Partager

S’appuyant sur une canne, le chef de l’Etat a assisté au défilé militaire lors de la fête du 59e anniversaire de l’indépendance du Gabon. Dix mois après son accident vasculaire cérébral (AVC), le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a assisté, samedi 17 août, au défilé militaire pour la fête nationale, une rare apparition publique que les Gabonais attendaient pour juger par eux-mêmes s’il peut toujours diriger le pays, contrairement à ce que prétendent ses opposants. Debout dans un command-car de l’armée, droit comme un i, costume sombre et lunettes noires, le chef de l’Etat est arrivé en milieu de matinée devant la tribune officielle, sur la grande avenue du front de mer de Libreville, pour le début de la parade. Il s’est appuyé sur une longue canne pour marcher jusqu’au pied de la tribune, puis, sous les applaudissements des personnalités présentes, il a gravi seul les marches jusqu’à son fauteuil, où il a pris place au côté de son épouse, Sylvia Bongo. « Nous voulons le voir de nos propres yeux », martelait Jean, un policier de Libreville, avant le défilé. Tôt samedi matin, de nombreuses personnes ont afflué vers le front de mer, tentant de se frayer un passage à travers de nombreuses barrières de sécurité. Le président a salué de la main, depuis sa voiture, quelques chanceux après le défilé. « Il y a des gens qui disaient qu’il était malade, mais il a pu nous saluer », s’est félicité Mama Youssouf, un jeune badaud.LeMonde