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Lancement de l’édition 2006 de la campagne nationale de planification familiale dans notre pays

Au Mali, en dépit d’énormes efforts déployés en matière de santé de la reproduction, l’utilisation actuelle de la contraception moderne est de 5,7% (EDS III Mali 2001).
Ainsi, mardi 14 mars 2006, sur le terrain de football de Niamakoro, le lancement de l’édition 2006 de la campagne nationale de repositionnement de la planification familiale, organisée par la Direction nationale de la santé en collaboration avec PSI Mali, Policy Projet et l’USAID, a eu lieu, sous la présidence de Mme Maïga Zéïnab Mint Youba, ministre de la santé.
Membres du gouvernement, le représentant du FNUAP Mamadou Diallo, la représentante du directeur de l’USAID-Mali, Christine Sow, le coordonnateur du Réseau des parlementaires maliens en population et développement, les responsables de PSI-Mali, Policy Project, leaders religieux et communautaires, représentants de la société civile, chefs de quartier et partenaires techniques et financiers du PRODESS, étaient présents à la cérémonie.
Auparavant, lundi 13 mars 2006, au grand hôtel de Bamako, un déjeuner de presse dont le thème portait sur le rôle et la place des journalistes dans le repositionnement de la planification familiale au Mali, a eu lieu sous la présidence du Directeur national de la Santé Mamadou Traoré.
Trois interventions et deux présentations ont marqué ce petit déjeuner de presse. Elles ont toutes mis l’accent sur l’accessibilité de la planification, la problématique de la planification, les bénéfices de la planification et surtout le rôle des médias dans cette 2ème campagne de planification.

Les journaux titrent :

Soir de Bamako du 14 mars 2006 titre : « Repositionnement de la planification familiale, Pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant ».

Nouvel Horizon du 15 mars 2006 titre : « Campagne nationale de la planification familiale, Pour l’implication des hommes et une fréquentation des services de santé ».

Nouvel Horizon du 15 mars 2006 titre : « Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes, La clinique des jeunes de l’AMPPF ouvre ses portes ».

Soir de Bamako du 15 mars 2006 : « Campagne nationale en faveur de la planification familiale, La ministre Zeinab Mint Youba prône le changement de comportement ».

Soir de Bamako du 15 mars 2006 : « Dr Mamadou Diallo représentant résident du Fnuap : “Vivre, une vie plus saine et pouvoir donner la vie sans risquer de perdre la vie” ».

Nécessité de planification familiale …

« La planification familiale est l’ensemble de moyens et de techniques permettant d’éviter des grossesses désirées, pour assurer un espacement convenable entre les naissances. L’objectif visé à travers ce lancement est de rehausser la qualité de soin et l’amélioration de la qualité de vie de la femme et de l’enfant. », écrit Soir de Bamako du 15 mars 2006.

« Plus de 585 000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, et au moins 11 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent dans les pays en développement. Le planning familial peut prévenir un grand nombre de ces décès en aidant les couples à éviter la procréation pendant les périodes à haut risque pour les mères et les enfants. », écrit Soir de Bamako du 14 mars 2006.

« Au Mali, chaque année 3000 femmes meurent des suites de complications de la grossesse et de l’accouchement, soit une femme qui meurt toutes les trois heures. Face à cette situation le gouvernement, à travers le ministère de la Santé a initié la campagne nationale de la planification familiale. », écrit Nouvel Horizon du 15 mars 2006.

« La Planification Familiale est reconnue depuis longtemps en Afrique Subsaharienne comme étant un moyen essentiel pour maintenir la santé et le bien être des femmes et de leur famille. Les femmes utilisant la Planification Familiale demeurent encore très faibles en Afrique Subsaharienne malgré les efforts fournis par les Gouvernements et bien que la Planification Familiale soit une pratique très ancienne dans nos pays à travers l’utilisation de méthodes traditionnelles telles que le « tafo », le gris-gris, les plantes et décoctions. », écrit Soir de Bamako du 14 mars 2006.

