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Image difficile à regarder par deux fois : un pâté de ferraille à l’intérieur de laquelle se trouvaient des corps ensanglantés, sans vie, au petit matin de ce 21janvier sur la route de Koulikoro, dans les encablures du nouveau Lycée Kodonso à Djélibougou .

En a eu toute la peine du monde à sortir les morts sur le coup et le seul survivant, grièvement blessé, de la BMW, à bord de laquelle ils se trouvaient quelques instants avant le drame, et qu’on avait du mal à reconnaître, après son choc contre les pylônes.

Tant, le choc que ce véhicule venait d’avoir, en entrant en collision, alors qu’il filait à tombeau ouvert , en heurtant les poteaux électriques, était violent.Triste sort que celui de ces enfants (une fille et une petite fille) de Mafa Haïdara, un opérateur économique bien connu de la place.

Revenant, selon des témoignages recueillis auprès de la famille, d’une soirée festive, vers une heure du matin dans la nuit du mardi au mercredi 21 janvier dernier, les cinq personnes (chauffeur compris) dont deux de la famille Haïdara, étaient paisiblement assis à bord de la BMW que conduisait le jeune Aboubacar Sidiki Diakité.

En voulant éviter un taxi qui roulait devant lui, le jeune conducteur et propriétaire de la BMW, roulant à tombeau ouvert, dans sa manœuvre désespérée, a fini par heurter de plein fouet, avec une violence inouïe, les pylônes du terre-plein au milieu de la voie.

Dans un bruit apocalyptique de ferraille broyée, la BMW s’est transformée en un amas de fer ensanglanté. Bilan : quatre morts sur-le-champ ; dont le conducteur, une fille du commerçant Mafa Haïdara, répondant au nom de Batourou, et deux autres garçons.

Aux dernières nouvelles, la vie d’une des petites filles de M. Haïdara, grièvement blessée (qui était dans le coma après le drame), est aujourd’hui hors de danger.

C’est le lieu d’appeler toujours et encore à la vigilance sur la route qui, faut-il le rappeler, tue aujourd’hui dans notre pays plus que la pandémie du siècle. Plus de conscience et de responsabilité à ces parents, qui laissent des voitures dans les mains de leurs enfants. Lesquels se transforment en véritables bolides sur la voie publique.


Mah Thiam KONE, Bruno Djito SEGBEDJI

26 Janvier 2009