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Les journaux titrent :

Campagne agricole 2005-2006, Ca « riz » et coton en zone Cmdt », titre Les Echos du 15 août 2005.
Plan de bataille de la CMDT : trois commandements pour conquérir le marché », titre Le républicain du 16 août 2005.
Zan D Diarra, directeur production agricole Cmdt , « Nous avons dépassé les prévisions en superficie coton », titre Les Echos du 17 août 2005.

Campagne agricole 2005-2006 sous de bons auspices, les prévisions ont même été dépassées…

« Cette année, contrairement à l’année dernière, nous avons eu des pluies précoces dans la 3e décade du mois de mai. Malheureusement, il y a eu une petite poche de sécheresse entre le 1er et le 14 juin. Mais Dieu merci, la pluviométrie a repris dans la 2e quinzaine de juin et jusqu’à la date d’aujourd’hui, les pluies sont au rendez-vous.
En matière de prévisions, nous avons dépassé les superficies pour le coton et il y a vraiment optimisme quant à la production cotonnière. Nous nous attendons à plus de 600 000 tonnes cette année. Par rapport aux vivriers, malgré le déficit en complexes céréales constaté dans certaines zones, l’espoir est également permis au vu de l’état végétatif des parcelles de maïs, de sorgho, de mil. Si la pluie continue ainsi jusqu’en octobre, nous serons largement à l’abri d’un déficit céréalier et comme à l’accoutumée, la zone cotonnière va inévitablement dégager un excédent important en céréales pour la campagne 2005/2006.
», écrit Les Echos du 17 août 2005.

« Elles étaient de 525.000 ha, les producteurs ont cultivé jusqu’à 545.000 ha.
«Nous nous attendons à plus de 600.000 tonnes de coton graine, cette année», selon Zan Dossaye Diarra
.», écrit Le républicain du 16 août 2005.

« Avec une prévision de près de 600 000 tonnes de coton graine et plus de 1,2 millions tonnes de céréales, la campagne agricole 2005-06 augure de bonnes perspectives de production à la CMDT et dans la zone OHVN eu égard aux réalisations au 31 juillet dernier.
Le plan de campagne coton a été réalisé à 104 % contre 99 % en 2004. Suite aux conditions favorables de semis à partir de la deuxième décade de juin, les parcelles de coton présentent des aspects presque homogènes avec d’assez bonnes densités.
L’état végétatif des plants est satisfaisant dans l’ensemble. Ils sont à divers stades de ramification, apparition des boutons, formations des capsules. Les 2e et 3e traitements sont en cours malgré la faiblesse de la pression parasitaire car, pour le moment, aucun pic n’a été observé.
Quant aux céréales, 97 % du plan de campagne a été réalisé contre 89 % à la même période en 2004 et les plants sont globalement au stade de montaison et floraison.
Les semis de mil sorgho avec un plan de campagne réalisé à 101 %, sont bouclés dans toutes les régions tandis que, pour les cultures fourragères, ils se poursuivent avec un programme déjà réalisé à 56 %. Toutes ces réalisations sont supérieures à celles de l’année dernière en termes de pourcentage et en valeur absolue.
», écrit Les Echos du 15 août 2005.


Suite à la bonne pluviométrie et aux dispositions prises par la Cmdt, à Kara, à Koloni Foulala I, dans le secteur de Kolondiéba, ainsi qu’à Toula dans la zone de production de Bougouni,situé dans la région de Sikasso, l’espoir renaît …

« A kara, un village de la Commune rurale de Mema, situé à 41 km de Kolondiéba, dans la région de Sikasso, l’espoir renaît dans les champs.
Les cotonniers, déjà à la phase des capsules et de floraison se portent beaucoup mieux qu’en 2004. Grâce à une bonne pluviométrie et aux dispositions prises par la Cmdt. Selon Tahirou Sangaré qui savoure aujourd’hui la splendeur de son champ, «les pluies ont été précoces cette année permettant aux paysans de commencer le semis vers la fin du mois de mai. Malgré un temps de sécheresse observé au début du mois de juin, la reprise des pluies dans la deuxième quinzaine de ce mois a permis de poursuivre convenablement les travaux champêtres. Et jusqu’à la date d’aujourd’hui, les pluies sont au rendez-vous. Ce qui nous réconforte». A Kara, comme à Koloni Foulala I, dans le secteur de Kolondiéba, ainsi qu’à Toula dans la zone de production de Bougouni, le même espoir demeure. Et le souhait d’une pluviométrie bien repartie jusqu’à la maturation des capsules de coton.
» », écrit Le républicain du 16 août 2005.

