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femnet.jpgLe week-end dernier, au Centre international de conférence de Bamako, la cérémonie de lancement d’un Programme de coopération entre le Réseau de développement et de communication des femmes africaines (Femnet-Mali) et l’Ong danoise Kulu pour la promotion des droits de la femme a eu lieu sous la présidence de Mme Bâ Awa Keita ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, représentant son homologue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Etaient également présents, l’ambassadeur du Danemark dans notre pays, Mme Margit Thomsen, Mme Doumbia Mama Koïta, présidente de Femnet-Mali et la présidente de la Cafo, Mme Traoré Oumou Touré.

Renforcer les capacités des membres de Femnet en plaidoyer, réseautage et lobbying sur une période de deux ans, représentait le principal objectif visé par ce programme d’un montant de 30 millions de Fcfa.

La place de choix occupée aujourd’hui par la promotion des droits humains de la femme dans les politiques de développement de nos États, a été mise en exergue par Mme Doumbia Mama Koïta, présidente de Femnet-Mali.

Ainsi, de la Conférence de Nairobi et la proclamation de la « Décennie internationale de la Femme » en 1975 à nos jours, des progrès notables ont été accomplis dans la promotion des droits de la femme, a estimé la présidente de Femnet-Mali.

A Dakar en 1994 et à Beijing en 1995, les gouvernements ont proclamé leur engagement de promouvoir l’égalité, le renforcement des capacités, les droits humains et le développement de toutes les femmes partout dans le monde.

En septembre 2000 au Sommet du millénaire des Nations Unies, ils ont réaffirmé cet engagement pour l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), a rappelé Mme Doumbia.

Victoire des femmes africaines qui ont acquis une représentation de 50% au sein de la Commission de l’Union africaine et qui ont contribué à l’adoption d’un Protocole additionnel à la Charte africaine des droits humains et des peuples relatifs aux femmes africaines lors du sommet de Maputo en 2003, a été vivement saluée par la présidente de Femnet-Mali.

La présidente de Femnet-Mali a également félicité Ellen Johnson Sirleaf, première femme chef d’État en Afrique, dont l’élection a constitué une avancée significative dans le combat des femmes pour l’égalité des chances.

Malgré ces avancées, Mme Doumbia Mama Koïta a déploré le fait que les conditions de vie des femmes ont peu évolué dans nos États. Nos sœurs, a-t-elle dénoncé, restent encore marginalisées et n’ont toujours pas accès à l’éducation, à la santé, au crédit, à une économie formelle encore moins aux postes politiques de prise de décisions.

En effet, malgré la signature et la ratification de la plupart des instruments internationaux relatifs aux droits humains des femmes par notre pays, les femmes restent encore, chez nous, tributaires des pesanteurs culturelles, coutumières et religieuses, a-t-elle décrié.

Pour la ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle ainsi que l’ambassadeur du Danemark, la promotion des droits humains des femmes constitue un maillon de développement humain durable et aucun développement ne saurait être possible sans l’implication des femmes.

Promesse a été faite par ces deux personnalités, d’accompagner les femmes dans leur combat pour l’égalité des droits et des chances.

La présentation de la médaille de « Chevalier du mérite africain » décernée à la présidente de Femnet ainsi qu’à plusieurs autres personnalités africaines dont le président de la Commission de l’Union africaine, notre compatriote Alpha Oumar Konaré, a mis fin à la cérémonie.

15 mai 2007.