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La carte Numéro d’identification nationale (Nina) est le seul document avec lequel les Maliens pourront voter le 28 juillet. Mais à la date du 12 juillet, le taux de retrait de ces documents n’était pas encore satisfaisant aux yeux de l’Association malienne pour le relèvement du taux de participation aux élections (AMRTPE). C’est pourquoi, elle retraitencourage les Maliens à retirer leurs cartes Nina et les autorités à accélérer le processus de distribution.

Lancées le 6 juin dernier, les activités d’éducation civique électorale de l’Association malienne pour le relèvement du taux de participation aux élections dans les six communes du district de Bamako ont été clôturées le dimanche 14 juillet en Commune I dans l’enceinte de la mairie de Boulkassoumbougou.

L’occasion était bonne pour le président de l’Association Bissiry Coulibaly de faire le bilan des activités menées, mais aussi l’état du retrait des cartes avant les échanges avec la population de la Commune I. Du 6 juin au 14 juillet, beaucoup d’activités ont été menées par l’AMRTPE.

Outre des activités de sensibilisation, d’information des populations dans les six communes sur l’importance du vote, de nombreux échanges ont eu lieu sous l’égide de l’AMRTPE entre Allaye Diall, ex-coordonnateur à la Cellule d’appui au processus électoral, et les chefs de quartier, leaders religieux, autorités administratives, représentants des partis politiques à propos de la carte Nina.

A la date du 12 juillet, le district de Bamako affiche un taux de remise des cartes Nina faible par rapport à la moyenne sauf en Commune III. La circonscription que dirige Abdel Kader Sidibé affichait à cette date un taux de 70,53 % de retrait. Elle est suivie par la Commune V (62 % de retrait). Suivent la Commune II (60,62 %), la Commune VI (53,28 %) la Commune IV (60,43 %), la Commune I (52,41 %).

Malgré ces résultats encourageants, les hôtes de la Commune I ont insisté sur le vote le 28 juillet, car rien ne sert d’être en possession de sa carte et ne pas aller accomplir son devoir civique. A ce titre, M. Diall a fait savoir que seule la carte Nina permettra l’accès du citoyen au bureau de vote et de voter. A ses dires, la carte Nina ne peut pas être utilisée comme une carte d’identité comme certains le font.

« La carte Nina n’est pas un document de voyage, elle ne peut pas remplacer la carte d’identité », a expliqué M. Diall. « Pour que la carte Nina soit utilisée comme une carte d’identité, il faudrait que les députés adoptent une loi dans ce sens », a-t-il répondu, ajoutant que ceux qui n’ont pas de carte Nina ne pourront pas voter, mais peuvent aller se faire recenser après.

Un certain engouement s’est fait sentir chez la population après ces séances d’information et de sensibilisation. Mais il est à signaler que de nombreux citoyens ne parviennent pas à entrer en possession de leur carte bien qu’ils aient été recensés par des équipes Ravec.

A ces différentes préoccupations, M. Diall a indiqué que certaines cartes n’étaient pas encore arrivées à destination, mais que cela ne saurait encore tarder. Aussi l’Association a-t-elle recommandé l’accélération de la distribution des cartes. Au sortir des échanges, les autorités de la Commune I ont promis de s’investir afin que les citoyens retirent leurs cartes et votent le 28 juillet.

Denis Koné

16 Juillet 2013