 à près de 11,244 milliards en 2007.

Quant à la Primature, son budget est passé cette année de 9,053 milliards contre près de 9,150 milliards en 2006.

A l’Assemblée nationale, le budget est passé de 8,329 milliards de F CFA contre 7,626 milliards l’année dernière.
Le budget consacré à la décentralisation a quant à lui, connu une hausse spectaculaire de 723,30 %.

Paradoxalement, le budget consacré à la santé, connaît une baisse relative.

Quant aux budgets consacrés aux élections, à l’éducation, aux équipement et transports, à la défense, aux logements sociaux et infrastructures socioéconomiques, à l’Energie, les mines et l’Eau, eux connaissent une certaine hausse …


Les journaux titrent :

Les Echos du 16 janvier 2007 : « Loi des finances 2007, Un budget national sans ambition ».

Les Echos du 16 janvier 2007 : « Budget national 2007 : La santé s’enrhume, l’éducation se propage ».

Les Echos du 16 janvier 2007 : « Le budget d’institutions de la république, Koulouba moins budgétivore ».

Les Echos du 16 janvier 2007 : « Budget spécial d’investissement : Priorité à la consolidation des acquis socioéconomiques ».

Les Echos du 16 janvier 2007 : « Effet de la décentralisation, Le budget arrive dans les régions ».

Budget national 2007, recettes et dépenses…

« En 2007, l’Etat malien a planifié à 885,320 milliards de F CFA ses recettes (contre 840,740 milliards CFA en 2006) et ses dépenses à 976,602 F CFA milliards (contre 935,759 milliards F CFA en 2006). Il est attendu une croissance de 5,4 justifiée par l’accroissement attendu des recettes du budget général (5,30 %), des budgets annexes et des comptes et fonds spéciaux.

La production agricole pourrait augmenter de 5,3 %, l’or de 6,2 % si on tient compte de la hausse du prix de vente. Les ressources prévues au budget général 2007 vont ressentir cette augmentation de 5,30 % grâce à une évolution favorable des cessions de sol et sous-sol, des cessions de biens meubles, des recettes fiscales et non fiscales.
_Pourtant, à l’analyse, on se rend compte que le budget national 2007, manque d’ambition, malgré des chiffres assez optimistes.

En effet, en 2006, les principaux indicateurs se sont bien comportés, même si l’inflation a failli sortir des proportions maîtrisables. Des tensions inflationnistes induites par le niveau élevé du coût de l’énergie ont plombé l’activité économique au plan national.

Ainsi en 2005, la croissance mondiale a enregistré un léger recul (4,8 % contre 5,3 en 2004). En 2005, nous avons même enregistré une forte croissance, notamment grâce à la bonne saison pluviométrique, qui a boosté les récoltes céréalières, et grâce aussi à une reprise de la production aurifère et aux prix pratiqués sur le marché international. Du coup, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 6,1 % a été enregistré alors que l’objectif visé était de 5,4 %.

Le secteur secondaire a connu une croissance de 8,1 % en 2005 contre 2,7 % en 2004. La production d’or est passée de 40,6 tonnes en 2004 à 51 tonnes en 2005. Et il est attendu 60 tonnes pour 2007, selon les propos mêmes du chef de l’Etat lors de son adresse à la nation.

Par contre, le secteur tertiaire s’est très mal comporté. Sur les exercices passés, il a connu un taux d’inflation de 6,4 % en 2005 contre -3,1 % en 2004. Ainsi, les recettes totales ont connu une hausse de 11,4 % pour s’établir à 17,5 % du PIB en 2005 contre 17,3 % en 2004.
Le commerce extérieur semble certainement être l’un des secteurs à pouvoir tirer les marrons du feu. Nous sommes passés d’une balance déficitaire de 64,1 milliards F CFA en 2004 à un excédent global de 57,2 milliards F CFA en 2005.

Au plan régional, le Mali a respecté les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), pour ce qui concerne en tout cas les agrégats monétaires.

La première phase du CSLP (Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté) est devenue une réalité, avec cependant des résultats qui ne devraient pas trop réjouir : en effet, le nombre de fils d’Adam maliens pauvres qui était de 64 % en 2001 s’est établi à 59 % en 2005. En clair, cela veut dire que sur les 11 millions que nous sommes, grâce au CSLP, seuls quelque 6 490 000 sont pauvres. Le reste, les 4 millions et demi, sont des veinards.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.