Conséquences de ce dépassement des prévisions, et dispositions prises par la CMDT pour gérer l’excédent …

« Ce dépassement des prévisions qui s’explique par la tombée précoce et abondante des pluies et la disponibilité de la bonne semence n’est pas sans conséquences. En certains lieux, des producteurs ont dépassé leur plan de compagne, un engagement contractuel entre les producteurs et la Cmdt en ce qui concerne les intentions d’emblaver et dont sont fonction, les dotations en engrais.
«Aujourd’hui, il se plaignent du manque d’engrais pour le coton, alors que cela n’était pas prévu au départ», déplore Zan Dossaye Diarra.
Le dépassement des dispositions contractuelles est de 20.000 ha. Ce qui explique le déficit concernant les intrants coton, soulevés par le syndicat des producteurs lors de la réunion statutaire CMDT, OHVN et syndicat des producteurs de coton les 11 et 12 août 2005 au Centre Charles Lwanda de Sikasso, sous la coprésidence du Président directeur général de la Cmdt Ousmane Amion Guindo et du Président de l’Apcam Bakary Togola.
Cette réunion a été mise à profit pour sensibiliser les producteurs sur la gestion des 600.000 tonnes attendues, compte tenu de la capacité d’égrainage des usines qui est de 575.000 tonnes.
Il s’agit de reconduire une «mesure pratique» qui s’est révélée utile l’année dernière. Elle consiste à peser le coton et à bien le garder jusqu’à son évacuation vers l’usine. «Nous sommes entrain de dire aux producteurs de construire chacun une case spécialement pour conserver sa production». La pratique vise à faire évacuer les stocks de coton avant les premières pluies, pour les zones qui sont enclavées. Dans les zones accessibles les productions sont gardées jusqu’en mai-juin où elles sont évacuées et égrainées au moment opportun. «Théoriquement la capacité des usines est dépassée par rapport à un délai normal d’égrainage, mais nous serons amener à aller au delà», annonce le directeur de la production, Zan Dossaye Diarra.
.», écrit Le républicain du 16 août 2005.

Plus de 600 000 t de coton graine sont prévues alors que la capacité d’égrenage des 17 usines CMDT ne dépasse pas les 575 000 t …

« Les 575 000 t représentent la capacité normale de novembre à avril, la période normale d’égrenage. Mais, il n’est pas interdit d’égrener au-delà du mois d’avril. Les dispositions que nous avons prises pour cela, c’est de sensibiliser les producteurs sur la pratique utile de l’année dernière qui a consisté à peser le coton et à le garder chez eux jusqu’à l’évacuation. Nous avons demandé aux producteurs de construire, chacun, une case spéciale pour conserver la production. Donc, dans la pratique, dans les zones qui sont enclavées, on fera tout pour l’évacuer avant les premières pluies. Théoriquement, la capacité des usines est dépassée par rapport à un délai normal d’égrenage, mais nous allons dépasser ce délai normal d’égrenage. », écrit Les Echos du 17 août 2005.

Par rapport à la question des intrants, dispositions prises par la CMDT …

« De son côté «la Cmdt a pris les dispositions nécessaires pour que les intrants coton soient disponibles auprès des producteurs à temps opportun» affirme le directeur de la production agricole de la Cmdt , Zan Dossaye Diarra.», écrit
Le républicain du 16 août 2005.

Mr Zan Dossaye Diarra, dans un entretien avec Les Echos du 17 août 2005, affirme: « Mes impressions sont très bonnes sur la campagne agricole. Nous avions pris toutes les dispositions utiles pour faire face à cette campagne. D’abord, une sensibilisation des producteurs par rapport à la baisse du prix aux producteurs et qui a été prise de bon cœur par les producteurs. Ensuite, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que les intrants coton soient disponibles auprès des producteurs, à temps opportun. C’est ce qui a été fait. »

« Il faut préciser les choses. Par rapport aux intrants coton, il n’y a pas eu de problèmes majeurs, parce qu’il y a eu un engagement contractuel entre la CMDT et les producteurs en ce qui concerne les intentions d’emblaver des superficies. Donc, contractuellement, on avait prévu 525 000 ha. Nous sommes allés à 542 000 ha.
Ce qui fait qu’en certains endroits, ceux qui ont dépassé leur plan de campagne se plaignent par rapport au manque d’engrais. Ça se comprend parce que comme les pluies ont été au rendez-vous, la bonne semence a été disponible, les gens ont été au-delà de leurs intentions. C’est ce qui explique en particulier le déficit concernant les intrants coton.
Pour les intrants céréales, le problème de fond réside dans le déficit en complexes céréales. Le marché avait été donné à un fabricant qui, pour des problèmes internes, n’a pas honoré son contrat. Avec la rupture de ce contrat, on ne pouvait pas trouver un autre fournisseur qui pouvait s’engager dans un délai raisonnable. Nous avons fait de notre mieux, mais quand les intrants arrivaient, techniquement, il n’était plus conseillé de les mettre à la disposition des producteurs, car on allait les endetter inutilement.
», affirme Mr Diarra dans une interview dans Les Echos du 17 août 2005.

