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Après les différents syndicats du corps professoral, le ministre des l’Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, et son homologue de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, ont rencontré, le mardi 12 Février 2008, dans la salle de conférence du département de l’Enseignement Supérieur, le bureau de coordination de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM), afin de leur restituer les réponses du gouvernement, par rapport à leurs différentes doléances.

En plus des deux ministres en charge de l’éducation, cette rencontre a regroupé les directeurs des enseignements du Secondaire, du Supérieur, de Base, de la Formation Professionnelle et Technique, Mme le Recteur, et des membres du bureau de l’AEEM, dont le secrétaire général, M. Mohamed Ibrahim Baby…

Rappelons que le bureau de coordination de l’AEEM, à la sortie des assises de son 15ème congrès, avait déposé, sur la table du gouvernement, un cahier de doléances contenant des revendications d’ordre académique, pédagogique, matériel, financier et administratif.

-Par rapport aux revendications d’ordre académique et pédagogique, l’AEEM, avait demandé, au gouvernement, une réponse définitive à la question du Numerus Clausus à la FMPOS, un éclaircissement sur la question du concours d’internat à la FMPOS, l’instauration du système LMD au niveau des facultés, instituts et grandes écoles (courant l’année académique 2007-2008 ), de remédier à l’insuffisance d’enseignants au niveau des établissements d’enseignement secondaire, général, technique et supérieur.

-S’agissant des revendications d’ordre matériel, l’AEEM a demandé, entre autres, la création d’un lycée à Ménaka, Kolondiéba et Bankass, l’amélioration d’un complexe sportif au niveau de certains établissements, la construction de campus universitaires sur la colline de Badala et à la FMPOS.

-Les revendications d’ordre financier se résument à l’attribution de bourses et de trousseaux aux étudiants dérogés de la FMPOS, inscrits dans d’autres facultés d’université de Bamako, à l’octroi de bourses aux étudiants admis au concours d’entrée à l’IUG, IPR et ENI-ABT, à la majoration de bourses et de trousseaux.

-Concernant les revendications d’ordre administratif, l’AEEM a demandé la remise des diplômes de fin d’étude dans un délai ne dépassant pas six mois, après la sortie, l’organisation d’une cérémonie de remise de diplôme à la fin des études à l’ENSUP.

Réponses des ministres

Dans ses éléments de réponses, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique a indiqué que le but du Numerus Clausus est d’avoir une bonne qualité d’enseignement, surtout chez les médecins. Il est appliqué un peu partout dans la sous-région, même en France où nous héritons notre système éducatif. Selon le ministre, les étudiants victimes du Numerus Clausus ne seront pas abandonnés : le gouvernement trouvera toujours une solutions pour eux.

Par rapport à l’instauration du système LMD, le ministre estime qu’elle doit être faite de façon progressive, et non brutale. Sur ce plan, a-t-il signalé, un premier degré de projet a été déjà élaboré.

Pour le recrutement d’enseignants, fera-t-il savoir, le gouvernement se doit d’abord de former le personnel. Aussi, le projet de construction des salles de classe et de trois lycées (Yorosso, Ténenkou, Ouélessébougou) sont en cours. Mais le gouvernement n’est pas en mesure de construire des complexes sportifs dans tous les établissements, à condition qu’on prévoie un terrain de sport pendant la construction des lycées.

Pour l’amélioration de la réglementation et de la communication sur les critères d’orientation des élèves admis au DEF, le ministre a indiqué que les critères d’orientation seront relus et feront l’objet d’une large diffusion. A ce niveau, il convient de souligner que cette question d’orientation des admis du DEF pose beaucoup de problèmes au gouvernement.

Concernant la construction et l’équipement des laboratoires, il a été signifié aux étudiants que les efforts se poursuivent dans ce sens, dans le cadre du PISE. Ils seront étendus progressivement aux écoles privées.

La ministre de l’Education de Base a, pour sa part, indiqué que le cahier de doléance des élèves et étudiants sera examiné avec le plus grand soin. Par conséquent, elle a demandé aux étudiants de ne pas aller en grève, parce que, ajoutera-t-elle, “chaque moment passé dans la grève est un retard”.

En réaction à ces différentes réponses, le secrétaire général du bureau de coordination de l’AEEM s’est dit satisfait des éclaircissements du ministre, mais pas totalement satisfait du traitement accordé à leurs doléances. Toute fois, il a demandé au ministre la mise à la disposition de l’AEEM d’un chronogramme en fonction de leurs besoins.

Moussa TOURE

13 Février 2008.