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« L’élimination des Eléphants au 1er tour ne m’a pas étonné » , déclare Djibril depuis sa base de Bouaké. « Les Eléphants étaient face à des équipes bien en jambe ». « Ce Chan a opposé de très bonnes formations », ajoute Djibril. Et « les équipes de la Zambie, du Ghana, de la RDC et du Sénégal ont bien mérité de passer au carré d’as ».

Djibril Traoré souligne le niveau de la compétition. « Ce Chan fut d’un bon niveau surtout au niveau de la poule B de Bouaké. Et a permis aux observateurs de se rendre compte du niveau des talents locaux sur le continent. C’est le cas de la Tanzanie et même de la Zambie. Le dernier a un football rigoureux », note Djibril Traoré qui revient sur le parcours sans gloire des Eléphants. « Je ne dirai pas que l’élimination de la Côte d’Ivoire est méritée. Mais, elle ne m’a pas surpris ».

Et pour cause : « Le départ à quelques jours du coup d’envoi de la compétition de nombreux de ses joueurs dont les deux meilleurs buteurs du championnat » souligne-t-il. Il ajoute que « nos championnats en Afrique de l’Ouest sont pauvres car la plupart des meilleurs joueurs partent à l’étranger dès qu’ils sortent le bout du nez. Mais, cette élimination a une autre raison. Le fait que les Eléphants ont remporté à deux reprises le tournoi de football de l’Uémoa, cela a du tromper l’encadrement technique de la Côte d’Ivoire. Or, ces deux trophées étaient zonaux ».

Pour lui, ces deux trophées n’avaient rien à voir avec le Chan qui est d’un niveau africain. « Il faut non seulement sélectionner les meilleurs, mais prendre l’ossature d’un club d’autant plus que la Côte d’Ivoire n’avait pas encore commencé le championnat », dit-il.

En tout cas, l’on ne finira pas de spéculer sur la déroute des Eléphants locaux. Avant les demi-finales, ce Chan, réputé, selon les observateurs comme plus relevé par que certaines éditions de la Can, a tenu toutes ses promesses en terme de spectacles et de buts. C’est le premier rendez-vous de tous les talents locaux du football africain. Pour preuve, la présence des recruteurs et nombreux observateurs dont des dirigeants de clubs venus d’Afrique et d’ailleurs en grand nombre.

Propos recueillis, à Bouaké, par Boubacar Diakité Sarr

03 mars 2009