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La Reine de la saison 2015-2016 du championnat national de basket-ball, Djénèba N’Diaye, est très heureuse de l’initiative de World Label d’organiser Streetball. Selon elle, la compétition permet de maintenir les joueurs pendant les vacances.

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« S’il n’existait pas, il fallait l’inventé », explique la reine du Mali. Malgré la légère défaite de son équipe lors de la manche aller des demi finales, Djénèba garde toujours son sourire. Pour elle, loin des enjeux sportifs et de la défense de l’honneur de son quartier, Streetball est l’occasion pour les joueurs du championnat national de rester en forme avant la reprise. Il offre egalement l’occasion à d’autres joueurs d’émerger.

Raisons pour lesquelles, la meilleure joueuse du Mali remercie les promoteurs de World Label, Hady Hanne et Boubacar Keita dit Fodé. « Ils ont eu une idée magnifique. Il faut que ça soit pérenne. Streetball n’est pas que du basket, mais c’est aussi un espace de détente et de cohésion sociale », précise-t-elle.

Portrait de la Reine des planchers
Née le 8 juillet 1997 à Bamako, Djénèba N’Diaye est une basketteuse internationale. Elle évolue au Djoliba AC au poste de meneuse parfois ailière. Fille de Boubacar N’Diaye et de Fatoumata Touré, Djénèba est issue d’une famille modeste de 4 enfants dont elle est le troisième. Avec ses 1,67m pour 63kg, elle a débuté sa carrière sportive à l’âge de 12 ans lorsqu’elle faisait la 4e année. Elle a acquis les fondamentales (fondements) du basket avec Mohamed Salia Maïga, actuel coach de l’Atar de Kidal, auparavant entraîneur du Djoliba AC et de l’équipe nationale junior.

Elle commence à imposer à partir de 2011 lors du championnat national des minimes qu’elle a remporté en devenant la révélation du tournoi avec le titre de la meilleure marqueuse. L’année suivante, elle intègre la formation des cadets. Elle est championne dans cette catégorie et meilleure marqueuse avec 70 points en 7 matchs joués lors de la conférence de basket de Bougouni.

Convaincu de son talent, l’entraîneur de l’équipe nationale des cadets la sélectionne pour la Coupe du monde de la catégorie qui s’est tenue à Amsterdam en Hollande sans jouer le championnat d’Afrique des moins de 16 ans comme il se doit.

La hargne de tout rafler
Malgré cette montée en puissance elle était encore méconnue du public. C’est lors de la finale de la Coupe du Mali en 2012, remportée par le Djoliba AC que la jeune joueuse a montré tout son talent aux amoureux du basket. Elle fut fit son apparition lorsque l’équipe du Djoliba AC était complètement dominée par l équipe du Stade malien de Bamako. Elle a pris le jeu à son compte, en enchaînant des paniers. Au total, elle inscrit 19 points, fait basculer la rencontre et devint meilleure joueuse et meilleure marqueuse de la finale.

En 2013, Djénèba N’Diaye remporte le championnat d’Afrique des nations des moins de 16 ans à Maputo au Mozambique où elle est élue meilleure marqueuse avec 89 points et a figure parmi les 5 majeures du tournoi.

Elle a remporté, en février 2014, la Conférence de Bamako avec le Djoliba AC et devint une fois de plus meilleure marqueuse avec 64 points du tournoi en battant en finale la Commune I. Du 28 juin au 6 juillet 2014, elle participe à sa deuxième coupe du monde des cadets en République Tchèque.

C’est lors de la 13e édition des championnats d’Afrique des nations des moins de 18 ans que Djénèba N’Diaye est rentrée dans l’histoire du basket-ball malien. Elle a non seulement été la meilleure joueuse du tournoi, mais aussi la meneuse des cinq majeures du tournoi et meilleure marqueuse de la finale avec 28 points et de la compétition avec 120 points en 7 matches. Une première dans l’histoire du basket-ball malien.

Cette année, elle vient d’être couronnée Reine de la saison et meilleure marqueuse. Avec son team de Faladiè à Streetball, elle compte renverser la tendance ce samedi pour espérer une place en finale.

Sory I. Konaté

09 Novembre 2016

©AFRIBONE