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Au lendemain de son retour de Sousse (Tunisie), Djibril Dramé, que nous avons rencontré mercredi dernier à la séance d’entraînement de son équipe, reste conscient que le match retour ne sera pas facile. L’entraîneur des Aiglons revient sur la victoire de son équipe sur la Tunisie (1-0) en match aller du 1er tour des éliminatoires de la Can juniors et juge son adversaire. Entretien.



Les Echos : Qu’avez-vous ressenti après le match ?

Djibril Dramé : C’était un grand moment. J’étais ému, j’étais très heureux. Et je vous avoue que c’était un sentiment de fierté et de joie. Les enfants se sont battus. Ils ont été conscients. En fait, le résultat de Sousse résumait notre objectif.

Les Echos : Et le transfert du match de Tunis à Sousse ?


D. D. : Vous savez, tous les moyens sont mis à profit pour se favoriser. Une distance de plus d’une heure 45 minutes par bus en aller-retour, il fallait le faire même dans l’improvisation. C’est une volonté du pays hôte parce qu’il estimait peut-être que les seniors battus en Can/Mondial à Tunis, le stade de la capitale pouvait porter malchance. Peu importe que le match a lieu à Tunis, Monastir ou Sfax ; l’essentiel pour nous c’était de faire un résultat.


Les Echos : Et votre adversaire ?

D. D. : C’est une bonne équipe. Elle est technique dans la vivacité, mais très agressive aussi comme dans le cas de la blessure sur Boubacar Bangoura. Cette équipe n’a pas mal de variantes dont il faut se méfier à Bamako. La Tunisie était très compliquée à jouer surtout que l’équipe revenait d’un sacre au Maroc. Mais ce fut difficile pour elle de nous contre-attaquer. C’était bien de leur mettre la pression.


Les Echos : Comment s’est déroulée la rencontre ?

D. D. : Au début, surtout après le premier quart d’heure, on était nerveux. Bassirou et Bangoura ont inquiété. Puis, nos milieux ont bien pressé et le lien entre les lignes s’est bien fait. Globalement, la rencontre fut d’un bon niveau sur le plan technique et tactique. Tout n’était pas parfait, mais les jeunes ont tiré leur épingle du jeu.

Les Echos : Quelle est la qualité de votre équipe ?


D. D. :
Nous avons un groupe solidaire et les jeunes sont conscients de l’objectif recherché. Déjà, ils avaient affiché cette volonté lors du tournoi corridor d’Abidjan, puis lors des deux matches amicaux contre l’équipe championne d’Afrique junior en titre, le Congo-Brazzaville à Bamako. Bref, nous avons composé un groupe qui aime manier le ballon et qui s’adonne au travail. Certains jouent lentement, d’autres rapidement, mais nous formons un bon groupe.


Les Echos : Comment envisagez-vous le match retour ?

D. D : Comme à l’aller. D’ailleurs il s’annonce dur, car ils joueront ouverts et ne seront pas à Bamako pour une promenade de santé. Mais conscient de la tâche, entre temps nous avons commencé à corriger nos lacunes constatées à Sousse. Le plus important est à venir. Je demanderai aux jeunes d’être costauds dans leur tête, fort sur le plan psychologique pour avoir la qualification.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

04 Juillet 2008