Bienfaits de la planification familiale …

Les Bénéfices de la Planification Familiale se situent à trois niveaux…

« Pour la mère : La Planification Familiale permet à l’organisme de la femme de se reposer, de récupérer, ainsi de mieux supporter les aléas de la nature qui sont la maladie, le stress, les efforts physiques ; permet à la femme de recourir à des activités génératrices de revenus, de se faire une beauté; évite à la femme de recourir à des avortements provoqués et pratiqués dans des mauvaises conditions; diminue les abandons d’enfants ou infanticides; contribue enfin à la disponibilité de la maman pour son enfant, son mari et pour toute la famille…

Pour l’enfant : la Planification Familiale permet à l’enfant d’allaiter plus longtemps, de bénéficier de l’affection maternelle, tous deux indispensables à son développement immunitaire, lui permettant de faire face aux infections respiratoires, aux diarrhées et autres maladies infectieuses et virales avec leur conséquence redoutable qu’est le décès de l’enfant. Il peut mieux profiter de l’épargne familiale pour son entretien et son éducation.

Pour le Père : la planification familiale permet de mieux organiser ses dépenses tout en diminuant les dépenses liées aux maladies de la mère et de l’enfant ce qui par conséquent l’aide à répondre rapidement aux besoins fondamentaux de sa famille.
Pour la Famille et la communauté, la Planification Familiale permet à la communauté de gérer la taille de sa population de façon à respecter son environnement, garantir sa santé, sa sécurité alimentaire, l’éducation de ses enfants, l’emploi pour tous, leur ravitaillement en eau potable, le logement, moins d’activités curatives pour plus de prévention d’où une économie sur les dépenses de santé plus d’économie d’investissement et/ou de jouissance…
Il est indéniable aujourd’hui que la Planification Familiale est une des stratégies de lutte contre la mortalité maternelle et infantile, et a un impact certain sur le développement socio économique d’un pays. Alors une réponse aux désirs des couples et des individus de planifier et d’espacer leurs enfants (besoins non satisfait en matière de Planification familiale) est devenu un devoir impérieux pour le gouvernement et ses partenaires.
», écrit Soir de Bamako du 14 mars 2006.

Accès aux méthodes contraceptives modernes au Mali …

« Le gouvernement du Mali a adopté une politique de population dont le but est l’amélioration du niveau et de la qualité de la vie des populations. Cette politique répond à la nécessité d’allier la volonté politique d’atteindre les objectifs de bien-être social, aux exigences techniques de la prise en compte des variables démographiques dans les plans et programmes de développement économique et social. Au Mali, la faible utilisation des services de santé de la reproduction en particulier et l’accès insuffisant aux services de santé en général sont des facteurs qui contribuent à la mortalité maternelle élevée. En dépit d’énormes efforts déployés en matière de santé de la reproduction, l’utilisation actuelle de la contraception moderne est de 5,7% (EDS III Mali 2001).

Au Mali, l’accès pour tous aux méthodes contraceptives modernes, est garanti par la loi. L’Assemblée Nationale du Mali a adopté la loi 02-44 relative à la santé de la reproduction, promulguée le 24 juin 2002 par le Président de la République, permettant à toute femme de recourir à la contraception pour accroître sa chance de survie, ainsi que la chance de survie de ses enfants. Aujourd’hui, l’existence d’une gamme variée de méthodes contraceptives modernes sures et efficaces offre plus de chances aux femmes et aux hommes de pouvoir utiliser la méthode de leur choix. Compte tenu de tous les bienfaits de la Planification Familiale, l’espacement de naissance ne doit plus être vu que sous l’angle médical mais dans un contexte multi sectoriel (Les Ministères en charge du Développement rural, Education, Environnement, Population, des femmes, jeunes…) pour le bien-être des individus et des communautés et plus particulièrement celui des femmes des filles et des enfants.
», écrit Soir de Bamako du 14 mars 2006.

