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Dans le cadre de l’exécution partielle d’un programme annuel de formation des fonctionnaires de la police aux droits humanitaires, le premier atelier de formation s’est ouvert hier mardi 6 juin à l’Ecole nationale de police.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le Contrôleur général de la police, Anatole Sangaré. Il était entouré du représentant du ministre de la Justice, A. Faye, et de Philippe Poinceau, représentant du PNUD.

Pendant trois jours, la formation aux droits humains adaptés aux activités de la police sera dispensée aux commissaires de police et chefs de section de la police judiciaire des commissariats de Bamako, aux commandants des brigades spécialisées et aux commandants des compagnies de maintien de l’ordre et de la circulation routière.

Aussi, Anatole Sangaré, a-t-il tenu à remercier « très sincèrement » le Coordinateur du projet APPDH et, à travers lui, le représentant du PNUD au Mali pour toutes les actions accomplies en direction des fonctionnaires de la police nationale.

Philippe Poinceau, a, quant à lui, réaffirmé l’engagement du PNUD à appuyer les actions du Gouvernement et de la société civile dans le domaine de la promotion et de la protection des droits humains.

Depuis deux ans, le projet d’appui à la promotion et à la protection des droits humains a permis au Gouvernement de franchir des étapes importantes dans le domaine de la formation des fonctionnaires de la police.

La police est, en effet, un service public qui nécessite la recherche permanente d’un juste équilibre.
Au titre de sa mission dans le domaine du maintien de l’ordre et de la sécurité publique, de même que son concours à l’exécution des lois et règlements, elle est chargée d’assurer la protection des personnes et des biens, de maintenir l’ordre, la sûreté et la tranquillité publique et aussi de veiller au respect des lois et règlements par l’exécution des missions de police administrative et de police judiciaire.

Dans ce but, les fonctionnaires de la police disposent de prérogatives importantes qui leur permettent d’arrêter et de détenir des personnes, de procéder à des visites domiciliaires et à des perquisitions, de faire usage de la force, voire d’armes à feu, si nécessaire.

Chacune de ces actions peut être l’occasion de la remise en cause des droits et libertés des citoyens. C’est pourquoi, l’exécution des missions de la police est régie par des normes nationales et internationales qui consacrent les droits humains.

Le présent atelier s’inscrit donc dans le cadre de l’exécution partielle d’un programme qui a l’ambition de former, courant 2006, tous les cadres des unités actives de sécurité publique, de police judiciaire et des unités spéciales de la Direction de la Police des Frontières aux droits humains.

Zoubeirou MAIGA

08 juin 2006.