Plan de bataille de la CMDT : trois commandements pour conquérir le marché international …

« Produire beaucoup en utilisant moins d’espace et peu de pesticides. C’est le nouveau cheval de bataille de la Compagnie malienne de développement des textiles (Cmdt) pour gagner la bataille sur le marché international. », écrit
Le républicain du 16 août 2005.

« Pour la campagne 2004 -2005, la CMDT a payé Conquête du marché international Les cours du coton ne sont pas maîtrisables pour le géant du coton malien, la Cmdt, mais une philosophie demeure en la matière : «quelle que soit l’évolution des cours, il faut produire du coton de bonne qualité». En effet la bonne qualité permet de vendre la production quelle que soit la morosité du marché. C’est le message fort du Président directeur général de la Cmdt, Ousmane Amion Guindo, lors de la rencontre statutaire Cmdt, OHVN, syndicat des producteurs de coton. Aussi la Cmdt est-elle sur la bonne voie dans la production d’un coton de bonne qualité: en 2003-2004, le coton de qualité de tête était de 44%, il est de 60% en 2005-2006.
Grâce aux efforts fournis, et les missions de sensibilisation, à la Cmdt on pense faire mieux, comme elle a l’habitude de produire jusqu’à concurrence de 75% de coton de qualité.
L’autre manche dans le plan de guerre de la Cmdt pour la conquête du marché international est l’amélioration de la productivité au champ.
Augmenter la quantité de coton graine à produire dans 1 ha. Et ce message semble être bien perçu par les producteurs : «même si le coton est à 160 Fcfa le kg, je m’en sortirai mieux en produisant 2 tonnes à l’ha qu’un autre qui produirait 1 tonne à l’ha. Les intrants utilisés et les charges peuvent être les mêmes, mais les revenus passent du simple au double».
Emprunter le cheval brésilien
Il s’agit de professionnaliser les producteurs pour qu’ils améliorent leur productivité à l’instar du Brésil qui en a fait son cheval de bataille.
«Nous sommes sur le même marché, mais le Brésil a un rendement au champ qui bat de très loin celui des pays africains. Ce qui fait que le Brésil tire mieux son épingle du jeu. C’est ce cheval de bataille que nous faisons nôtre. C’est la meilleure réponse à la crise du coton», explique la directeur de la production agricole.
Au delà de la qualité du coton et la productivité au champ, le troisième commandement de la Cmdt se résume à réduire l’utilisation des pesticides; Les insecticides représentent 35% dans les charges de la culture cotonnière, révèle le chef de secteur de Kolondieba Lansana Sangaré. C’est donc un poste de dépenses important, or le coton se vend souvent de moins en moins bien et le paysan ne tire presque pas son compte.
C’est dans l’optique de réduire les charges et de respecter l’environnement que des nouvelles techniques ont été développées avec la recherche. Il s’agit, après le premier traitement du champ au 35è jour de la germination, et de ne le pulvériser au pesticide qu’après observation d’un certain nombre de chenilles dont la technique est enseigné par l’encadrement. Au lieu d’un traitement systématique tous les 14 jours, il revient au paysan d’observer 1 fois par semaine et de n’utiliser les pesticides qu’en cas de nécessité. La technique s’appelle le traitement sur seuil.
», écrit Le républicain du 16 août 2005.

Productivité et qualité du coton malien restent la meilleure réponse à la crise mondiale du coton …