Elections, Education, budget en hausse …

« Le budget 2007 connaît une augmentation en recettes de 5,30 % par rapport à l’exercice 2006 et une hausse en dépenses de 4,36 %. Ce qui découle d’une certaine volonté politique de maîtriser le déficit et de se passer le plus tôt possible de l’aide budgétaire. Cette hausse est aussi justifiée par l’accroissement attendu des recettes du budget général (5,30 %), des budgets annexes et des comptes spéciaux et fonds spéciaux (5,29 %).

Cette augmentation s’explique également par des dépenses ponctuelles comme le financement des élections générales de cette année. A ce niveau, les dépenses électorales s’élèvent à 15 milliards F CFA qui doivent servir à la prise en charge de l’organisation des élections présidentielles et législatives. Le chapitre « équipement/investissement » grimpe aussi.

Dans ce volet, les dépenses passent de 128,239 milliards F CFA dans la loi des finances de l’an dernier à 142,965 de F CFA pour celle de cette année. Ce taux d’augmentation de 11,48 % est imputable à l’augmentation des dépenses de remboursement d’exonérations fiscales (15 à 16 milliards F CFA). Elle est aussi due aux conventions signées pour le financement de certaines infrastructures comme la Cité administrative, des routes Koulikoro-Banamba-bretelle Katibougou et Bougouni-Yanfolila, le Projet pluies provoquées…

Cette hausse budgétaire générale est aussi palpable dans certains secteurs clefs. Ainsi, l’ensemble du budget de l’éducation nationale passe de 158,4 milliards de F CFA en 2006 à 164,1 milliards de F CFA, soit un taux de progression de 3,55 % qui porte la part totale du secteur dans le budget 2007 à 16,81 %. Une augmentation qui s’inscrit dans la tendance de ces derniers temps.

En effet, l’école a été un secteur de concentration des moyens de l’Etat et de ses partenaires ces quatre dernières années. Des efforts qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Programme décennal pour le développement de l’éducation (Prodec). Les interventions ont touché tous les ordres d’enseignement. Le Programme d’investissement dans le secteur éducatif (Pise), dont la phase 2 vient de commencer, consolidera cette tendance.

De façon générale, la hausse de l’éducation peut s’expliquer par la volonté de l’amélioration de la qualité de l’enseignement, de l’accès et de la scolarisation ainsi que de la gestion décentralisée à travers des indicateurs de performance du Pise. Cela se ressent dans la répartition sectorielle conforme aux grands axes du Prodec. Le budget de ce département est aussi en cohérence avec la composante éducation/alphabétisation de la 2e génération du Cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté (CSLP) visant à développer les ressources humaines et facilitant l’accès de tous les citoyens à une éducation de qualité.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.

Equipement et transports, également en hausse…

« Le budget du ministère de l’Equipement et des Transports augmente cette année de près de 2,5 milliards de F CFA. Il passe ainsi à 24,445 milliards de F CFA contre 21,787 milliards de F CFA au cours de l’exercice précédent. Ce qui n’est pas non plus surprenant parce que le désenclavement intérieur et extérieur demeure toujours une grande priorité au Mali.

Officiellement, trois raisons justifient cette hausse. Il s’agit de l’application du taux d’inflation de 3 % autorisés par la direction nationale du budget, la prise en charge du fonctionnement de certains services par les ressources issues d’activités aéronautiques et la poursuite des travaux d’études et de bitumage de la route Bougouni-Yanfolila-Kalana ainsi que l’extension de l’aéroport Dag-Dag de Kayes.

Cette année, cette volonté de désenclavement sera poursuivie par des efforts accrus à travers le lancement des travaux des routes, de Kayes-Diamou-Sélinkégny-Bafoulabé, du pont de 800 mètres de Bafoulabé, de la route Bamako-Bougouni-Sikasso, Kita-Dabia-Keniéba-Saraya et Kédougou (au Sénégal) et du tronçon Sévaré-Gossi de la route Sévaré-Gao.
De même, les travaux de bitumage de la route dite du poisson entre Bandiagara-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso ainsi que les travaux de raccordement des villes secondaires de Djéli, à San, Yorosso, Tominian et Sofara au réseau principal de routes bitumées démarreront cette année. Ce qui permettra au pays de totaliser près de 1200 km de routes bitumées. La modernisation de la plate-forme aéroportuaire de Bamako-Sénou grâce à un investissement de 45 milliards de FCFA sera surtout dans le cadre du Millenium Challenge et non sur le budget national.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.


