Partager

Onze personnes ont trouvé la mort dans des conditions non encore élucidées dans une cellule de la police des mœurs à Ouagadougou, le 15 juillet dernier. Dans la foulée, les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête, promettant de situer toutes les responsabilités et de sanctionner les fautifs. En attendant les résultats de cette enquête, à Ouagadougou, chacun y va de son commentaire. Deux principales hypothèses sont avancées. La première est celle des conditions d’incarcération des détenus. Nonobstant l’exiguïté et la précarité des locaux de détention des prévenus, qui peuvent avoir causé une asphyxie, l’on pointe aussi du doigt le non-respect récurrent de la durée de la garde-à-vue. L’autre vrai problème est l’ampleur qu’ont pris le trafic et la consommation de la drogue dans notre pays. En attendant que l’autopsie commandée par le procureur du Faso livre ses résultats, dans les spéculations, l’on n’écarte pas non plus le cas de sévices corporels aux fins d’obtenir des aveux, qui auraient mal tourné.LEPAYS