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Le Républicain : Depuis sa mise en place, le 27 janvier 2008, le Collectif chargé de l’organisation d’une concertation nationale sur la question du Nord, semble tourner en rond et ne fait plus parler de lui. Que se passe-t-il ?

Ben Moulaye Idriss : Le Collectif vit et nous sommes en pleine activité. Je pense que nous travaillons mieux discrètement, que de faire du tintamarre sans de bonnes actions.
Nous sommes actuellement au niveau de l’information des gens qui doivent participer et qui doivent nous aider dans l’organisation de l’activité. Il s’agit de personnes relevant du gouvernement et des différentes institutions nationales ou internationales et des différentes ambassades. Des correspondances, ont été envoyées et nous sommes entrain de réunir le nécessaire pour que cette conférence soit une réussite.
Toutes les correspondances ont été suivies de réponse pour nous recevoir, pour comprendre, et pour nous aider. C’est vous dire, que c’est une question qui intéresse tout le monde.


Certains partis politiques comme l’Adéma et de l’URD seraient entrain de retirer leurs membres du collectif. Qu’est-ce qu’il en est réellement ?

A cette question je donnerai une réponse personnelle. Il y a effectivement des partis politiques qui se sont retirés. Ce sont les partis politiques de la mouvance présidentielle qui avaient pensé que ce n’était pas réellement la vision du président. Ils ont pensé que c’est une activité de l’opposition.
Or, en réalité le collectif a été créé à l’issue d’une concertation sous-régionale des partis politiques au cours de laquelle tout le monde (la mouvance présidentielle, l’opposition, la société civile) ont proposé de créer un collectif pour l’organisation d’une conférence nationale. Le Collectif est quand même un résultat de la première concertation.

Dans une interview récente, le chef de l’Etat a reconnu la pertinence du Collectif avec lequel il compte travailler. Que déduire lorsqu’au même moment, les partis politiques censés soutenir son action se retirent du Collectif ?

Je trouve que c’est une vision paradoxale, parce qu’en réalité si le président lui, il est pour l’organisation d’une grande concertation nationale sur la question du Nord. Ce qui veut dire qu’il pense que cela peut apporter une solution définitive au problème du Nord. Et de l’autre côté, si on voit que la mouvance présidentielle s’est retirée, je trouve que c’est un paradoxe.
Le collectif a certes vu jour à travers des actions de l’opposition, mais aujourd’hui le collectif est une dynamique nationale. C’est un sursaut national que nous voulons éveiller pour que le problème du Nord trouve une solution définitive.


Propos recueillis par
Boukary Daou

27 février 2008.