Santé, paradoxalement, le budget est en baisse …

« Quant à la part de la santé, elle connaît par contre une baisse relative passant de 6,82 % en 2006 à 6,69 % pour l’exercice 2007. Pis, cela est largement en deçà des 15 % recommandés par le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’Abuja (Nigeria) en 2001. Cela peut paraître surtout paradoxal à beaucoup d’égards si l’on tient compte des promesses faites dans le domaine de la santé par le président de la République dans son message de nouvel an.

En effet, il a annoncé « l’opération miracle » comme une initiative d’envergure qui marquera 2007 dans le domaine de l’ophtalmologie. Après la gratuité des médicaments anti-rétroviraux, pour les personnes vivant avec le VIH/Sida et celle de la césarienne, il est aussi prévu cette année, dans le cadre de la lutte contre le paludisme, la gratuité des combinaisons thérapeutiques à base d’artésimine pour la prise en charge des cas de paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans dans les structures de santé publiques et communautaires.

La gratuité de la prise en charge de la femme enceinte lors des consultations prénatales, ainsi que des cas graves de paludisme et l’institution d’un mécanisme de distribution massive gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticides est également à l’ordre du jour. Mais, ce qu’il faut savoir, c’est que ces innovations font l’objet de programmes spéciaux. Ils ne sont donc pas directement pris en charge par le budget national.

« L’opération miracle » est par exemple le fruit de la coopération entre Cuba et le Mali. Pour ce qui est des gratuités annoncées au niveau de la lutte contre le paludisme, elles s’inscrivent dans un programme soutenu à hauteur de près de 13 milliards 365 millions de F CFA sur cinq ans par le Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Sans compter que le Mali est bénéficiaire de l’initiative présidentielle des Etats-Unis pour le paludisme, avec un financement de l’ordre de 37,5 à 45 milliards de F CFA pour cinq ans.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007


La défense, budget légèrement en hausse…

« Considéré jadis comme un département budgétivore, au détriment des secteurs clefs comme l’éducation et la santé, la défense est aujourd’hui contrainte de se débrouiller avec la portion congrue. Avec un peu plus 53 milliards de CFA, le budget de la défense et des anciens combattants a certainement connu une sensible augmentation par rapport à l’exercice 2006.

Mais, de sources militaires et parlementaires, on indique que ce montant est insuffisant « compte tenu de la nature des dépenses à effectuer suite à certains événements survenus dans le pays l’an dernier et du fait que, par nature, les activités menées par ce département sont plutôt consommatrices que productrices ».

Les crédits alloués seraient donc loin de couvrir les besoins stratégiques des forces armées et de défense. La lecture du tableau de répartition du budget à ce niveau montre qu’il est essentiellement consacré à l’entretien. Malheureusement, toutes les armées (air, terre, génie, garde nationale et gendarmerie) doivent se contenter de seulement 4 milliards CFA pour l’investissement et l’équipement. Ce qui est loin d’être suffisant pour couvrir l’acquisition de matériel comme les avions de chasse, hélicoptères, grues, tanks…

La même faiblesse des fonds alloués est constatée au niveau de la gestion des opérations militaires. La commission parlementaire chargée d’examiner ce budget souligne que les patrouilles le long de nos sept frontières se « butent généralement aux manques de moyens financiers ». Elle souligne aussi que les manœuvres militaires, les liaisons aériennes avec les aéronefs, la gestion des opérations de crise comme celle de Kidal du 23 mai 2006 sont autant d’actions dont les coûts financiers dépassent largement le seul budget de la défense.