Comment inverser la tendance actuelle de l’utilisation des Services de Planification Familiale ?…

« Au Mali, la faible utilisation des services de santé de la reproduction en général et de la Planification Familiale en particulier contribue fortement aux maladies ou aux décès de mères en grossesse, pendant ou après l’accouchement et des enfants de moins d’un an. Ainsi, au Mali, on enregistre environ un décès de mère toutes les 3 heures. Cette situation est, entre autres, la suite logique de pratiques néfastes parmi lesquelles les grossesses rapprochées, les grossesses précoces, les avortements clandestins, la recherche tardive de soins, les difficultés d’accès et l’insuffisance de soins obstétricaux adéquats.
… Selon les conférenciers, l’Enquête Démographique et de Santé (EDS III) réalisée au Mali en 2001 montre que 5% des femmes ne voulaient pas du tout ou encore voulaient attendre deux ans avant de faire un autre enfant. Cependant l’utilisation actuelle des méthodes de contraception moderne est de 5,7%. Ce qui dénote de besoins importants non couverts en matière d’offres de services de Planification de naissances. Au Mali le concept choisi pour la planification familiale est l’espacement de naissances pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant et donc une meilleure qualité de vie.

Pour inverser la tendance actuelle de l’utilisation des Services de Planification Familiale qui hypothèque la qualité de vie, fragilise la santé et la survie des femmes et des enfants et compromet sérieusement la réalisation des objectifs nationaux de développement, nous devons tous nous investir à réduire au minimum les conséquences des naissances non planifiées en mettant en oeuvre des stratégies novatrices et multi sectorielles permettant de répondre en priorité aux besoins non satisfaits des Couples en Planification Familiale et c’est à cela que nous invitons la presse,ont fait savoir les conférenciers.
.», écrit Soir de Bamako du 14 mars 2006.

Interventions lors de la cérémonie de lancement de l’Edition 2006 …

« C’est hier mardi, 14 mars que l’édition 2006 a été lancée sur le terrain de football de Niamakoro sous la présidence du ministre de la Santé Maïga Zeïnab Mint Youba.
Cette édition qui va durer un mois sera une occasion de renforcer la mobilisation sociale en faveur du repositionnement de la planification familiale afin d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant.
Ainsi, à la cérémonie de lancement de la campagne, le maire de la Commune VI et le gouverneur du District ont souligné l’importance de la planification sur le développement de la population. Quant aux leaders religieux (musulmans et chrétiens), ils ont rassuré que la planification familiale n’est pas contraire à la religion.
Dans son intervention, le représentant de l’UNFPA a souligné que quand on parle de planification familiale, le fonds des Nations Unies pour la population se sent interpellé. C’est pourquoi ils sont honorés d’avoir été associés à l’organisation de cette campagne.
Pour lui, le lancement de la campagne nationale de la planification familiale est la fête de la famille malienne. Car, a-t-il dit, la planification familiale permet une meilleure vie au niveau des foyers. Et de féliciter les acteurs de la planification familiale.
Il a par ailleurs rappelé l’objectif de la vision 2010 à savoir réduire la mortalité maternelle et néonatale, avant de préciser que la planification joue un rôle essentiel dans ce cadre.
A en croire le Directeur de l’USAID, avec le taux élevé de mortalité maternelle, 582 décès pour 100.000 naissances vivantes au Mali, l’USAID Mali reste aux côtés du gouvernement malien pour l’accompagner dans la mise en oeuvre des mesures visant entre autres à mieux apprécier la signification et le contexte de la campagne nationale en faveur du repositionnement de la planification familiale pour soutenir les efforts déployés par le Mali en vue de permettre l’accès du plus grand nombre de Maliens aux prestations et aux services de santé de base et de qualité à travers ses différents politiques et programmes de santé.
Madame le ministre de la Santé, dans son discours de lancement, a souligné que la campagne nationale en faveur de la planification familiale est l’un des axes majeurs des actions engagées par le gouvernement pour l’amélioration de la santé et du bien être des populations.
Pour elle, il ne fait aucun doute que la réponse aux besoins exprimés des femmes et des couples en matière de planification familiale sauve de nombreuses vies de mères et d’enfants. C’est pourquoi, selon elle, la planification familiale est une prestation intégrée dans le paquet minimum d’activités à tous les niveaux de la pyramide sanitaire de notre pays.
Si l’on en croit madame le ministre de la Santé, ces efforts doivent être amplifiés et mieux soutenus lorsqu’on sait que les indicateurs de la prévalence contraceptive n’évoluent pas de manière satisfaisante. C’est ainsi qu’elle a rappelé que sur 100.000 naissances vivantes, 582 femmes meurent des complications de la grossesse et de l’accouchement.
Pour elle, ces chiffres alarmants interpellent tous et imposent d’initier des actions stratégiques pour inverser cette tendance négative et la planification familiale doit avoir une place de choix parce qu’elle reste le moyen le plus efficace de réduction de la mortalité maternelle et infantile. C’est pourquoi selon madame le ministre de la Santé cette année, l’accent doit être mis sur l’information et la sensibilisation, l’implication des hommes et une fréquentation plus poussée des services de santé.
Elle a par ailleurs invité la société civile et les leaders religieux et traditionnels à s’impliquer davantage pour la promotion et la sauvegarde de la santé de la mère et de l’enfant.
», écrit Nouvel Horizon du 15 mars 2006.

