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Quelques années après le départ des colonisateurs, la ville de Bamako jadis coquette n’a cessé de se dégrader, au point de devenir méconnaissable aux yeux des personnes âgées qui ont pleinement vécu ces moments.

Surtout ces dernières décennies, la situation allait de mal en pis. On se rappelle que les plus hautes autorités du pays, à partir de 2003, avaient attiré l’attention des autorités du District et du Premier ministre sur la nécessité d’assainir la ville. Auparavant, les actions de déguerpissement ont eu lieu, mais les succès avaient été mitigés sous la houlette des différents gouverneurs et maires du District.

Des progrès enregistres

Avec l’organisation de la CAN 2002 par le Mali, la situation s’est beaucoup améliorée, notamment avec le renforcement des infrastructures routières. Il y a eu, consécutivement à cela, une embellie, mais des problèmes persistent, ils sont relatifs à l’insalubrité et à l’engorgement des artères principales.

Avec les routes dans plusieurs communes du District de Bamako, certains avaient laissé entendre que personne ne pourrait faire mieux en terme d’aménagement du District de Bamako. L’évolution de la situation est en train de démontrer que cela relève plutôt de la supputation.

En effet, la capitale malienne a aujourd’hui, plus que jamais besoin d’un troisième pont et même d’un quatrième, afin d’y assurer une meilleure fluidité. Le président Amadou Toumani Touré, dans le cadre de la diplomatie de développement qu’il a prônée depuis son arrivée au pouvoir, vient enfin de créer les conditions de la construction d’un troisième pont dans le cadre de la coopération bilatérale sino-malienne.

La diplomatie de développement en marche dans le PDES

Toute chose qui est un exemple parmi tant d’autres démontrant la pertinence de l’option choisie par le président Amadou Toumani Touré de faire de la diplomatie malienne une diplomatie de développement.

Le moment est donc propice pour opérer des changements du genre qui auront des retombées certaines sur la vie des Bamakois et de tous ceux qui s’y rendent temporairement.

La construction de ce pont démontre que les choses bougent au Mali qui prend progressivement l’allure d’une ville moderne. En même temps elle est l’expression de l’engagement constant du président Amadou Toumani Touré à faire toujours un peu plus que ses prédécesseurs. Au bout du compte, c’est le Mali entier qui gagne.

Un pays qui gagne

Le Mali était en face des équations, auxquelles il fallait trouver des solutions pour qu’il fasse mieux vivre à Bamako, la capitale. On se rappelle la publication de certains articles de presse les premières années de l’ouverture démocratique qui traitaient Bamako de grande poubelle.

C’est compte tenu aussi de la fréquence de accidents de la circulation routière que des initiatives se sont développées et qui tendent à redonner à Bamako son lustre d’antan. Déjà il y a un début encourageant dans ce sens avec les projets en cours d’exécution.

Il s’agit du dallage des rues dans des quartiers, de la construction du troisième pont et du nouveau centre commercial. Ces activités en cours sont des preuves irréfutables que nous sommes dans un Mali qui gagne, même si beaucoup de questions restent à résoudre.

De l’ouverture démocratique à ce jour, le look de la ville change progressivement. A la périphérie, les logements sociaux ne cessent de pousser, offrant des cadres de vie nettement meilleurs à ceux qui ont la chance d’en bénéficier. Le centre commercial dont la première pierre vient d’être posée viendra renforcer les équipements collectifs du District de Bamako.

Quant aux équipements d’approvisionnement en eau potable, ils ont connu un essor considérable ces dernières années, l’objectif étant l’accessibilité de tous à l’eau sommaire.

Les efforts doivent se poursuivre

A présent, ce qui reste à gérer de façon durable dans le district, ce sont l’insécurité de la circulation routière et l’insalubrité, les deux plus grands problèmes à Bamako, auxquels s’ajoute l’occupation anarchique de l’espace public.

Les efforts se poursuivant, il y a de l’espoir que ces questions seront également gérées d’ici 2010, consacrant le cinquantenaire de l’accession du Mali à l’indépendance et que les autorités maliennes s’apprêtent à fêter avec éclat.

C’est d’ailleurs pourquoi le président de la République a souhaité que le pont soit réception à cette date.


Moussa SOW

01 Avril 2009