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Le RPM s’inscrit désormais résolument dans l’opposition. L’information ressort d’une lettre adressée aux militants et sympathisants du Rassemblement pour le Mali (RPM) et aux démocrates et patriotes. Datée du 31 juillet 2007, ladite lettre est signée du Secrétaire général du parti, Dr Bokary Tréta.

Après avoir souligné et dénoncé, comme à l’accoutumée, ce qu’il a toujours qualifié de dérive démocratique, c’est-à-dire l’exclusion du RPM de la CENI, l’immixtion dans le processus électoral des autorités de la République censées être neutres, le refus des juges d’appliquer la loi pour corriger les abus de l’administration électorale et la démission de certains partis politiques, le RPM a averti sur ce qui va être désormais son rôle au sein de la nouvelle Assemblée nationale qui prendra fonction en octobre prochain.

Il s’agit de signer la fin de l’atypisme du système politique malien. Dans une lettre adressée aux militants et sympathisants du parti et aux démocrates et patriotes, en date du 31 juillet dernier et signée de son Secrétaire général, Dr Bokary Tréta, les Tisserands indiquent que «le RPM a survécu aux multiples manœuvres des fossoyeurs de la démocratie et du pluralisme politique, chèrement conquis par les patriotes maliens au prix d’énormes sacrifices».

Ensuite, ils soulignent qu’«avec l’élection de son président, El Hadji Ibrahim Boubacar Kéïta, et d’autres valeureux cadres, le RPM ne sera ni exclu du débat parlementaire, ni absent de la scène politique malienne. Il sera bel et bien présent dans l’Hémicycle et prendra sa part de responsabilité dans l’animation de la vie politique malienne, au grand dam de ceux-là qui s’apprêteraient à célébrer le deuil du parti».

Ainsi, la lettre indique clairement que «la présence du RPM dans l’Hémicycle signera désormais la fin de l’atypisme du système politique malien et conférera certainement vigueur et vivacité à notre pratique démocratique».

Ce qui veut dire que le RPM s’inscrit résolument dans l’opposition. Ce n’est pas tout : le parti entend également renforcer non seulement l’esprit et la lettre du multipartisme intégral et les attributs de l’Etat de droit, mais aussi les conditions pour la défense et la sauvegarde des acquis démocratiques au Mali dont les libertés publiques et individuelles.

Afin d’atteindre ces objectifs, Dr Tréta soutient que, «dans la nouvelle configuration de l’échiquier politique malien, le RPM et ses alliés doivent se préparer, sans complexe aucun, pour jouer, avec détermination et une suffisante clarté, tout leur rôle».

En tout cas, pour sa part, le Bureau politique national (BPN), instance dirigeante du parti, «assumera l’orientation et l’accompagnement nécessaire pour la bonne conduite de notre nouvelle mission au service du Mali et des Maliens».

Dans ce cadre, après avoir félicité ses élus au nombre de onze, le BPN a lancé un appel au raffermissement de leur engagement militant pour la défense des idéaux du parti.

Enfin, les Tisserands estiment que tous les observateurs avisés de la scène politique malienne auront compris que «le crime du RPM et de son président, c’est d’avoir brisé des mythes, c’est d’avoir cassé une image faussement entretenue, c’est d’avoir montré à la face du monde que le consensus malien largement venté n’était que mensonges et tromperies, c’est d’avoir osé prouver et défendre, aux yeux de tous, qu’une alternative à la politique du régime en place est non seulement possible mais aussi nécessaire».

Face à la situation actuelle, le RPM indique aux démocrates et aux patriotes maliens que «l’heure est au ressaisissement dans la nouvelle bataille qui s’annonce pour la défense et le renforcement des acquis démocratiques».

Alassane DIARRA

03 août 2007.