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Conséquences des affrontements entre militaires : une fillette tuée par une balle perdue chez son père à Djicoroni Para

Combien de civils ont payé de leur vie les affrontements de la semaine dernière ayant opposé des bérets rouges à des bérets verts. Si certains se sont retrouvés au mauvais moment pris entre deux feux, d’autres par contre ont reçu des balles perdues à domicile sans qu’ils soient sortis de chez eux. C’est le cas de la fillette Assan Traoré dite Bama âgée de 7 ans. Elle a été fauchée par une balle perdue qui a transpercé son corps dans le domicile familial. Son évacuation d’urgence au CHU Gabriel Touré n’a pas permis de la sauver.

jpg_une-716.jpgLe drame qui a frappé la famille de Youssouf Traoré et Mariam Coulibaly remonte à la journée du mercredi 2 mai au plus fort de la journée folle ayant opposé deux unités de l’armée malienne à Djicoroni Para.

Le même jour, la fillette accompagnait la bonne âgée de 18 ans chez son homonyme pour livrer le repas du jour. Puis, elles retournèrent en trombe dans la maison paternelle pour se mettre à l’abri d’éventuelles balles perdues.

Les deux personnes étaient saines et sauves à leur retour de la ville au grand bonheur de toute la maisonnée, nous a confié Badra Alou Traoré, un des oncles d’Assan Traoré.

La fillette rejoignit ses camarades d’âge dans la cour. Quelques instants plus tard, un de ses oncles découvrit du sang sur sa robe et s’en ouvrit aux autres membres de la famille.

Ils s’attroupèrent autour de la fillette qui n’avait encore rien perdu de son dynamisme et constatèrent qu’une balle l’a touché. Ils la conduisirent à la clinique la plus proche (lac télé) avant de l’évacuer sur l’hôpital Gabriel Touré. Où elle a eu droit aux premiers soins.

Ce n’est qu’aux environs de 23 heures que l’hôpital la libère après une légère amélioration. Les parents ont fait venir à domicile un médecin traitant pour mieux l’examiner.

Sur la base de ses observations, d’autres traitements furent administrés à la petite.

Ces traitements n’ont finalement servi à rien pour quelqu’un qui a été complètement vidé de son sang. Le mercredi 2 mai, elle a rendu l’âme.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 8 Mai 2012