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Au bureau principal de Bamako-Fer communément appelé Bureau 200, où il s’est rendu avant-hier en compagnie des sous directeurs des différents bureaux de la Douane, Amadou Togola a fait le tour des locaux avant de s’entretenir avec les agents.


Une prévision de 230 milliards FCFA

Le bureau 200 relève de la Direction régionale des Douanes de Koulikoro qui compte 9 autres bureaux : 4 bureaux principaux (Bamako Fer, aéroport Sénou, Faladié et Kati), 5 bureaux secondaires (Nara, Kouremalé, Banankoro, bureau des colis postaux et celui des paquets postaux). Elle dirige également des postes de douane (Kati et les magasins de grain à petite vitesse) et deux autres postes de surveillance installés à Sélingué et Fana. Cette direction régionale contrôle aussi une Brigade mobile d’intervention (BMI) chargée de la lutte et de la répression de la fraude.

Durant la rencontre, le directeur général a rappelé les missions de la douane, notamment alimenter le budget national à partir de la perception des droits et taxes sur les importations de marchandises. La douane doit également sécuriser et faciliter le commerce international à travers une chaîne logistique. La douane, a-t-il rappelé, protège l’économie nationale, la santé publique et même l’environnement et le patrimoine culturel.

Pour Amadou Togola, les services douaniers ont donc un rôle de premier plan dans la réussite et la mise en oeuvre du Projet de développement économique et social initié par le Chef de l’État. « Ce programme a un coût important qui doit être financé d’abord par les ressources internes sécrétées par notre système fiscal et douanier » a-t-il indiqué tout en soulignant la nécessité de corriger tous les dysfonctionnements du système de recouvrement des droits pour réussir le pari du développement. « L’exécution des prévisions assignées à la douane au titre de l’exercice 2008 -230 milliards de Fcfa après la rectification budgétaire- intervient dans un contexte économique difficile marqué notamment par la flambée des prix du pétrole, des denrées de première nécessité et, récemment, par une crise du système bancaire international.

Ces chocs exogènes de l’inflation induite ont fait que le gouvernement a renoncé à une partie de ses ressources en exonérant certaines denrées -riz, huile et lait- de droits et taxes à l’importation et en soutenant les prix à la pompe des produits pétroliers par diverses mesures d’exonération« , a expliqué Amadou Togola.

Des orientations stratégiques

Dans le domaine de l’informatique, la douane est l’une des administrations générales les mieux numérisées de notre sous-région avec l’installation du logiciel Sydonia++.

Elle s’est récemment dotée de 4 scanners mobiles qui permettent d’inspecter avec précision les importations. L’État, du point de vue de Amadou Togola, est donc en droit d’attendre des douaniers des résultats à hauteur des objectifs fixés. « Nous avons un impératif de résultat« , a-t-il insisté. La direction générale des Douanes a, par conséquent, élaboré un Plan d’action opérationnel dont la mise en œuvre correcte devrait permettre de réunir les fonds escomptés par le gouvernement.

Ce document prend en compte la feuille de route du ministère des Finances dans le cadre du renouveau de l’action publique et les recommandations des missions d’audit effectuées par le FMI et la Banque mondiale. Au total, il comporte 7 orientations stratégiques, 20 axes prioritaires d’intervention, 82 activités et plusieurs indicateurs de performance.

La délégation a ensuite mis le cap sur Kati où elle a visité les locaux du bureau créé en 2006. Le colonel Togola s’est entretenu avec le personnel du bureau de Kati sur les attentes de l’État et des populations vis-à-vis du service des Douanes. Il a félicité le chef de bureau, Madou Traoré, et l’ensemble de ses agents pour « les résultats encourageants et surtout pour le changement de comportement amorcé au niveau du bureau ». Auparavant, la délégation avait visité le magasin de dédouanement de la ville garnison. Partout, où il s’est rendu Amadou Togola a invité ses agents à plus de loyauté et surtout à un sursaut d’orgueil.

Au titre de l’exercice budgétaire 2008, il a été assigné aux directions des Douanes de Koulikoro et du District de Bamako des prévisions de recettes corrigées de 25 milliards de Fcfa pour des réalisations mensuelles moyennes de 6,3 milliards de Fcfa. Les interlocuteurs du patron de la Douane se sont engagés à relever le défi.

A. M. CISSÉ A

10 Octobre 2008