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Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a présidé, lundi dernier, dans les locaux de son département, l’ouverture de l’atelier de validation du manuel de formation en droits de l’Homme dans le milieu carcéral.

C’était en présence du directeur de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, Ibrahima Tounkara du représentant de l’IDDH, Famoroguè Camara et de nombreux partenaires techniques et financiers.

Fruit du partenariat conclu entre l’Institut danois des droits de l’Homme (IDDH) et la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (Dnapes), le manuel de formation en droits de l’Homme dans le milieu carcéral fait suite à une étude sociologique menée par un consultant sur la perception du personnel pénitentiaire sur les droits de l’Homme.

Élaboré par le personnel de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (APES), conçu en 252 pages sur la base du cadre juridique national, régional et international des droits de l’Homme, le document retrace tous les droits et obligations des détenus depuis leur admission à la sortie de la détention. Il prend en compte la protection des détenus de façon générale et ceux spécifiques notamment les personnes âgées, les mineurs, les femmes et les détenus vivant avec un handicap.

 L’administration pénitentiaire et l’éducation surveillée est résolument engagée dans une dynamique d’amélioration des conditions de détention qui participe sans nul doute au renforcement de l’état de droit dans notre pays. Pour le directeur de l’APES, il est acquis que le renforcement de l’État de droit passe nécessairement par le respect des droits de l’Homme. Ce respect exige prioritairement la connaissance et la maitrise desdits droits.

Selon Ibrahima Tounkara, ce manuel vient renforcer la documentation de l’APES qui compte déjà dans sa bibliothèque le document de politique nationale pénitentiaire, celui de politique nationale sur la réinsertion. S’y ajoutent le document de politique nationale sur le suivi post-carcéral et le guide du détenu. Pour sa part, le  représentant de l’IDDH a souligné que depuis 2020, son institut est engagé auprès de la Dnapes dans l’appui à la promotion et de protection des droits de l’Homme et entend contribuer au renforcement de capacités de l’ensemble de ses fonctionnaires du Mali. Ce, a poursuivi Famoroguè Camara, afin de mieux relever les défis qui se posent à eux en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme au cours de leurs missions.

L’élaboration de ce manuel cadre parfaitement avec les objectifs du ministère de la Justice qui a en charge les droits de l’Homme. Pour le ministre de tutelle, en dépit de la situation difficile que connait notre pays, l’État continue à exécuter convenablement toutes les obligations relatives aux droits des détenus. Il s’agit  notamment, a détaillé Mahamadou Kassogué, de l’alimentation, de l’accès aux soins de santé et à assurer leur représentativité devant les instances juridictionnelles. Occasion pour lui, d’encourager la Dnapes à poursuivre ses efforts en inscrivant, parmi ses priorités, les activités visant à améliorer davantage les conditions de détention.

Par ailleurs, le Garde des Sceaux a révélé que son département accorde une attention particulière à la création de l’École nationale de l’APES. Pour lui, cette école contribuera au renforcement des capacités professionnelles et opérationnelles du personnel.  

Source: L’Essor