C’est donc avec beaucoup d’acrobaties, comme le soulignent les élus, que l’armée parvient à organiser quelques manœuvres militaires, des patrouilles, des exercices pratiques et assurer la relève. Ce qui montre la limite de la surface financière du département.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007

Institutions de la république

Koulouba se sèvre…

« S’il y a un aspect qui ne passe pas inaperçu dans le budget national pour cette année, c’est sans doute la sobriété affichée par la présidence de la République. En effet, son budget est passé de 18,089 milliards en 2006 à près de 11,244 milliards en 2007.

Cette réduction est due au transfert des comptes de deux structures rattachées à la Primature qui bénéficient ainsi d’une autonomie financière. Il s’agit du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS) et du Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) érigés en section. _ On se rappelle que, en 2006, le budget de Koulouba était passé de 10 milliards à 18 milliards CFA en raison du rattachement de ces deux structures à la présidence, ce qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’époque.

Il faut aussi souligner que les actions à réaliser cette année au niveau de la présidence portent, entre autres, sur l’équipement de ses services (matériels et mobiliers de bureau et autres équipements du palais, résidences, villas des hôtes), travaux de rénovation des services de la sécurité et des bâtiments d’astreinte. Assurer l’appui à la promotion de la presse, de la culture et la promotion des initiatives créatrices des jeunes, la construction du secrétariat général de la présidence sont également à l’ordre du jour.

Quant à la Primature, son budget est arrêté à environ 9,053 milliards contre près de 9,150 milliards en 2006. Cette réduction constatée s’explique par la non reconduction des inscriptions budgétaires du Comité national d’organisation du 23e Sommet Afrique-France (Cnosaf) et de la 24e Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique. Tout comme l’érection de l’Agence de développement du Nord-Mali (Adin) en EPA, donc doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

A ce niveau, les actions pertinentes prévues en 2007 sont, entre autres, la formulation de la Déclaration de politique générale du gouvernement, la coordination et le suivi de l’évaluation de l’action gouvernementale, la mise en œuvre du Programme de réforme du secteur coton, l’élaboration du programme d’action gouvernemental 2007-2012 et l’organisation de séminaires gouvernementaux, la mise en place de la nouvelle Ecole nationale d’administration (ENA), rattachée à la Primature.

L’Assemblée nationale avec ses 147 députés et ses 170 agents permanents élabore et annexe son budget au budget d’Etat conformément à la loi 95-012 du 8 février 1995 portant autonomie financière de l’institution. On comprend alors aisément que le budget des élus de la nation soit en constante hausse puisqu’elle passe le plus souvent comme lettre à la poste.

Cette année, il s’élève à environ 8,329 milliards de F CFA contre 7,626 milliards l’année dernière. Ce qui donne une augmentation de près de 704 millions de F CFA. Cette majoration s’explique par la prise en compte de l’équipement du restaurant de l’Assemblée nationale en 2007, le renforcement du parc auto à travers l’achat de 13 véhicules, la prise en charge des dépenses liées à l’assurance maladie des députés, la prise en charge des indemnités et autres dépenses de la nouvelle législature qui sera installée en 2007.

L’augmentation opérée participerait également à l’amélioration des conditions de vie et de travail des députés, au renforcement des capacités des députés et du personnel parlementaire. En retour, la nation attend de ses élus plus de rigueur dans leur mission et surtout dans le contrôle de l’exécutif.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.


Budget spécial d’investissement

Logements sociaux, infrastructures socioéconomiques, budget en hausse …

« Le gouvernement compte poursuivre ses efforts d’investissement dans des domaines comme les logements sociaux, les infrastructures socioéconomiques. Ce qui explique sans doute la hausse du Budget spécial d’investissement (BSI) qui passe de 233,465 milliards de F CFA en 2006 à 245,899 cette année. », écrit Les Echos du 16 janvier 2007.


Santé, budget en baisse …

« Mais, cette hausse n’est pas perceptible à tous les niveaux. Dans le secteur de la santé par exemple, le BSI est en chute. En effet, pour cet exercice, il s’élève à 8,651milliards de F CFA contre 24,211 milliards de nos francs, soit une baisse de 64,3 %.