« Il faut reconnaître que le cours du coton évolue en dents-de-scie. Avec les premières informations dont nous disposons, je crois que l’espoir est permis sur une remontée éventuelle des cours. Mais, il y a une philosophie en la matière. Quelle que soit l’évolution des cours, il faut produire du coton de bonne qualité. Ce qui vous permet de vendre votre production quelle que soit la morosité du marché. C’est ce message fort que nous sommes en train de faire passer aux producteurs.
Notre cheval de bataille d’abord, c’est de produire un coton de bonne qualité et nous sommes sur la bonne voie. Pour preuve, en 2003-04, notre coton qualité de tête était de 44 %. Pour 2004/05, grâce aux efforts fournis par les uns et les autres, nous sommes à 60 %. Cette année, nous espérons aller au-delà parce que la CMDT a l’habitude de produire du coton de qualité jusqu’à concurrence de 75 %.
Un autre message fort que nous sommes en train de faire passer au niveau des producteurs, c’est améliorer la productivité au champ, c’est-à-dire augmenter la quantité de coton graine produite sur un hectare. Même si le coton est à 160 F CFA le kg, quelqu’un qui a 900 kg par ha n’a pas le même gain que quelqu’un qui produit 2,5 t sur la même superficie. Donc, nous sommes en train de professionnaliser les producteurs pour qu’ils améliorent leur productivité. Ce qui nous permettra de faire face à la morosité du marché. C’est le cheval de bataille du Brésil. Leur rendement au champ bat de très loin celui des pays africains, c’est ce qui fait qu’il tire mieux son épingle du jeu. Bref, la productivité et la qualité sont la meilleure réponse à la crise du coton.
», a affirmé Mr Zan Diarra dans Les Echos du 17 août 2005.

Ils ont dit …

« Salif Sissoko, DR CMDT Sikasso

« Nous prévoyons cette année 124 000 t de coton avec un rendement de 1200 kg/ha. Ce qui dépasse largement les prévisions de l’année dernière qui étaient de 124 000 t sur lesquelles nous avons réalisé 104 000 t. Nous avons mis à la disposition des producteurs une très bonne qualité de semence et ils sont approvisionnés correctement en intrants. Dieu merci, depuis le 20 juin, la pluviométrie est largement suffisante et très bien répartie. Si cela continuait, nous ferons une très bonne récolte car la situation est sous contrôle ».

Amadou Sow, DR CMDT Koutiala

« En tant que bassin cotonnier, Koutiala projette de produire 160 000 tonnes de coton graine sur une superficie totale de 136 000 ha. Il se pourrait même que nous dépassions cette prévision car toutes les conditions sont réunies par les producteurs et la CMDT pour cela. Je remercie les producteurs pour leur franche collaboration. En 23 ans de service, c’est la première fois que je vois les cotonculteurs féliciter la Compagnie. Prions Dieu pour que la pluie continue à ce rythme ».

Bakary Togola, président de l’Apcam

« Les champs se présentent bien et j’invite les producteurs à redoubler d’efforts pour les entretenir afin d’éviter le 2e choix. Nous devons chercher la qualité et non la quantité. Nous demandons à la CMDT aussi de prendre des dispositions pour préserver la qualité du coton, c’est le seul objectif que nous visons tous ».

Des paysans modèles

Le directeur de la production agricole de la CMDT, Zan Dossaye Diarra, à la tête d’une forte délégation comprenant le directeur régional de Bougouni Navigué Traoré, le chef secteur central Tieman Dembélé… a visité samedi les champs de trois grands producteurs de la région CMDT de Bougouni.
La première exploitation visitée appartient à Sékou Sangaré dans la zone de production agricole de Mena à une centaine de kilomètres de Bougouni. Ce producteur hors pair, qui a une famille de 79 personnes, dispose en effet de près de 9 ha de coton, 8 ha de maïs et 18 ha de sorgho. Ses moyens de production sont un tracteur, 2 semoirs, 4 multiculteurs, 2 charrues, 3 appareils de traitement.
La 2e exploitation visitée comprend 6 ha de coton, 6 ha de maïs, 4 ha de mil et 2 ha de sorgho. Il appartient à M. Dramane Konaté dans la zone de production agricole de Koloni Foulala I. Il ne dispose pourtant que de trois charrues, 2 multiculteurs, 1 semoir, 2 appareils de traitement et 9 actifs pour une famille de 38 personnes. Avec au total 17 ha dont 5 de coton, l’exploitation de Karim Diakité se trouve dans la Coopérative de producteurs agricoles de Toula I à environ 10 km de Bougouni.
L’exploitation est de type A. Avec 40 bouches à nourrir dont 5 actifs, il dispose de 20 bovins dont trois paires de bœufs de labour, 1 multiculteur, 2 charrues, 1 semoir, etc. Toutes ces exploitations ont toujours été excédentaires en céréales, donc autosuffisantes.
Le DPA de la CMDT s’est entretenu avec les différents producteurs sur le déroulement de la campagne et les difficultés auxquelles ils sont confrontés. M. Diarra s’est félicité du bon état de ces champs a profité pour donner des conseils utiles à ces trois producteurs avant d’inviter les autres à prendre sur eux
.», écrit Les Echos du 15 août 2005