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Depuis plusieurs mois, les autorités administratives et locales du District de Bamako ont entamé des activités d’assainissement pour transformer le slogan Bamako, Ville Propre en acte concret. A cet effet, on constate à travers la ville de Bamako des actions dans le souci de la rendre plus belle.

Déjà, les abords des artères principales ont été déguerpis au détriment des commerçants détaillants. Il faut souligner qu’il est impossible d’embellir une ville sans l’assainir. C’est pourquoi, en plus des actions de déguerpissement, il faut nécessairement le curage des caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluies.

Il faut rappeler qu’au début de l’hivernage, plusieurs quartiers du District ont été inondés. En plus des dégâts causés (maisons écroulées, pertes de matériels, pertes en vies humaines), la majorité des rues, routes et autres espaces ont été envahis d’ordures et de boues, parce que tous les passages des eaux de pluies les ont bourrés d’ordures.

Des avancées constatées

On doit souligner que même si le curage des caniveaux a été fait un peu en retard, il y a eu des avancées significatives. On constate à travers la ville des travaux comme le curage des caniveaux, le bourrage des nids de poules au niveau de certaines routes goudronnées.

Malgré ces efforts, il faut souligner qu’il reste beaucoup à faire. En plus de ces actions, les autorités compétentes doivent sensibiliser la population par rapport à l’entretien des caniveaux, puisque certains citoyens inciviques n’hésitent pas à verser leurs ordures dans les caniveaux, il suffit qu’ils sentent qu’il va pleuvoir. Et ce sont ces ordures qui empêchent le passage des eaux de pluie entraînant ainsi des dégâts.

Aussi, avec l’agrandissement de la ville de Bamako, on constate des constructions anarchiques et cela sans tenir compte du passage de l’eau. Pire, ce sont les autorités elles-mêmes qui donnent des parcelles dans les lits du fleuve et des rivières.

Il faut rappeler qu’il n’y a pas de rivière à Bamako. Pour le savoir, il faut faire un tour au niveau des différents quartiers, il n’y a plus de place pour les rivières. C’est pourquoi, quand il pleut, l’eau force son passage ravageant tout sur son passage.

En plus des actions menées sur le terrain, les autorités compétentes doivent aussi sanctionner les inciviques et songer à la sécurité de la population en évitant de vendre les lits des rivières et du fleuve comme parcelles d’habitation.

En tout cas, malgré une meilleure connaissance, les prévisions météorologiques, on ne peut éviter l’inondation sans aménager le passage de l’eau.

Dado CAMARA

12 Août 2008