Cette diminution s’explique par la fin des travaux du projet belge de Yanfolila et de Kita, la restauration de l’hôpital du Point G, l’aménagement de l’hôpital de Kati, l’aménagement de l’hôpital Gabriel Touré, l’aménagement du Centre national d’odontostomatologie, etc. La dotation au niveau du BSI, dans ce secteur, permettra la prise en charge des dépenses relatives à la construction de nouveaux services dans les hôpitaux. Il s’agit de ceux de Kati (service d’odontostomatologie, réhabilitation du bloc opératoire, imagerie et drainage des eaux), Point G (extension de la cardiologie urgences et chirurgies), Gabriel Touré (construction du bloc technique) IOTA (construction d’une direction et du bureau d’entrée).
Est aussi concerné le Centre national de lutte contre la maladie (construction de nouveaux bureaux et salles de formation). Le BSI servira également à la construction de quatre CSCOM dans la région de Mopti, autant à Gao, deux dans la région de Kayes, un dans la région de Tombouctou. Il sera construit aussi grâce à ce fonds d’investissement un Institut de cancérologie à Bamako et une maternité à Djenné. D’autres constructions, clôtures, aménagement des cours et dallage sont programmés au niveau de plusieurs services de Bamako et des régions du pays.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.


Energie, mines et Eau, budget en hausse…

« Par contre, au niveau de l’énergie, des mines et de l’eau, le BSI passe de 327,420 milliards en 2006 à 351,047 milliards cette année, soit une hausse de 7,22 %. Ce qui s’explique aisément parce le gouvernement a encore des efforts énormes à faire dans le domaine de l’électrification rurale, la promotion de l’énergie domestique et des énergies renouvelables.

Le président de la République avait d’ailleurs donné le ton dans son adresse à la nation à l’occasion du Nouvel an. « L’accès des ménages et des villes, à l’énergie électrique reste au cœur de nos préoccupations. Face à l’ampleur des besoins, l’Etat s’est engagé à renforcer nos capacités installées avec l’acquisition de nouveaux groupes thermiques d’une puissance globale de 27 mégawatts », a annoncé ATT.

Les investissements à ce niveau sont pertinents puisque ce programme énergétique est capital pour soutenir les dynamiques nouvelles d’industrialisation, particulièrement dans l’agro-industrie.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.

Décentralisation, le budget connaît une augmentation de 723,30 % …

« La décision de renforcer la déconcentration des allocations budgétaires est fondée sur le constat des faiblesses et dysfonctionnements identifiés dans l’application du système de gestion desdites allocations. Ce système était marqué par un déséquilibre de plus en plus prononcé en faveur des services centraux des ministères.

La reforme proposée vise à ventiler et à individualiser dans le budget voté les crédits affectés aux différentes structures déconcentrées, procéder à une déconcentration du budget spécial d’investissement assortie de conditions de réalisations et de maîtrise de ce processus et faire des régions des pôles de développement économique, social et culturel.

C’est pourquoi le budget 2007 concerne autant les dépenses des pouvoirs publics, des administrations centrales que celles des administrations déconcentrées. Ainsi, les dépenses dans les administrations déconcentrées des régions passent de 16,439 milliards de F CFA en 2006 à 135,343 milliards cette année, soit une augmentation de 723,30 %. Cette hausse vise à renforcer la décentralisation et à impulser le développement local et régional. Elle atténue le déséquilibre entre le niveau central et les niveaux régional et local.

L’inscription directe des ressources dans le budget des administrations déconcentrées permet d’éviter le recours au mandat des délégations qui mettent assez de temps avant d’être notifié à la direction régionale du budget, de faciliter la gestion des crédits par une meilleure programmation des dépenses et la gestion de celles-ci conformément à la réglementation.

Cette déconcentration des crédits rentre, pour cette année 2007, dans sa première phase d’expérimentation. Pour ce faire, six départements tests ont été ciblés. Il s’agit des ministères de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, de l’Economie et des Finances, de la Santé, de l’Education nationale, des Mines, de l’Energie et de l’Eau, du Plan et de l’Aménagement du territoire.

Les chefs de l’exécutif régional saluent cette mesure qu’ils jugent innovante et souhaitent qu’elles puissent s’améliorer d’année en année pour tenir compte des priorités des régions en matière de développement. Aussi, souhaitent-ils qu’ils soient entièrement associés à l’élaboration du budget d’Etat afin que les propositions faites restent conformes aux réalités du terrain.
», écrit Les Echos du 16 janvier 2007.