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La célébration de cette Journée Internationale de la Femme (le 8 mars 2008) a été mise à profit par Amnesty International-Mali pour mesurer les avancées en termes de droits humains en faveur des femmes et des filles, à travers une campagne dénommée “Des écoles plus sûres, un droit pour toutes les filles”.

La rencontre a enregistré la présence des responsables de l’organisation, dont le Président, M. Makan Koné, le secrétaire exécutif, M. Saloum D.Traoré, la coordinatrice de Réseau Femme, Mme Diallo Mariama Sow…

Amnesty International et les droits humains

A cause de leurs opinions, des milliers de personnes sont en prison ou sont détenues sans inculpation ni jugement. Dans certains pays, des hommes, des femmes et des enfants disparaissent après avoir été officiellement arrêtés. D’autres sont exécutés, en dehors de toute légalité, par leurs gouvernements ou ses agents ; et les coupables restent trop souvent impunis.

Ces violations flagrantes des droits de l’homme, qui sont pratiquées dans des pays et sous des régimes différents, exigent une réaction internationale. La défense des droits de l’homme est une tâche universelle, transcendant les frontières nationales, politiques, raciales ou idéologiques, et ne peut être laissée aux seuls Etats. C’est sur cette conviction fondamentale que repose l’action d’Amnesty International.

Ainsi, née en 1961, l’organisation se bat pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers d’opinion; un procès équitable et dans un delai raisonnable pour tous les prisonniers politiques; l’abolition de la torture, de la peine de mort et tout traitement cruel, inhumain et dégradant à l’égard des prisionniers; la fin des assassinats politiques et des disparitions.

De même, Amnesty International s’oppose au renvoi des personnes contre leur gré, dans un pays où elles risquent de disparaître, d’être emprisonnées pour leurs opinions, torturées ou exécutées, et dénonce les exactions telles que les prises d’otages ou les assassinats commis par des groupes d’opposition armés.

Menaces sur les femmes

Si des efforts ont été accomplis ça et là, force est de reconnaître que beaucoup reste à faire. Selon le président d’Amnesty International-Mali, en matière d’éducation par exemple, les filles sont confrontées à un certain nombre d’obstacles, un peu partout dans le monde.

En effet, l’école est un lieu qui doit permettre à l’enfant d’apprendre et de grandir. Malheureusement, nombreuses sont les filles qui vont à l’école, la peur au ventre. Bien que tous les enfants en âge d’être scolarisés (garçons et filles) puissent être victimes de la violence, les filles sont davantage exposées à la violence liée au genre, en particulier aux abus et violences à caractère sexuel.

Pour preuve, certaines filles sont menacées de sévices sexuels par d’autres élèves. D’autres sont contraintes, par des enseignants, à des relations sexuelles, voire violées. Là où la guerre fait rage, les filles sont exposées aux agissements de groupes armés et aux attaques lancées contre leur établissement scolaire.

L’exploitation et les agressions sexuelles sont des problèmes pour les filles qui vivent dans des camps de réfugiés ou les personnes déplacées. En général, ces actes ne sont pas signalés, les responsables ne sont pas punis et aucune mesure n’est prise pour empêcher la répétition de ces violences. D’innombrables filles se retrouvent ainsi exclues de l’école.

Face à tous ces problèmes, Amnesty International, à travers une campagne dite “Des écoles plus sûres, un droit pour toutes les filles” demande à tous les gouvernements d’appliquer six mesures pour mettre fin à la violence contre les filles dans les écoles.

Moussa TOURE

10 Mars 2008.