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Dans son allocution de bienvenue le Coordinateur de l’Unité de Gestion des Projets Cadre intégré Mohamed Sidibé a fait un rappel du contexte dans lequel se tient cet atelier. L’Unité de Gestion des Projets Cadre Intégré créée par le ministère de l’Industrie et du commerce, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a pour mission, entre autres, de conduire l’information et la sensibilisation sur les droits d’auteur en matière de production musicale.

Cette activité devrait contribuer à sécuriser le revenu des artistes et de professionnels des activités connexes à la production musicale. En effet, il est ressorti de l’Etude Diagnostique pour l’Intégration du Commerce (EDIC) au Mali, effectuée en vue de la mise en oeuvre du Cadre Intégré d’Assistance au Commerce que la production musicale pourrait être une source de revenu substantiel du fait de l’existence d’un important potentiel et d’un marché qui dépasse les frontières nationales.

En vue du développement de cette sous filière, l’Atelier National de Validation de l’EDIC au Mali, tenu en fin 2004, a recommandé de sécuriser les droits d’auteur en menant des actions visant à lever certaines contraintes dont la principale est la piraterie.

Sur les 7 à 8 millions de cassettes de musique vendues au Mali par an, 90% sont piratés. Compte tenu de l’importance du rôle de la presse en matière d’information et de sensibilisation pour mieux édifier les populations sur l’importance du problème et trouver des solutions pour éradiquer le fléau, le Projet Cadre Intégré a organisé un atelier à l’attention des hommes des medias, la presse elle-même étant un vecteur de la culture.

Il reste que cette activité complète celles menées par le ministère de la Culture à travers le Bureau Malien du Droit d’Auteur (BMDA). Le directeur national du commerce et de la concurrence Mahamane Ansoumane Touré a précisé que l’Unité de gestion du projet cadre intégré a pour mission la réalisation de certaines recommandations de l’atelier national de validation de l’étude diagnostique pour l’intégration du commerce au Mali.

Il a rappelé qu’une des actions de l’unité de gestion est la protection des droits d’auteur en matière de protection musicale. Pour faire ressortir l’importance du sous secteur de la musique dans notre économie il a indiqué que sur la période 2000-2004, le bureau malien du droit d’auteur a enregistré 977.942.364 FCFA, tous droits confondus.
Sur ce montant, le BUMDA a reversé un total de 712.703.605 FCFA pour tous les auteurs maliens et étrangers.

Ces sommes, a fait savoir le directeur national du commerce, ont connu une progression constante. Il estime qu’au regard du contexte qui prévaut actuellement sur le marché, le volume des droits auquel les auteurs maliens pourraient prétendre serait certainement beaucoup plus élevé si toutes les dispositions législatives et réglementaires existantes étaient appliquées avec rigueur et aussi éventuellement, avec l’adoption de nouvelles dispositions.

Selon Mahamane Ansoumane Touré, les industries culturelles constituent une chance pour les pays en développement de pouvoir valoriser leurs talents de créateurs et d’interprétation qui s’adossent sur leur fond culturel propre.

Enfin, le directeur national du commerce et de la concurrence a attiré l’attention des journalistes sur l’atrophie de ce sous secteur qui entraînerait des pertes d’emploi et de recettes fiscales pour l’Etat. T

rois modules ont été présentés au cours de cet atelier d’une journée. Mme Diallo Aïcha Koné, chef de service juridique et contentieux BUMDA a exposé sur le droit d’auteur au Mali, le mécanisme de collecte et de répartition des droits, les droits et obligations des bénéficiaires.

Le chef de la division du commerce extérieur à la DNCC, Modibo Kéïta a fait une présentation sur la réglementation du commerce et édifié les confrères sur ce qu’est une cassette légale.

Tiémoko TRAORE

16 décembre 2005.