Dans le cadre du lancement de la campagne de la planification familiale, mardi 14 mars 2006, la ministre de la Santé Maïga Zeïnab Mint Youba a inauguré la clinique des jeunes de l’association malienne pour la protection et la promotion de la famille (AMPPF)…

« Dans le cadre du lancement de la campagne de la planification familiale, le ministre de la Santé Maïga Zeïnab Mint Youba a inauguré hier mardi la clinique des jeunes de l’association malienne pour la protection et la promotion de la famille (AMPPF). Cette structure va permettre de résoudre l’épineuse équation posée par la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes, car elle va servir de cadre pour les jeunes d’être informés sur la santé de la reproduction, d’avoir accès aux services de santé.
A la cérémonie d’inauguration la représentante de l’AMPPF Mme Aïchata Mallé a souligné que l’association est fière de recevoir Mme le ministre de la Santé dans leurs locaux et de l’acceptation par le département de la Santé de leur modeste contribution à travers la création de cette clinique pour conseiller, sensibiliser les jeunes par rapport à la planification familiale.
Ministre de la Santé, avant de couper le ruban symbolique, a salué l’initiative de l’AMPPF pour ces services adaptés aux jeunes. Avant de souligner l’importance de la planification familiale pour le développement.
Signalons que cette cérémonie d’inauguration a enregistré la présence du gouverneur du District des représentants des départements ministériels, des élus locaux, des leaders communautaires et religieux, des ONG et associations de femmes et de jeunes et de plusieurs invités s’intéressant à la santé des jeunes.
», écrit Nouvel Horizon du 15 mars 2006.


Interview du Dr Mamadou Diallo, représentant résidant du FNUAP au Mali

DR MAMADOU DIALLO REPRÉSENTANT RESIDENT DU FNUAP

Vivre, une vie plus saine et pouvoir donner la vie sans risquer de perdre la vie

Le représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la population, le Dr Mamadou Diallo en service au Mali a bien voulu se prêter à nos questions sur l’espacement des naissances et d’autres aspects liés à la question. C’était au sortir d’une conférence de presse.

Le Soir de Bamako : Que représente pour vous l’espacement des naissances?

Dr Mamadou Diallo : L’espacement des naissances est l’outil dont nous disposons pour pouvoir améliorer la santé et le bien-être des femmes, des enfants, des couples et des familles. Ici au Mali, c’est un service qui se trouve au coeur du paquet minimum des services de santé de la reproduction, qui sont offerts aux Maliennes et Maliens dans le système de santé. Cette méthode permet à tous les couples, à tous les individus de choisir librement le timing des grossesses, le nombre d’enfants qu’ils vont avoir, l’espacement entre les naissances des enfants afin de pouvoir offrir une meilleure chance à la femme de donner la vie sans perdre la vie.

