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Les Nations Unies ont estimé jeudi que les avancées en matière des droits de l’Homme enregistrées par la République démocratique du Congo sont en « danger » si rien n’est fait pour apaiser « la tension [qui] monte » au fur et à mesure qu’approche la fin du mandat du président Joseph Kabila. « Les avancées importantes réalisées dans le domaine de lutte contre l’impunité des violences sexuelles reflètent des progrès plus larges réalisés en RDC » depuis la dernière décennie. Parmi ces avancées, M. Ra’ad Al Hussein a également noté l’organisation de « deux élections présidentielles » en 2006 et 2011, remportées par M. Kabila. Le diplomate jordanien a regretté « de n’avoir pas avoir pu rencontrer » le chef de l’État à l’issue de cette visite qui l’a conduit dans les provinces troublées du Nord et Sud-Kivu avant l’étape finale de Kinshasa. M. Ra’ad Al Hussein s’est également dit « très préoccupé » par le « harcèlement croissant des représentants de la société civile et des journalistes. Cette situation est consécutive à la réélection contestée de M. Kabila en novembre 2011. M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition l’accuse de manoeuvrer pour rester à son poste au-delà du terme de son mandat fixé au 20 décembre. Depuis plusieurs mois l’ONU dénonce le rétrécissement de l’espace politique congolais. AFP