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Le weekend dernier, les islamistes du Mujao ont annexé la ville de Douentza avec l’objectif d’y appliquer ce qu’ils appellent la loi de Dieu, la charia. Ce calvaire bien connu des populations des régions de Tombouctou, Gao et Kidal, ne tardera pas à mettre sur les routes de l’exil de nombreux habitants de la capitale du Haïré. De sources concordantes, il nous est parvenu que certaines personnes ont d’ores et déjà plié bagages pour regagner Bamako ou Mopti.

La crise dite du nord n’a pas fini de surprendre avec à la clé de nombreux déplacés, éparpillés un peu partout à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur du pays. Après la mise en débandade des bandits du mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), maîtres des lieux après la fuite de l’armée nationale, par les islamistes, la ville de Douentza est longtemps restée épargner par les illuminés dans la mise en œuvre de leur doctrine machiavélique. La semaine dernière, ils finiront leur périple dans la capitale du Haïré où les populations devront désormais s’habituer à de nouvelles règles de vie.

Plus de cérémonies festives en pompe, le tabac et autres stupéfiants sont interdits, plus de match de football dans les rues etc. …tout un chapelet de mesures qui rendent la vie pratiquement invivable pour les habitants peulhs, Sonrhaï, Bambara et autres.

Constatant leur impuissance face à ces débiles armés jusqu’aux dents, les populations par crainte de répressailles ont tout simplement choisi de quitter les lieux en attendant que la récupération de ladite zone par nos forces ne soit une réalité.

Issa B Dembélé

La Nouvelle Patrie du 7 Septembre 2012