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Ce mercredi 13 Février 2008, à la Maison de la Presse, le rapporteur spécial au niveau de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Maître Soyatta Maïga, s’entretenait avec les médias pour expliquer le rôle que la Presse doit jouer pour la promotion et la défense des droits de l’homme. Pour la circonstance, elle était assistée de Maîtres Zouboye Fatimata Dicko et Kadiatou Sangaré.

Cette rencontre avec la Presse a été l’occasion, pour Maître Soyatta Maïga, de rendre un hommage vibrant et “mérité” -selon elle- à la Presse malienne pour sa motivation dans ce noble travail qu’est d’informer les populations sur les faits et les évènements.

Elle a également salué et remercié M. Ibrahim Famakan Coulibaly, pour son engagement pour la liberté de la presse. Maître Soyatta a également accordé une mention particulière aux Maliens, pour l’avoir soutenue pour sa candidature à cette Commission Africaine des Droits de l’Homme.

Au cours de cette conférence de presse, Me Soyatta Maïga a parlé du rôle de la presse dans la promotion et la défense des droits de l’homme et des peuples, ainsi que des missions de la commission dont elle est membre et rapporteur.

Selon lui, la presse joue un rôle incontournable dans la promotion et la défense des droits de l’homme et des peuples. A l’en croire, la Presse a, de tout temps, informé les citoyens sur leurs droits et devoirs, pour le bien-être de tous.

De l’avis de Me Soyatta Maïga, toute personne a droit à l’information, et le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions, comme le fait dejà la Presse malienne. “La mission de promouvoir des droits de l’homme et de veiller à leur protection, en vertu de la Charte Africaine, revient à la commission Africaine des droits de l’Homme et des Peuples “, a noté Me Soyatta.

De ses explications il ressort qu’après 21 ans d’existence, la charte Africaine est mal connue ; et ce déficit, il faut le combler, quand on sait que cette Charte est fondée sur la Déclaration des Droits de l’Homme, composée de 68 articles. En sa qualité d’informateur, c’est la Presse qui doit faire, de la promotion et la défense de cette déclaration, une réalité.

Pour la circonstance, Me Soyatta Maïga a, par ailleurs, noté que la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples se compose de onze membres choisis parmi les personnalités africaines jouissant de la plus haute considération, connues pour leur haute moralité, leur intégrité et leur impartialité et possédant une compétence en matière de droits de l’homme et des peuples.

A l’en croire, le bureau est dirigé par un secrétariat, et les membres de la commission sont élus pour une période de six ans renouvelables. Au cours de son exposé, Me Soyatta Maïga a signalé que la Commission s’inspire du droit international relatif aux droits de l’homme et des peuples, notamment des dispositions des divers instruments africains, relatifs aux droits de l’homme et des peuples, des dispositions de la Charte des Nations Unies, de la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des dispositions des autres instruments adoptés par les Nations Unies et par les pays africains, dans le domaine les droits de l’homme et des peuples, ainsi que des dispositions de divers instruments adaptés au sein d’instituions spécialisées des Nations Unies dont sont membres les parties à la présente Charte.

La commission prend aussi, en considération, comme moyens auxiliaires de détermination des règles de droit, les autres conventions internationales, soit générales, soit spéciales, établissant des règles expressément reconnues par les Etats membres de l’Organisation de l’Unité Africaine, les pratiques africaines conformes aux normes internationales relatives aux droits de l’homme et des peuples, les coutumes généralement acceptées comme étant le droit, les principes généraux de droit reconnus par les nations africaines, ainsi que les jurisprudences et la doctrine« .

En répondant à certaines questions, a noté Me Maïga Soyatta, il y a deux modes de saisine, à savoir, la saisine par communication pour parvenir à un accord amiable, et la saisine par communication- plainte.

Des débats fructueux ont mis fin à cette conférence de presse.

Mariétou KONATÉ

14 Février 2008.