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La méningite représente toujours un cas d’urgence nécessitant un traitement immédiat car la vie du patient se joue en quelques heures. Selon, Dr Sory Ibrahima Bamba, chef de la division prévention et lutte contre la maladie à la Direction nationale de la Santé, du 1er janvier 2008 à nos jours, il y a eu 138 cas dont 16 décès sur l’ensemble du territoire national.

Les symptômes de la maladie les plus fréquents sont, entre autres, raideur de la nuque, fièvre élevée, violents maux de tête et vomissements. Dès l’apparition des signes, il est nécessaire d’admettre le malade à l’hôpital ou dans un centre de santé. Les personnes à risque sont les adolescents de 10 à 20 ans.

La méningite cérébrospinale est une maladie qui s’attaque aux méninges qui sont de minces lames de tissu entourant le cerveau et la moelle épinière.

Elle sévit au cours de la saison sèche. Si dans un pays voisin la situation de l’épidémie de méningite est alarmante, dans le nôtre tel n’est pas le cas. Des stocks de médicaments, réactifs et consommables, pour une prise en charge précoce, adéquate et gratuite des personnes infectées a été renforcé partout au Mali.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe respectivement le « seuil d’alerte » et le « seuil épidémiologique » à 10 cas sur 10 000 habitants dans un cercle en une semaine et 10 cas sur 100 000 habitants en une semaine dans un district sanitaire. Au Mali, ce seuil n’est pas atteint pour dire qu’il y a une épidémie de méningite selon toujours Dr Bamba. Mais selon à ses dires, il y a risque d’épidémie et notre pays a mis un arsenal de dispositifs dans tous les districts sanitaires pour éviter le pire le cas échéant.

« Des vaccins sont disponibles et les ressources humaines pour prendre en charge les cas qui vont se manifester suspects » a-t-il déclaré. Les différents cas détectés font l’objet d’analyse au laboratoire pour identifier le microbe responsable. Sachant que tous les microbes n’entraînant pas l’épidémie de méningite, c’est généralement le méningocoque A qui est le responsable.

Il existe parmi les microbes, le méningocoque A, C, w135, l’ haemophilus influenzaé de type B et le pneumocoque.

Les régions les plus touchées sont Sikasso, Mopti et Koulikoro. Plus de 138 cas ont été relevés dont 16 décès, a affirmé le responsable de la division prévention et lutte contre la maladie.

Dr Sory Ibrahima Bamba, a par ailleurs, invité la population à beaucoup plus de vigilance, en amenant tôt les cas identifiés pour les prises en charge.  » L’Etat à acheté les vaccins et les médicaments. Le traitement se fait gratuitement partout au Mali » a-t-il conclu.

Il faut rappeler qu’en 2007, l’Afrique de l’Ouest a été touchée par cette épidémie qui avait fait plus de 2 000 morts dans 9 pays: la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Togo et le Burkina Faso, lequel avait enregistré, à lui seul, 75 % des victimes.

Ramata TEMBELY

21 Février 2008.