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Documents de politique nationale et du plan stratégique national des technologies de l’information et de la communication (TIC) ont été durant trois jours, exactement, les 28, 29 et 30 septembre 2005, élaborés par les acteurs des nouvelles technologies. Ces documents ont été adoptés par le gouvernement.

Ainsi hier Jeudi, au Centre international de conférence de Bamako, un atelier national de restitution de ces documents, a débuté sous la présidence de Me Fanta Sylla, ministre de la Justice, qui assurait l’intérim de son homologue de la Communication et des Nouvelles Technologies.

Etaient également présents, Badi Ould Ganfoud ministre de la Fonction publique, de la Reforme de l’État et des Relations avec les Institutions, Mamadou Iam Diallo, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies.

Initiative du département de tutelle à travers l’Agence des technologies de l’information et de la communication (Agetic), cet atelier a comme objectif d’informer l’ensemble des intervenants des grandes priorités en la matière.

Représentants de tous les départements ministériels, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des organisations nationales et internationales, des ONG et du secteur privé, prennent part aux deux jours de travaux.

L’élaboration des documents de politique nationale et du plan stratégique national des TIC participe de l’initiative « Société de l’information en Afrique », qui a comme objectifs de faire adopter par tous les pays africains, des politiques et plans nationaux, ainsi que de permettre aux populations de s’approprier et de bénéficier des avantages des TIC, a indiqué la ministre Sylla.
Documents qui vont être présentés aux participants, ont été largement inspirés du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP), document de référence du gouvernement, a expliqué la ministre.

Le document de politique national définit la vision de notre pays en matière de technologies de l’information et de la communication, identifie les axes et les objectifs stratégiques retenus pour matérialiser cette vision à court, moyen et long termes, ainsi que le mécanisme de suivi et d’évaluation.

Les secteurs prioritaires, comme l’éducation et du renforcement des capacités, de la santé, des arts, de la culture, du tourisme, de la bonne gouvernance et l’intranet de l’administration, de la facilitation de l’accès à Internet par la connexion de toutes les communes, du développement rural, de la recherche, du commerce, de l’industrie et des services, la diaspora, la jeunesse, le genre, vont bénéficier d’actions énergiques du gouvernement durant la période 2005-2007, à travers l’installation d’un cadre juridique et réglementaire incitatif, le développement des infrastructures TIC et les secteurs regroupés dans les contenus et applications sectorielles.

Objectifs n’ayant pas été retenus comme prioritaires et actions qui ne seront pas totalement exécutées dans la période précitée, feront l’objet d’une évaluation et d’une programmation sur l’échéance 2008, 2009 et 2010, a expliqué Mamadou Iam Diallo.

Concernant le document de plan stratégique, actions prioritaires, moyens, acteurs et partenaires impliqués dans la mise en oeuvre de la politique nationale, actions à mener à court, moyen et long termes pour atteindre les objectifs spécifiques, organismes responsables de l’exécution, organes de contrôle et de suivi, y sont définis.

Le grand but du plan stratégique est de couvrir à long terme tous les secteurs de développement identifiés dans le document de politique nationale.

La mise en oeuvre du plan stratégique repose sur le concours de l’État, du secteur privé, de la société civile et des partenaires au développement.

Comme actions prévues dans le plan stratégique, nous pouvons retenir, celles comme : créer un environnement juridique favorable, aider à la promotion et au développement des TIC et de l’économie numérique, à l’accélération de l’accès à tous aux TIC, à leur intégration dans l’éducation et la santé …

Les participants, vont durant les travaux, plancher sur les deux documents principaux, et discuter des mécanismes de prise en charge des priorités sectorielles, installer les mécanismes de suivi et de mise en oeuvre de la politique nationale des TIC, examiner l’état des lieux actualisé des TIC dans notre pays accompagné du tableau récapitulatif de la mise en oeuvre à court terme (2005-2007) du plan stratégique national.

29 septembre 2006.