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Dans les réformes constitutionnelles qui viennent d’être adoptées par l’Assemblée nationale, une disposition interdit aux futurs candidats à la magistrature suprême de notre pays en 2012, de posséder la double nationalité.

Selon des sources concordantes, Cheick Modibo Diarra qui possède la nationalité malienne et américaine, ne serait pas prêt à renoncer la nationalité du pays de l’oncle Sam. Un entêtement qui le desservira et conduira directement à sa disqualification si les dites réformes venaient à être adoptées par voie référendaire. Mais, ses partisans rappellent que le président de la République a déjà assuré que les nouveaux textes ne seront pas appliqués lors des élections générales de l’année prochaine,

Selon la nouvelle constitution en gestation, tout prétendant la magistrature suprême de notre pays en 2012 doit être de nationalité malienne d’origine et ne pas prévaloir d’une autre nationalité. Cela indique que toute personne ayant une autre nationalité en plus de la malienne, est obligée de renoncer à la seconde, s’il veut réellement se porter candidat à la présidentielle de 2012. Cette disposition est contenue dans les réformes constitutionnelles que l’Assemblée nationale vient de voter et qui doivent être soumises à la sanction du peuple souverain du Mali à travers un référendum. Il y a de fortes chances que le peuple accorde son onction auxdites réformes dans les mois à venir. Si c’est le cas, ce sont ces dispositions constitutionnelles qui vont régir les élections (présidentielle et législatives) de 2012.

Du coup, la disqualification de certains prétendants se précise. C’est le cas par exemple du docteur Cheick Modibo Diarra du Rassemblement du peuple malien (RDPM). Ayant profité de sa carrière professionnelle exercée à la Nasa, l’intéressé avait obtenu la nationalité américaine et refuse aujourd’hui d’y renoncer. Il est même prêt à accepter cette disqualification si les réformes venaient à passer au référendum, dit-on dans son entourage, Pour ses adversaires, c’est une fuite en avant car l’homme sait déjà qu’il n’a aucune chance de triompher en 2012, donc sa disqualification lui offrirait une sortie honorable, On n’en est pas encore là et le beau fils du général Moussa Traoré continue à croire à son étoile et ses partisans rappellent qu’on fait un faux procès à leur champion car le président de la République a déjà prévenu que la nouvelle constitution n’entrera en vigueur qu’après les scrutins de 2012.

Abdoulaye Diakité

L’indicateur Renouveau, 23/08/2011