Le Soir de Bamako : Quelle perception faites-vous du regain d’intérêt des autorités du Mali pour le repositionnement de la planification familiale?

Dr Mamadou Diallo : Ma perception, c’est que finalement nous y arrivons. Depuis bientôt un quart de siècle, on travaille dans la planification familiale au Mali. La proportion des femmes en âge de procréer utilisant une méthode de planification familiale est encore très très faible. Nous avons une opportunité avec la campagne de repositionnement de la planification familiale, de pouvoir améliorer cette prestation. L’information entourant la planification familiale et l’accès des couples à cette prestation. Cette campagne nous offre l’opportunité de mobiliser l’opinion, les communicateurs et les professionnels des médias pour donner des informations justes, vérifiables afin de dissiper les malentendus, les rumeurs, les hésitations des individus et des couples et leur offrir des informations qui leur permettent d’aller aux centres de santé ou dans les hôpitaux; de demander et d’obtenir des informations et des services de planification familiale s’ils le désirent.

Le Soir de Bamako : Qu’est ce qui manque selon vous pour une plus grande mobilisation à cette question?

Dr Mamadou Diallo : Je pense que c’est un partenariat privilégié entre les professionnels de la santé, les acteurs du développement et le monde des médias. Je me réjouis de la forte présence de la presse. Cela montre que nous avons encore du chemin à faire ensemble. J’ai trouvé très intéressante une des questions posées sur la formation des journalistes et des communicateurs et le renforcement de leurs capacités en matière de plaidoyer et de sensibilisation sur la planification familiale et la santé de la reproduction.

Le Soir de Bamako : Comment trouvez vous l’implication des leaders religieux?

Dr Mamadou Diallo : Les leaders communautaires et religieux sont le berceau de nos valeurs sociales, morales, religieuses et culturelles. Ils ont une voix prépondérante dans les décisions qui gouvernent la vie de nos sociétés. Les avoir à nos côtés, pouvoir compter sur eux comme des partenaires et des alliés est déjà un gage de succès. Nous devons continuer à travailler avec eux, à leur donner les informations vraies et vérifiables sur la planification, à susciter leurs conseils et leur orientation afin que tous, ensemble, nous donnions le même message au peuple malien. Il faut que le peuple malien sache que cette méthode vise à améliorer la qualité de vie des individus, des couples et des familles; à permettre à la femme et à la mère malienne de vivre une vie plus saine; de pouvoir donner la vie sans risquer de perdre la vie et de pouvoir offrir aux enfants un bon début dans la vie et une possibilité de se développer et de devenir des citoyens en mesure de contribuer au développement économique, politique et social du pays.

Le Soir de Bamako : Vos attentes par rapport à cette seconde campagne qui a été lancée hier mardi par la ministre de la Santé?

Dr Mamadou Diallo : J’attends que cette campagne nous offre l’opportunité au cours du prochain mois de pouvoir mobiliser l’ensemble des acteurs du développement qui sont intéressés par la planification familiale. J’entends par là les leaders religieux, communautaires, les élus, les services publics, les ONG, les partenaires techniques et financiers, les associations de femmes et de jeunes, la société civile enfin, tout ce partenariat qui oeuvre vers le lancement de cette campagne. J’espère pouvoir voir au terme de cette campagne, un regain d’intérêt de l’ensemble des couches de la population pour la planification familiale. C’est l’occasion pour nous de pouvoir continuer la mobilisation au delà du mois de la campagne. Nous voulons que, nous restions tous mobilisés et que nous ayons la possibilité de pouvoir continuer à diffuser ces messages et à rendre ces informations accessibles aux populations maliennes; afin qu’elles décident librement, et en toute connaissance de cause si elles veulent la planification familiale que nos services de santé sont en mesure de les accueillir, de les conseiller, de les orienter et de leur offrir ces prestations.

Entretien réalisé par
Tiémoko TRAORE

Soir de Bamako du 15 mars 2006.